DzActiviste.info Publié le dim 2 Déc 2012

Affaire Mohamed Megueddem : les langues se délient à Alger

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L’enquête policière sur Mohamed Megueddem se poursuit. Selon nos informations, les investigations se concentrent notamment sur la manière avec laquelle ce chargé de mission à la Présidence de la République utilise son réseau d’influence. « Aujourd’hui, la majorité des hauts cadres de la Nation, dont des PDG de grandes entreprises publiques et des ministres, considèrent que Megueddem a joué un rôle dans leur nomination à leur poste. Beaucoup pensent qu’ils lui sont redevables de quelque chose. Certains ont carrément peur de lui et des représailles qu’il peut mener contre eux », affirme une source bien informée.

« Depuis quelques années, la méthode de Megueddem est la même, ajoute notre source. Le président Bouteflika prend une décision. Dès qu’elle atterrit sur le bureau de son secrétaire particulier, Mohamed Rougab, elle est immédiatement transmise à Megueddem qui informe aussitôt l’intéressé. Ce dernier pense tout naturellement que c’est grâce à Megueddem qu’il a obtenu sa nomination », résume la même source.

Grâce à cette méthode, le chargé de mission à la Présidence s’est tissé un réseau sans équivalent en Algérie, dans tous les secteurs. « Pour les personnes concernées, l’homme a des liens directs avec le président de la République », explique notre source. Puissant, il a réussi à bloquer des nominations et à en favoriser d’autres, affaiblissant ainsi les institutions de la République. En plus de ses soutiens au sein des institutions, il revendique une influence sans égale dans les médias algériens et étrangers. Pour affaiblir ses adversaires et ceux qui refusent de se soumettre à lui, il utilise la rumeur, la désinformation et la diffamation. Pour étaler sa puissance, il agit souvent lors des réceptions officielles, enterrements, mariages…

Lire sur TSA : Mohamed Megueddem, un personnage obscur et puissant, dans le collimateur de la police

Son réseau d’amis profite également de son influence et de son autorité. Mohamed Megueddem est ainsi soupçonné d’avoir utilisé des services de l’État pour nuire à des concurrents de ses proches. « Quand un responsable est appelé par le téléphone de souveraineté, il n’a pas besoin d’un schéma pour comprendre qu’il doit exécuter ce qui lui a été demandé », résume un connaisseur du fonctionnement des institutions. Pour mettre en avant sa puissance, il n’hésite pas à dénigrer publiquement les hauts responsables de l’État.

En plus de la Présidence de la République, Mohamed Megueddem utilise également ses liens supposés avec les responsables de l’armée, dont le général Toufik, patron du DRS. « Le 5 juillet dernier, lors de la réception organisée à l’Hôtel militaire, il s’était arrangé pour arriver et entrer dans la salle en même temps que les généraux Toufik et Gaïd Salah. Il voulait faire passer un message aux invités civils et militaires : « je suis un homme puissant » », explique un invité qui a assisté à la scène.

Aujourd’hui, après le déclenchement de l’enquête policière, les langues se délient. En privé, de hauts responsables décrivent un homme autoritaire, usant souvent d’un ton menaçant à l’égard de ses interlocuteurs. Selon nos sources, les enquêteurs ont réuni plusieurs dossiers et des témoignages sur Mohamed Megueddem. « Beaucoup de ces victimes ont décidé d’agir. Les gens ont moins peur de lui, même s’ils savent qu’il est toujours capable de rebondir », explique notre source. Mais à Alger, une interrogation est sur toutes les lèvres : comment un personnage comme Mohamed Megueddem, connu pour ses frasques et ses agissements, conserve‑t‑il toujours son poste de chargé de mission à la Présidence de la République ? Certes, il n’a pas de bureau à la Présidence, ni de mission particulière. Mais le titre de « chargé de mission » lui confère une légitimité.

TSA Riyad Hamadi
02/12/2012


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Displaying 2 Comments
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  1. hacene touazi dit :

    mohamed meguedem et toufik c.les seulle au pouvoir depui plus 30 anné..c le serieu .rabi ibaki alihoum ester.

  2. peuple naif que nous sommes.combien d’èxemplaires dans ce pays qui font le mème boulot (dakhline bila taille ).qui à crèer ces parasites pour l intèrets de qui ?.c’est à l èpoque de chadli que ces fausses notes ont pu avoir leur place titulaire.si vous vous rappellez halima la femme de chadli à jouer un role important à ce sujet.belkheir,nezar,belloucif…etc er aussi mittèrand qui à mis les mùains et les pieds pour casser la SM et voila le rèsultats.les nationalistes et les hommes de bonnes foi n’ont pas de place dans leur pay.quand un general vous dira qu’il a garanti l’avenir des arrières arrières fils vous attendez quoi de ce pays ?

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