DzActiviste.info Publié le lun 27 Jan 2014

8ièmes journées nationales médico-chirurgicales du SNPSSP

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Le syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP) a organisé ses 8ièmes journées nationales les 25 et 26 janvier.

Des journées médico-chirurgicales de formation continue qui ont, cette année, consacré une matinée entière à un débat sur le système de santé algérien. Bilan, constat, nécessité d’envisager des réformes, etc., des propos qui avaient été évoqués durant toute cette matinée. Les différents orateurs (le Pr Chaoui, le Pr Aberkane ancien ministre de la santé, Mr Saihi actuel secrétaire général du ministère) ont, presque tous, accepté l’idée que notre système de soins est aujourd’hui essoufflé mais ils ont soigneusement évité d’aborder les vraies raisons de cet échec et la nécessité de, entièrement, repenser la politique de santé. Poser la question brûlante de la pertinence du maintien de la gratuité des soins dans un environnement économique qui lui est totalement hostile. Un pas qu’aucun des intervenants n’a osé franchir. Pourtant le noeud du problème est bien là. L’option pour la médecine gratuite a été prise à un moment historique particulier. L’Algérie qui venait de se libérer de la colonisation avait opté pour le socialisme.

Parce que l’environnement économique internationale a imposé ses lois, l’Algérie a été obligée d’opter, dans le milieu des années 90, pour l’économie de marché. Le secteur de la santé a été un des premiers à en souffrir. Il est dit que « le secteur de la santé n’est pas rentable », c’est pourquoi les budgets qui lui sont alloués par l’Etat sont très insuffisants et que les structures de soins, celles de proximité notamment, ne sont pas dotés de moyens suffisants et de personnels indispensables pour répondre aux besoins de santé des population. Chacun sait, aujourd’hui, que la médecine n’est plus gratuite dans notre pays, au moins depuis une vingtaine d’année, et que l’accès aux soins dans le secteur public est un grand privilège réservé aux riches et aux enfants du système.

Si les pouvoirs publics veulent faire de la gratuité des soins un des piliers de la politique sociale de notre pays – c’est mon souhait personnel -, ils doivent lui donner les moyens de sa politique. Si cela n’est pas le cas, ils doivent arrêter de faire dans la démagogie –  des assises de la santé sont prévues dans les jours à venir pour continuer à …faire semblant – et de prendre en otage ce choix politico-idéologique de l’Algérie généreuse des années 70. C’est le sens que j’ai donné à mon intervention à l’occasion de cette rencontre. La voici.

Faut-il refonder notre système de santé? Quel avenir pour la médecine gratuite?

 

 

 


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