DzActiviste.info Publié le lun 26 Nov 2012

Affaire des Cinq Ex-étudiants de l’université Abderrahmane Mira de Bejaia

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Les cinq Ex-étudiants issus d’un groupe de 13 personnes poursuivis en justice par l’université de Bejaia, vont comparaitre à nouveau devant la cour de Bejaia après la cassation du dernier jugement de cette dernière.
En effet, le premier jugement du tribunal de Bejaia était d’une année avec sursis et une amende de 10 000 da chacun. Leur avocat a fait appel et la cour a reconduit le jugement avec une erreur flagrante sur le jugement, car il les a condamnés à une année de prison ferme avec la même amende.
L’affaire remonte à 2006. Alors que ces étudiants conduisaient un mouvement estudiantin qui a gelé, l’université Abderrahmane Mira de Bejaia pour une durée d’un mois et qui avait pour objectif, l’hébergement de 3000 étudiants SDF qui étaient sans abris pour une durée d’une année.
Cinq seulement, ont fait cassation auprès de la cour suprême. Un appel accepté et ils vont recomparaitre pour une énième fois devant la même cour, mercredi le 28 Novembre 2012.
Il s’agit de :
M’Hend Aidoune
Djelloul Messaoudane
Halim Gheouas
Mouhand Smail
Ouarab Farid dit Sofiane.
Ils sont accusés entre autre pour destruction du bien publique, entrave au bon fonctionnement d’une institution publique et attroupement illégale.
Ce n’est pas une première pour ses syndicalistes estudiantins issus de mouvement autonomes, surtout quand il s’agit d’universités du centre comme celles de Tizi-ouzou, Boumerdes, Bejaia et Alger.
Car ces mouvement échappent au contrôle du pouvoir et ont toujours fait face aux organisations satellitaires du système ainsi que ces branches parallèles existantes dans les universités Algériennes comme l’UGEL des islamistes,  l’ONEA, l’UNEA,  UNJA ect……
Des mouvements comme celui du comité autonome libre de Tiziou-Ouzou, Comité autonome de Bejaia, Association Cirta de Boumerdes Ou Nedjama de Bouzarea à Alger ont toujours été des mouvements qui répandaient les valeurs démocratiques et qui défendaient les intérêts pédagogiques, politiques et socioculturels des étudiants. Ils ont toujours représenté une résistance  aux politiques de l’Algérie. Ils sont considérés comme des écoles démocratiques aux seins de leurs universités respectives et c’est la raison pour laquelle ils sont poursuivis en justice même après la fin de leurs cursus universitaires.


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