DzActiviste.info Publié le ven 13 Juin 2014

Abderahmane Arrar président du réseau Nada :"L’actuel projet de la constitution recèle des contraditions"

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Mercredi 04 juin 2014

Dans une déclaration à ElWatan.com, Abderahmane Arrar, le président du réseau Nada pour la défense des droits des enfants a bien voulu détailler sur les contradictions que recèle le projet de la constitution actuel concernant les droits des enfants.

L’actuel projet de la constitution est plein  de contradictions, selon les conclusions  de six  associations réunies hier mardi  lors d’un débat organisé au  siège du réseau Nada.
Le réseau  et pour ce qui est  des  droits des enfants, pointe de doigt, l’article 46 qui selon son président ne détermine pas l’âge de la garde à vue des enfants et « a laissé libre cours à l’interprétation des professionnels ».
Le code pénal ratifié récemment, en avril 2014 « a déterminé la responsabilité pénale des enfants à 10 ans » nous explique A.Arrar. « Alors que la police ou la gendarmerie peuvent mettre en garde à vue un enfant quelque soit son âge ». Cela est  « une  contradiction avec le code pénal » souligne  Abderahmane Arrar.
En outre et toujours dans le but  de mettre l’accent sur les contradictions du projet de la constitution et plus spécialement sur les droits des enfants, l’article 48 ne s’intéresse qu’aux enfants abandonnées, les handicapés et les personnes âgées. Qu’en est-il des autres enfants? Pour Abderrahmane Arrar, « l’Etat est responsable de la protection de tous les enfants » insiste-t-il. Il est donc nécessaire que la constitution introduise cela.
Consulté dans le cadre de la révision de la constitution, le réseau Nada propose que l’ âge de la garde à vue soit fixé entre 16 et 18 ans. Le réseau propose également « un contrôle médical et psychologique »  des enfants lors de la  garde à vue.
Hamida Mechaï


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