DzActiviste.info Publié le mer 12 Mar 2014

Abdelmalek Sellal devrait quitter le premier ministère, un changement pour la forme (source LSA)

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Abdelmalek Sellal devrait quitter le premier ministère, un changement pour la forme (source LSA)

C’est aujourd’hui qu’il doit être mis fin aux fonctions de Abdelmalek Sellal en qualité de Premier ministre afin qu’il soit nommé directeur de la campagne électorale de Abdelaziz Bouteflika. Youcef Yousfi est pressenti pour prendre, provisoirement, la tête de l’Exécutif. Petite partie de chaises musicales entre amis. Abdelmalek Sellal quitte le siège du Premier ministère pour s’installer dans une villa à Hydra. Youcef Yousfi échange pour quelques semaines seulement son fauteuil de ministre de l’Energie pour celui de chef de l’Exécutif. Amar Ghoul et Amara Benyounès pourraient être concernés par ce tour de passepasse dont l’objectif est de permettre aux membres du gouvernement de se consacrer pleinement à «l’opération quatrième mandat ». La mesure «légaliste» consistant à prendre un décret présidentiel pour faire croire à une neutralité des hommes du clan Bouteflika fait partie du folklore politique. Une procédure inutile puisque ces derniers mois, Sellal, Benyounès et Ghoul n’ont raté aucune occasion pour faire la promotion du Président sortant. Lors de ses visites dans les wilayas, le Premier ministre s’est comporté en véritable VRP du quatrième mandat. Au mois de novembre, il adressait à partir d’Adrar un message pour rassurer les confréries religieuses, alliées traditionnelles de Bouteflika. La mesure «légaliste» consistant à prendre un décret présidentiel pour faire croire à une neutralité des hommes du clan Bouteflika fait partie du folklore politique. Une procédure inutile puisque ces derniers mois, Sellal, Benyounès et Ghoul n’ont raté aucune occasion pour faire la promotion du Président sortant. Lors de ses visites dans les wilayas, le Premier ministre s’est comporté en véritable VRP du quatrième mandat. Au mois de novembre, il adressait à partir d’Adrar un message pour rassurer les confréries religieuses, alliées traditionnelles de Bouteflika.

«Un jeune cheïkh de zaouïa m’a interpellé car certains disent que si Bouteflika part, les zaouïas partiront. J’allais lui dire, c’est nenek (ta soeur) qui partira ! Bouteflika ne partira pas et les zaouïas seront renforcées !», lançait Sellal dans un discours prononcé face à la «société civile». Le Premier ministre a toujours agi en directeur de campagne de Bouteflika. D’ailleurs, c’est à Sellal qu’est revenue la mission d’annoncer officiellement la candidature de Abdelaziz Bouteflika. A partir d’Oran et lors d’une manifestation internationale, le chef de l’Exécutif, président de la Commission nationale de préparation de l’élection présidentielle, a mis le peuple algérien devant le fait accompli. Car il était évident que le concerné était alors dans l’incapacité de prononcer lui-même cette déclaration de candidature. Les images diffusées le 3 mars par la télévision publique ont montré un homme malade, fatigué, incapable de prononcer correctement une phrase, même avec l’aide d’un montage vidéo. De leur côté, s’ils sont libérés de leurs obligations gouvernementales, Amara Benyounès et Amar Ghoul seront sur tous les fronts pour promouvoir le quatrième mandat. Il faut donc s’attendre à un concert de déclarations tonitruantes.

C’est que les patrons du MPA et du TAJ sont passés maîtres en la matière. «Le Président Abdelaziz Bouteflika va gérer le pays avec sa tête et non pas avec ses pieds», aime à répéter Benyounès alors que son allié Ghoul affirmait : «Nous sommes les soutiens d'Abdelaziz Bouteflika, le jeune moudjahid, le plus jeune ministre des Affaires étrangères de l'Algérie, le président de l'AG de l'Onu qui a expulsé le régime de l'apartheid et fait entrer l'OLP en tant que membre de l'ONU, le négociateur des accords entre l'Irak et l'Iran, l'Ethiopie et l'Erythrée.»


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