DzActiviste.info Publié le jeu 28 Fév 2013

5 jours de grève de la faim à l’ISMAS [Vidéo + Communiqué n° 10 ]

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Plus d’infos sur cette page facebook « Sauvons les étudiants de l’institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l’audiovisuel ».

Communiqué de presse N°10

Nous les étudiants de l’institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l’audiovisuel venons par ce dixième communiqué dans le cinquième jour de notre grève de la faim pour informer monsieur le président de la république et monsieur le premier ministre et l’ensemble de la famille médiatique et artistique et chaque citoyen Algérien honnête pour vous informer que le ministère de la culture s’est rapproché enfin des étudiants grévistes de la faim et des étudiants de l’institut en général pour dévoiler une décision prise aujourd’hui le 27/02/2013 par madame la ministre de la culture, et cette dernière stipule de geler toute activité pédagogique de l’institut momentanément, et de renvoyer tous les étudiants dans les vint quatre heur (24) qui suivent, autrement dit, et selon les dires des représentants du ministère ; la fermeture définitive de l’établissement.

Ces individus ont accusé les étudiants d’absences répétées aux cours et ils n’ont pas arrêtés de nous dire qu’ils sont des Algériens et non pas nos ennemis comme si les étudiants ; qui ne font que revendiquer leurs droits légitimes pacifiquement à travers un acquis constitutionnel qui est la grève ; « manquent de nationalisme »

Après que les représentants du ministère ont dévoilés ce cadeau apportés aux grévistes de la faim, l’un de ces derniers s’est évanouit, ce qui a nécessité son transfère à l’hôpital. Après le départ des représentants du ministère, les étudiants se sont rassemblés pour confirmer que leurs déterminations et que leurs cause est plus grande que les accusations portées à leur égare, plus grande encore que les intérêts de ces vieux dinosaures qui gardent en otage l’avenir de ces jeunes Algériens qui ne demandent qu’un diplôme reconnu et une bonne formation pour donner une image d’une Algérie digne et meilleur.

Nous somme toujours déterminés à défendre jusqu’au dernier souffle le seul institut des métiers des arts du spectacle et de l’audio visuel en Algérie sans dévier de la voie pacifique du militantisme. Nous n’avons pas peur, ni de la machine bureaucratique qu’utilise les agents du ministère contre nous à travers ce complot de la fermeture de l’institut pour mettre fin à la formation public dans le domaine artistique, ni d’une autre politique colonialiste.

Enfin, nous invoquons tous ceux qui peuvent sauver nos vies d’une mort certaine qui pourrait résulter de cette négligence et tyrannie pratiqué contre nous, et nous invoquons aussi aujourd’hui plus que jamais, le soutient de la famille journalistique et artistique car l’heur est grave ; notre situation est chaotique alors venez et venez en masse à l’institut pour assister à notre expulsion de force comme l’ont annoncés les représentants de la ministre. Probablement ce sera notre dernier communiqué vu que nous ne serons peut être pas en bonne santé ou en prison pour vous adresser d’autres communiqués, nous comptons sur votre soutien et nous promettons à tous ceux qui ont contribués à gâcher notre avenir qu’ils payerons tôt ou tard, car notre cause est légitime et l’histoire en sera témoin.

Jusqu’à quand cette marginalisation de la jeune génération, des artistes ; rescapés de la décennie noire dans une Algérie qui fête ses cinquante ans d’indépendance?

Bordj el-kiffan le 28/02/2013

COMMUNIQUÉ

A la famille médiatique et artistique à laquelle l’accès à notre institut est interdit malgré la grève de la faim et malgré leurs ordres de mission et ce par ordre du directeur Mr BEN MAHDJOUB Abdelaziz connu du domaine médiatique sous le pseudonyme de HABIB AYOUB.

Nous les étudiants de l’institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l’audiovisuel venons par ce communiqué informer la famille médiatique et artistique des récents faits de notre grève débutée le 12 /02/2013 et qui continuera jusqu’à l’application de nos revendications qui se résument dans les quatre ateliers que madame la ministre a promit lors de sa dernière visite à l’institut en 2011 ,en outre l’ouverture d’une enquête approfondie sur la gestion de l’unique institut en son genre en Algerie qui souffre de la sourde oreille pratiquée par les deux ministères tutelles ministère de la culture et celui de l’enseignement supérieur.

De ce fait on informe que dix étudiants de l’ISMAS ont entamés une grève de la faim illimitée comme la dernière solution après que le ministère de la culture ait barré tous canaux de discussion et après que l’administration de l’institut a banni la constitution algérienne. En parallèle le directeur Ben Mahdjoub Abdelaziz dit Habib Ayoub applique en alternance sa politique tyrannique et coloniale ; ayant le feu vert de ses responsables, des responsables qui se disent démocrates et pour la jeune génération et les libertés ; non seulement par l’interdiction aux collègues journalistes d’accéder à l’institut mais il va plus loin dans sa bureaucratie et son comportement inhumain en empêchant les amis et les familles des étudiants de les voir et de prendre des nouvelles des étudiants concernés par la grève de la faim qui ont choisis la court de l’institut comme résidence au milieu du froid hivernal de Bordj EL KIffan.

Toutes ces politiques et pire encore sont exercées contre des jeunes étudiants algériens dont la seule erreur est de revendiquer un diplôme reconnu et une formation digne des ambitions du domaine artistique.
Enfin on remercie touts les journalistes qui leurs devoirs avec toute honnêteté et professionnalisme, et on informe tous les artistes debout face à la barrière de la négligence et de la tyrannie nourris par nos revendications légitimes suscitant un soutiens au quel carbure notre déafférentation.

Jusqu’à quand cette marginalisations de la jeune génération, artistes rescapée de la décennie noire dans une Algérie qui faite ses cinquante ans d’indépendance?

Bordj El kifan 25- 02 – 2013

DANS LA PRESSE

Source : El Watan.com

Des étudiants de l’ISMAS en grève illimitée se rassemblent devant la Maison de la presse.

le 13.02.13 |

Ils étaient un peu plus d’une trentaine d’étudiants de l’Institut supérieur des métiers des Arts du Spectacle et de l’Audiovisuel(ISMAS) à se rassembler, ce matin mercredi 13 février, devant la Maison de la presse, Tahar Djaout, Alger. Le but ? « Maintenir la pression sur la tutelle (le Ministère de la Culture) qui jusque-là n’a pas réagi ».

Les étudiants de l’ISMAS que nous avons rencontrés devant la Maison de la presse ont insisté pour nous dire que la grève qu’ils tiennent est « une grève artistique ».

En effet depuis hier, mardi, première journée de leur mouvement de grève illimitée, ils ont opté pour l’organisation des manifestations culturelles dans leur Institut qui se trouve à Bordj El Kiffan.

Dans le communiqué de presse, des étudiants de l’ISMAS s’interrogent sur leur situation : « jusqu’à quand cette marginalisation de la jeune génération rescapée de la décennie noire dans une Algérie qui fête ses cinquante ans d’indépendance ? ». Hamida Mechaï

En grève, les étudiants de l’ISMAS menacent de durcir leur mouvement.

le 12.02.13

Les étudiants de l’Institut Supérieur des métiers des Arts du Spectacle et de l’Audiovisuel (ISMAS) entrent aujourd’hui mardi 12 février dans une grève illimitée. Ils menacent de durcir leur mouvement si le ministère de la Culture ne répond pas à leurs revendications, nous confie Ramzi Naïli, membre de la cellule de crise du bureau des étudiants de l’ISMAS.

La crise des étudiants de l’ISMAS se prolonge. En effet, il y a deux ans après des grèves répétées, la ministre de la Culture s’est déplacée jusqu’à l’institut en animant des ateliers durant lesquels les étudiants ont exposé leurs problèmes. La ministre leur « a promis de résoudre leurs problèmes », mais il se trouve qu’ « au bout de deux ans aucune suite n’a été donnée aux ateliers », regrette Ramzi Naïli.

Le sort des étudiants de l’ISMAS reste inconnu tant que leur diplôme n’est pas reconnu par le ministère de la Culture, ni par celui de l’Enseignement supérieur. Alors par cette grève ils veulent crier par la énième fois : « la nécessité d’avoir une équivalence qui nous permettra de poursuivre nos études en post-graduation ».

Ils veulent aussi recevoir une formation de qualité, ils demandent à ce que leur institut soit doté d’un matériel pédagogique mais aussi d’un corps enseignant qualifié.

R.Naïli rappelle le sort réservé à des étudiants meneurs d’une grève de deux jours qui a eu le 21 et 22 janvier dernier : « 10 ont été exclus, 15 passés au conseil de discipline, 5 suspendus pour une année… ».

« La grève que nous avons menée a été jugée illégitime car le règlement intérieur de l’institut nous l’interdit mais un droit consacré par la constitution algérienne » poursuit notre interlocuteur. « On se demande bien est- ce que l’institut est bien algérien ? », s’interroge-t-il. Pour lui « en fait la situation s’est empirée depuis deux ans ».

La direction accuse les étudiants de l’ISMAS venant des autres wilayas de venir étudier à Alger rien que pour « fuir le service national ». Notre interlocuteur regrette de tels propos tenu qui selon lui sont humiliants. Par ailleurs, note R.Naïli « malgré un préavis de 8 jours, nous n’avons reçu aucun écho, rien… ».

Ce qui est certain « nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout jusqu’à la satisfaction totale de toutes nos revendications. Nous nous battons pour notre avenir et celui des promotions futures ». Hamida Mechaï


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