DzActiviste.info Publié le dim 2 Fév 2014

26 Partis Sans militants appellent pour un Quatrième Mandat et Une Majorité du Peuple Appelle au Changement

Partager

Par : Moha Ibn Khaldoun

Les-manifestations-ont-ete-reprimees-samedi-en-Algerie--930x620_scalewidth_630Ce qui se passe actuellement en Algérie, est pire que le carnaval fi dechra. Des fantômes demeurés muets durant les quinze dernières années, ont trouvés aujourd’hui la voix rien que pour appeler le Président sortant à briguer un quatrième mandat. 26 groupuscules qui se disent des partis et on ignorait si ces partis au pouvoir ou à l’opposition. D’ailleurs tous les chefs de partis sont apparemment des multi millionnaires ou milliardaires, ne se sont jamais soucier des indigènes laissés pour compte.

Alors qu’une majorité de la population, revendiquait le changement. C’est-à-dire une nouvelle République et un nouveau Président. Donc comment ces partitos ont eu le culot de se dresser contre la volonté de la majorité ? Que soit en taxi, dans le bus, au train, au tramway ou dans les cafés et les bains maures, une seule phrase est répétée : LE CHANGEMENT.

Depuis 1999, date de la première élection du Président Bouteflika, des électeurs qui ont toujours votés en sa faveur durant les trois mandats, sortent de leur mutisme et s’expriment ouvertement, qu’ils ne sont nullement satisfaits du rendement et de la marche à suivre de certains ministères du gouvernement sensés appliquer sur le terrain le programme initié par le Président de la République. Ces électeurs sont aussi très déçus par l’ampleur qu’ont prise le fléau de la corruption et les dilapidations des derniers publics et l’insécurité publique qui règne dans les villes.

Ce n’est ni un sondage ni une enquête effectuée au niveau de ces électeurs. Seulement un reportage routinier que d’ailleurs tous les services de sécurités spécialisés n’ignoraient pas à quel point le citoyen, aujourd’hui est confronté plus que jamais à une vraie crise de survie.

Le pouvoir d’achat qui persiste à appauvrir plus les foyers, appelés dans un passé la classe moyenne des travailleurs, fonctionnaires et retraités civils. Cette couche de la société Algérienne, ne cesse d‘exprimer ses douleurs face à ce qu’elle appel la léthargie et le laissez aller des responsables et surtout des carences des partis au pouvoir, en l’occurrence certains ministère : le commerce, la pêche, le transport, l’enseignement, la privatisation, la solidarité, télécommunication et l’intérieur.

Le chômage, le favoritisme dans les recrutements, la bureaucratie et la multiplication des brigades anti émeute, ceci est le quotidien des pauvres Algériens.

La politique étrangère a fait que certains consulats à l’instar de la France et d’Espagne humiliaient à longueur des mois de l’année le citoyen Algérien, sans pour autant que les Affaires Etrangères Algériennes n’interviennent, pour imposer le respect des accords de 1968 entre la France et l’Algérie. Le dossier d’incrimination du colonialisme durant 132 ans en Algérie est mis en veilleuse par les députés au pouvoir, ce qui amplifiera l’humiliation des Algériens.

D’abord ces électeurs constatent que le ministère du commerce a abandonné le terrain à une vraie mafia qui manipule l’activité commerciale et les prix selon ses bons loisirs, sans aucune intervention en matière de régulation, pour preuve et à titre d’exemple ils dénoncent le silence des DCP en ce qui concerne le prix du sachet du lait qui est vendu à 30 da alors qu’il est fixé à 25 da, le prix du pain diffère d’un boulanger à l’autre, ce qui a favorisé, la production clandestine du pain produit dans des boulangerie clandestines , mais son poids réel est inférieur aux normes ! Quand au prix du sucre il atteint 90 et 95 da. Des habitants proches de la frontière Ouest se sont rabattus vers le sucre marocain vendu à 50 da le kilo !! le prix de l’huile dépasse toutes les imaginations, devant le consommateur qui n’a plus le choix des marques d’huile, un monopole caractérisé diront les consommateurs, qui s’interrogent sur l’absence de la concurrence   Ce ne sont là que des exemples. Les produits des sociétés étrangères telles la boisson gazeuse devant l’absence de toute régulation, ont augmentés abusivement les prix. Quant aux autres produits d’alimentation générale, Dieu seul le sait à quel prix sont fixés. Certains commerçants sans aucun scrupule déclarent à qui veut les entendrais qu’il n’existe plus de contrôle de prix, et qu’ils vivent la liberté des prix selon l’offre et la demande.

Le Ministère de la pêche, est aussi désigné par ces électeurs, d’avoir occulté la vérité dans toutes ses déclarations concernant la cherté et la rareté du poisson, alors qu’il n’a jamais parlé de l’exportation du poisson algérien vers les pays européens. C’est cette exportation disaient t-ils qui a provoquée la hausse des prix et la disparition du poisson du marché algérien. Ce n’est que dernièrement que l’Union Européenne avait suspendue l’importation du poisson à partir de la ville d’Oran, pour mauvais conditionnement, que le poisson est visible dans les étagères des poissonniers. Le programme du Président de la République plaidait toujours pour l’amélioration des conditions de vie des citoyens, alors pourquoi permettre et autoriser cette exportation de poisson, qui ne fait d’ailleurs qu’enrichir une grande partie de pêcheurs en euro au détriment d’un peuple. Même la dernière mesure qui consiste à l’emploi des caisses en plastic n’est point respectée, et aucun contrôle n’est effectué.

Le ministère des transports, ciblé lui aussi de n’avoir à ce jour arrivé à prendre le taureau par les cornes et procéder à un assainissement dans ce secteur qui ne cesse d’humilier quotidiennement les citoyens usagers du transport air, terre mer.

Le Ministère de l’enseignement est « accusé » à son tour de tous les maux qui touchent, élèves et enseignants. La méthode pédagogique qui laisse à désirer et qui nécessite de  véritables réformes depuis des années, au point où les carences ont faits surgir une forme de violence scolaire qui est apparue ces dernières années. On sait maintenant l’utilisation de la langue arabe et les « dégâts » occasionnés à l’arrivée de l’étudiant à l’université algérienne. Bien sur certains enfants de hauts cadres de l’Etat, sont inscrits dans les universités étrangères et à l’étranger, ils ne peuvent sentir la douleur des enfants du peuple laissés pour compte !

L’ex ministère chargé  de la Privatisation détenu par le ministre Abdelhamid Temmar, est mis à l’index, d’avoir mal géré, la privatisation de certaines entreprises réalisées durant la décennie soixante dix, qui faisaient la fierté et l’honneur des travailleurs algériens, des sociétés bradées au profit des étrangers avec la complicité des hauts cadres gestionnaires algériens. Les articles des résolutions de cession élaborés par le ministère, ne sont jamais appliqués ni respectés par ces acquéreurs d’usines .les doléances des travailleurs actuels et ceux « liquidés » adressées au ministère concerné, demeurent sans suite. Pour ces travailleurs « maltraités » qui continus à courir derrière les tribunaux, ne savent plus à quel Saint se vouer !

Le ministère de la solidarité, et ses nombreuses DAS au niveau national, dans certaines villes, les citoyens inscrits tels les handicapés, sont des laissez pour compte par la DAS, surtout dans les villes de l’Ouest du Pays, par contre des bénéficiaires d’indemnité de chômage, occupe des commerces illicite et disposent de carnets d’épargne bien garnis, certains activent dans le commerce informel et réalisent des bénéfices, plus supérieur qu’un cadre au détriment des démunis Là aussi l’assainissement tarde à se déclencher. Les maisons de vieillesse ou des démunis, transformées en lieu d’accueil de toutes les couches, des malades mentaux, séjournent en compagnie des saints d’esprit  et des malades chronique.

Le ministre des télécommunications, qui est le plus moins communiquant. En lui reproche l’humiliation des citoyens usagers d’Algérie Poste, les détenteurs de CCP, tous corps confondus, en particulier les milliers de retraités, qui depuis plus d’une années, vivaient le calvaire, sans carnets de chéquier, la lenteur dans les bureau de poste, un seul guichet pour des centaines d’usagers, certains bureaux dépourvus d’imprimantes par exemple, l‘impossibilité d’accéder à la fiche de position des avoirs, l’attente infernale devant le guichet, défaut souvent de liquidité pendant plusieurs jours, défaut de connexion à l’Internet. Des quartiers sans facteurs, Pas des imprimés à la disposition des usagers (il faut supplier et prier le préposé pour un imprimé de cheque de secours). Des installations bâclées des lignes téléphoniques dans certains nouveaux quartiers. Les responsables ne répondent jamais à l’appel des usagers.

Le ministère de l’intérieur, qui est chargé pour assurer la sécurité de la population. Ces électeurs constatent que les atteintes aux personnes (agressions corporelles) ne cessent de prendre de l’ampleur dans les grandes villes et ils comptent estomper ces mauvais souvenirs. Les vols, les meurtres sont enregistrés chaque mois en cascade. La présence des policiers dans les quartiers chauds ou populaire est absente, à l’exception du passage qui est rarement des ‘’veillères’’ (patrouille motorisée). Le vol des véhicules lui aussi a pris des dimensions graves au point où des assassinats commis pour détrousser le citoyen automobiliste. L’insécurité régnait à outrance et les postes fixes de contrôle (barrage de police ou gendarmerie) leur position connue par les criminels et les malfaiteurs qui déviaient toujours leur trajet pour ne pas tomber dans ces postes. A l’Ouest toujours le trafic de drogue est devenu monnaies courantes, des centaines de dealers recrutés par les trafiquants des innocents poussés par le chômage, souvent inconnues aux fichiers des services de sécurité. Ce phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur, malgré la vigilance des policiers.

Pour le ministère de la justice, il est temps de réviser le code pénal et celui des procédures pénal, les récidivistes accumulent leurs méfaits sachant bien que l’exécution de la peine de mort est suspendue, un vrai encouragement à la criminalité diront les bons citoyens.

Enfin, ces électeurs constatent que le chef du gouvernement, justement a ce profil particulier des gens qui se font marcher dessus, qui dictent une note ou une instruction, la voient souillée par des membres de leur propre exécutif et ne réagissent pas, et comme toujours c’est au niveau du citoyen que s’arrête la TVA, les chiffres des factures, les charges s’accumulent, Le citoyen devenu le dindon de la farce, épuisé son porte feuille vidé par les videurs de l’Etat, ne peut plus imaginer qu’il vit réellement dans un Etat de droit. Alors qu’en face certains journaux, sont à l’image des Baltagies, leur souci ces derniers temps est la désinformation totale, évitant de parler d’une misère qui engloutie toute une partie de la population Algérienne, ne cessent de faire le clairon et le tambour en tentant de nous duper pour nous « révéler » que tout va à merveille et la vie est en rose pour tous les Algériens. au moment où le prix de l’haricot sec atteint 320 da le kg et le ministre du commerce qui demeure dans son poste en léthargie, contemple le spectacle des charognards qui suçaient le sang d’une large partie de ce peuple appauvrie. A voir aussi certains médias avec leur tambour battant pour un quatrième mandat, on finit par quitter ce bled devenu dangereux pour le paisible citoyen Algérien.

Alors, un quatrième mandat dits-vous !?


Nombre de lectures: 1354 Views
Embed This

Commentaire



Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

XHTML: You can use these html tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>