DzActiviste.info Publié le jeu 27 Sep 2012

Affaire Madame Samraoui: La presse algérienne complice active d’une grave violation de la loi.

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Encore une fois, la presse algérienne se distingue par son silence  

                                                 
Une dame a été empêchée de rejoindre son lieu de résidence habituel, où résident son époux et ses enfants. Elle a été retenue en Algérie par la force brutale, par un fait du prince, en violation, non seulement de toutes les lois de ce propre régime, mais même contre les principes les plus élémentaires de la morale.
Comme l’a si bien fait observer un intervenant, ce n’est même pas un comportement de voyous, puisque le code d’honneur de ceux-ci leur interdit de s’attaquer aux femmes et aux enfants.

Madame Samraoui est littéralement prise en otage, parce que son mari n’est pas dans les bonnes grâces de ce régime qu’il a dénoncé avec tant de vigueur. Mais c’est aussi un acte vindicatif, de gens qui nous montrent ainsi leur vrai visage, de gens qui ne reculent devant aucune extrémité pour se venger de ceux qui les combattent avec honneur.

Mais le plus honteux, pour tous les journalistes algériens, est que tous leurs journaux, dans une incroyable unanimité, ont observé un silence total sur cette sombre affaire. Un vrai black-out. Pas un entrefilet, pas même une ligne, sur cet odieux chantage !
Comment peut-on se revendiquer du devoir d’informer, se prétendre journal indépendant, bassiner les gens avec sa déontologie, son éthique, se dire objectif, et autres professions de foi, qui prêteraient à rire en d’autres circonstances, et  se faire le complice actif d’une telle violation ? Car c’est bien de complicité active qu’il est question, puisqu’en l’occurrence, une presse qui se contraint à ne pas remplir sa mission, et son devoir d’informer, sur un tel forfait, une telle injustice, participe en connaissance de cause à l’oppression qui se commet sous son regard, qu’elle détourne pour ne pas avoir à relayer des faits avérés.

C’est donc une autre vilenie à mettre sur le compte de cette presse aux ordres.

Le temps passera, cette affaire finira par se dénouer, après avoir jeté toute une famille dans la détresse, dans un sentiment oppressant d’abandon et d’impuissance, face à une telle adversité, à unetelle injustice.
Mais cette autre dérobade de la presse algérienne lui sera imputée, à côté de toutes les autres, où elle s’était faite le héraut zélé d’assassins de masse. Rien ne sera oublié, et chaque chose viendra en son temps.

Mais il est peut-être utile de préciser que ces journaux ne représentent nullement ce noble métier qu’ils ont squatté par défaut, en l’absence de cadre légal qui puisse permettre l’émergence d’une vraie grande presse, par de vrais journalistes, par des patrons de presse qui ne prennent pas leurs ordres d’agents subalternes du DRS, ni de qui que ce soit.
Ceux qui occupent le terrain ont été installés par ceux qui les ont financés, qui continuent de les sustenter d’une publicité qui leur est distribuée comme des bons poins, tant qu’ils restent bien gentiment à la place qui leur a été assignée.
Les journalistes qui y travaillent n’y peuvent rien. Ils sont tous jetables et interchangeables, et leur talent n’y fera rien non plus. Parce que ces journaux n’ont que faire du talent. C’est juste qu’ils font ce qu’on leur demande de faire.

DB


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