DzActiviste.info Publié le dim 1 Juil 2012

14ème journée de déontologie médicale, Jijel. « 50 ans de médecine : acquis et perspectives ».

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Le conseil de l’ordre des médecins, section ordinale régionale de Constantine, vient d’organiser à Jijel sa 14ième journée de déontologie médicale. C’était le 30 juin. Une journée placée sous le signe du cinquantenaire de l’indépendance de notre pays et consacrée au bilan de notre système de santé. Quel chemin a été parcouru et que reste-t-il à faire? Parmi les communications présentées, certaines ont dressé un constat des plus négatifs de la situation sanitaire en Algérie. S’il est vrai que notre système de santé est arrivé à ses limites, nous ne devons pas faire dans le nihilisme et occulter les bénéfices qu’il a apporté par le passé. Il a répondu avec efficacité au besoin d’une population qui s’est retrouvée au lendemain de la libération sans couverture sanitaire. L’Algérie disposait tout au plus de 200 médecins après le départ des français… pour 10 millions d’âmes. Pour autant, des progrès avaient été rapidement réalisés. Les formations médicale et paramédicale se sont mises en place, une carte sanitaire a été établie et la médecine gratuite a permis aux citoyens algériens de bénéficier d’une couverture médicale acceptable. les grandes maladies infectieuses ont été éradiquées, la tuberculose en premier, et les programmes de vaccination à destination des enfants ont permis de lutter efficacement contre les maladies infantiles et les graves séquelles dont celles-ci étaient responsables. A titre d’exemple, nous pouvons citer la poliomyélite qui a totalement disparu.

Aujourd’hui, nous devons faire une halte et réexaminer notre système sanitaire. L’environnement économique nationale a évolué et les défis en matière de santé sont nouveaux. Les cancers sont en constante augmentation, le diabète, les maladies cardiovasculaires également. Des affections qui coûtent très cher et que notre pays peine à prendre en charge. Les médicaments, anticancers notamment, sont régulièrement indisponibles et les cures de radiothérapie pour les malades cancéreux sont impossible à réaliser pour tous ceux qui en ont besoin. Des exigences nouvelles que le système de santé algérien n’arrive pas à satisfaire. C’est pourquoi, il est indispensable de repenser la politique sanitaire et de l’adapter  aux besoins de santé de la population.  Evaluer avec objectivité le coût de la santé en tenant compte de la réalité de l’environnement économique national. La médecine gratuite s’est essoufflée, et pour cause, elle n’a plus sa place dans le système économique pour lequel l’Algérie a opté. Pour que cet acquis social généreux survive aux coups de boutoir qu’il reçoit, les pouvoirs publics devraient lui donner les moyens financiers de sa politique. Dans le cas contraire, il faut avoir le courage de tourner cette page et imaginer un système de santé nouveau en harmonie avec les exigences économiques nationales mais qui ne laissent pas sur le bord de la route les citoyens qui doivent continuer à bénéficier de notre solidarité.

Et la sécurité sociale, quel sera son rôle dans le nouveau système de santé? Jusque là,  personne ne sait exactement que relation elle a avec le secteur public de la santé. Un rôle qui reste à définir avec précision.

Les débats durant cette journée ont été très animés et quelques fois vifs. Ils sont toutefois  restés courtois et empreints de  respect des uns envers les autres. Les médecins n’ont pas été défaitistes et chacun a montré sa détermination à militer pour une meilleure prise en charge de la santé des citoyens.

En ce qui me concerne, ma communication a porté sur les médecines dites parallèles et/ou traditionnelles. Certains confrères sont en effet tentés par de telles pratiques, qu’ils encouragent ou qu’ils utilisent eux-mêmes dans leur activité quotidienne. Une dérive éthique inacceptable. Sans doute le résultat des difficultés actuelles que rencontre la formation de nos jeunes confrères mais aussi le résultat de l’absence de l’ordre institutionnel et de l’effondrement progressif de l’ordre social.

Le titre de ma communication est le suivant: « Souffrance psychique , médecines parallèles et pratiques traditionnelles: psychologie médicale ou imposture? ». La voici.

Med trad PM ou imposture

 


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