DzActiviste.info Publié le sam 18 Mai 2013

19 mai 1956- 19 mai 2013. Quand les étudiants de 1962 découvrent ceux de 2013

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Par : Mohamed Ibn Khaldoun
17 mai 2013

19 mai 1956 etudiants algeriensLes étudiants Algériens commémorent ce 19 mai le 59ème anniversaire de la prise des armes par des étudiants algériens qui ont rejoint le maquis, Ils rendront hommage. A leurs pionniers martyrs qui ont abandonnés leurs études pour rejoindre les rangs de la révolution en 1956. Aujourd’hui, les étudiants des classes populaires, découvriront sans doute la différence entre les étudiants de 1956 et ceux de 2013.

Depuis 1962, une période de plus de 50 années, Les étudiants Algériens populos ont vécut beaucoup d’événements, de plaisir et de malheur. Un feuilleton long de 50 ans dont les acteurs multiples se sont exhibés sur la scène : les patriotes, les traîtres, les corrompus, les dilapidateurs, les détourneurs de fonds, les faux militants et les faux moudjahidin les nationalistes et les binationaux, les voleurs et les criminels. Mais dans tous ça, les étudiants populos sont les seuls susceptibles de finir dans le chômage, certes, mais rares sont encore les fils et filles à papa responsables politiques et influents, dont certains avec des faux bacs et fausses licences (cas d’Oran) qui terminent dans l’inactivité protégés par de nombreux filtres. N’en déplaire à certains, les diplômes, ne sont plus pris en considération. Les valeurs et convictions ont disparus, mais nous pouvons toujours suivre Les émission des chaines de télévision, qui montrent ces diplômés manifester leur colère contre le chômage et bastonnés par des brigades appelées ‘’Antis émeutes’’ alors que les coléreux manifestaient pacifiquement. De Maghnia à Annaba et d’Oran à Alger et à Bordj Baji Mokhtar, les auteurs du marasme économique ne sont pas des extra-terrestres, juste ils sont nos semblables, qui ne figurent que rarement dans les rubriques des faits divers et crimes économiques. On se demande pourquoi, les personnalités accusées de corruption ou de dilapidation, si elles sont coupables n’avoueront jamais ? Plus perverses et calculatrices que les accusés lambda ? Non. Outre le refus d’apparaitre tels des monstres, leurs aveux révéleraient les comportements inavoués de toute une tribu de politiques jet-setters industriel. Soutenus par leurs pairs, elles feront tout pour occulter la vérité et d’autres agissements pratiqués du haut en bas de l’échelle sociale. Ainsi, les Algériens de 1962, n’étaient pas de cette argile des algériens de 2013. C’est plus que sûr et certains, ils étaient tous des populos.

Aujourd’hui il y a les étudiants populos et les extra, Une nomenklatura que les populos de 1962 n’avaient jamais pensé qu’elle existera dans 50 ans ! Bonne patience pour les populos ces universitaires désabusés, qui font face au chômage de masse et à l’absence de perspectives. Dans tout le pays, la colère gronde et dans les villes, les diplômés se rassemblent devant les sièges de l’agence nationale de l’emploi comme ils l’ont fait le 19 février dernier à Laghouat, avec une action symbolique en brulant leurs diplômes, pour interpeller les plus hautes autorités de l’Etat, et dénoncer la situation inquiétante des universitaires.


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