DzActiviste.info Publié le dim 20 Oct 2013

2003-2013 : démasquée, Caroline Fourest enterre le mot « islamophobie »

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Perle de propagande sur le site islamopahte Causeur, de la yabonawardisée Elisabeth Lévy

Perle de propagande sur le site islamopahte Causeur, de la yabonawardisée Elisabeth Lévy

Al Kanz 27 septembre 2013

Pendant dix ans, Caroline Fourest a propagé toute une théorie sémantique autour du terme « islamophobie » pour mieux faire accepter son combat contre les musulmans pratiquants.

En 2003, Caroline Fourest, placée au Monde quelque temps par ses tuteurs bien introduits, virée depuis, mais officiant toujours sur France Culture, écrivait ceci :

Islamophobie en 2003 selon Caroline Fourest

« Le mot “islamophobie” a été pensé par les islamistes pour piéger le débat et détourner l’antiracisme au profit de leur lutte contre le blasphème. […] Le mot “islamophobie” a une histoire, qu’il vaut mieux connaître avant de l’utiliser à la légère. Il a été utilisé en 1979, par les mollahs iraniens qui souhaitaient faire passer les femmes qui refusaient de porter le voile pour de « mauvaises musulmanes » en les accusant d’être « islamophobes ». Il a été réactivité au lendemain de l’affaire Rushdie, par des associations islamistes londoniennes comme Al Muhajiroun ou la Islamic Human Rights Commission dont les statuts prévoient de “recueillir les informations sur les abus des droits de Dieu”. De fait, la lutte contre l’islamophobie rentre bien dans cette catégorie puisqu’elle englobe toutes les atteintes à la morale intégriste (homosexualité, adultère, blasphème, etc.). Les premières victimes de l’islamophobie sont à leurs yeux les Talibans, tandis que les « islamophobes » les plus souvent cités par ces groupes s’appellent Salman Rushdie ou Taslima Nasreen ! En réalité, loin de désigner un quelconque racisme, le mot islamophobie est clairement pensé pour disqualifier ceux qui résistent aux intégristes : à commencer par les féministes et les musulmans libéraux. »

Source : Prochoix, 2003

Tout cela n’est que vaste fumisterie. Comme l’ont démontré les brillants chercheurs Abdelalli Hajjat et Marwan Mohammed, ce sont des français qui inventèrent le mot « islamophobie » au début du XXe siècle. Rien à voir donc avec la propagande islamophobe de Soeur Caroline.

 

islamophobie- Eugène Devaux
L’Islam et la Civilisation française, 1928
 

Défaite morale et intellectuelle

Que Caroline Fourest ait tricotée ses vérités, qu’elle ait menti effrontément en public pendant tant d’années et pire qu’elle ait instrumentalisé l’histoire, le racisme ambiant et le moindre fait-divers pour combattre non pas les intégristes, mais les musulmans pratiquants, participe d’une logique qui peut s’entendre et qui s’entend. Ivre d’elle-même, elle a été en outre très largement encouragée à mener ce combat.

En revanche que l’ensemble des médias et de la classe politique ait pendant des années opiné du chef et continue d’opiner du chef à la moindre de ses interventions est un scandale politique, une aberration intellectuelle et une défaite morale. Botul peut aller se rhabiller. La France des Lumières, si vantée si convoquée quand il s’agit de s’en prendre aux musulmans, a été déshonorée par ceux-là mêmes qui affirment la chérir.

La France des éditocrates et des démagogues

Pendant dix ans, cette imposture étymologique a été répétée à l’envi par des éditocrates, des intellectuels, des femmes et des hommes politiques, de droite comme de gauche. Cet été encore, très mal inspiré et pris d’un dépit tout fourestien, le très maladroit Manuel Valls, ministère de l’Intérieur et du combat essentiel contre les femmes voilées, citait Soeur Caroline pour appuyer sa diatribe martiale contre les méchants islamistes.

Lire – Islamophobie. Le dépit fourestien de Manuel Valls

Dans une société saine, une telle imposture aurait grillé définitivement son auteur. Mais nous sommes en France, cette France malade, moins islamophobe qu’islamopathe. La France, pas les Français. La France des médias, de ces médias moribonds au bilan économique si catastrophique qu’ils choisissent des titres islamophobes comme les dames de petite vertu choisissent ce qui titillera cette epithumia, dirait Platon, ces bas instincts qui réduisent l’être humain à un vil animal quand ils ne sont pas sous contrôle. La France de ces politiques si peu soucieux de s’occuper du malheur des Français qu’ils préfèrent monter en épingle des épiphénomènes pour mieux leurrer ces millions de femmes et d’hommes qui souffrent de n’avoir pas de travail, parfois pas de toit, toujours beaucoup de mal à joindre les deux bouts.

Nous sonnons la fin de la récré

La France est malade. Caroline Fourest le sait. Plutôt que de quitter la scène médiatique après avoir été démasquée, cette dernière toute honte bue ose expliquer que l’origine du mot « islamophobie » est un faux débat. En temps normal, elle aurai fait profil bas. Mais nous ne sommes pas dans le normal, mais dans le pathologique. Un faux débat, donc, alors que pendant dix ans, elle a usé de son mensonge étymologique, de l’origine prétendument iranienne du terme « islamophobie », pour détruire tout opposant à ses affabulations.

Islamophobie en 2013 selon Caroline Fourest

« L’origine du mot « islamophobie » est un faux débat. Ce qui compte, c’est sa confusion sémantique. Il vaut mieux dire « anti-musulmans ».

Source : Twitter

Une semaine avant cette déclaration sur Twitter, Caroline Fourest retournait sa veste dans le Nouvel Observateur en affirmant qu’« aujourd’hui le plus grand danger, c’est la montée du racisme antimusulman ». Soeur Caroline a avalé une énorme couleuvre pour en arriver là. La ficelle est pourtant un peu trop grosse, grossière, presque vulgaire. Fourest constate que le vent a tourné, que l’islamophobie commence à coûter cher, très cher et qu’un certain nombre de Français sont déterminés à ne plus laisser la moindre possibilité de répandre ses discours haineux, sous couvert de sauvegarde de la République, de l’égalité, de la liberté, etc.

Pour ne pas perdre complètement la face, elle continue à gesticuler et évoque désormais une « confusion sémantique ». Trop tard. La récréation est finie. Dix ans de combat acharné contre les musulmans pratiquants, dix ans qui ont détruit certaines familles, qui ont anéanti des vies, qui ont fait exploser l’islamophobie. Caroline, c’est fini. Nous sommes là.


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