DzActiviste.info Publié le sam 19 Oct 2013

Affaire Sonatrach-ENI : le MCAF écrit aux autorités émiraties et américaines

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El Watan, 17 octobre 2013

eni-et-saipemLe Mouvement citoyen algérien en France (MCAF) – qui s’est constitué partie civile auprès de la justice milanaise en Italie dans le scandale de corruption (ENI-Sonatrach) et qui a saisi la justice française pour «poursuivre les personnes impliquées dans ce scandale pour saisir leurs biens mal acquis et bloquer leurs avoirs bancaires» – vient d’adresser une demande d’audience à l’ambassadeur des Emirats arabes unis, après celle qu’il a déjà adressée à l’ambassadeur des Etats-Unis à Paris.

Le MCAF fonde sa requête auprès de l’ambassade des EAU par le fait qu’«on apprend que l’un des protagonistes de ce scandale financier où l’entreprise publique Sonatrach a subi un vol gigantesque, Farid Bedjaoui s’est réfugié à Dubaï où il possède d’importants biens immobiliers et des comptes bancaires bien garnis», écrit-il dans sa demande d’audience. «Pour bloquer ses avoirs bancaires, n’autoriser aucune transaction immobilière de ses biens mal acquis et de l’extrader vers l’Algérie qui vient de diffuser un mandat d’arrêt international», et «le mettre à la disposition de la justice algérienne qui le demande», ajoute le coordinateur du MCAF dans un courrier dont El Watan a été destinataire.

Le MCAF a également adressé récemment une demande similaire à l’ambassadeur des Etats-Unis à Paris pour le cas de l’ancien ministre algérien de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, qui se trouverait à Huston (Texas). «Le MCAF vous demande solennellement de transmettre cette demande à Monsieur le président Barack Obama et aux membres du Congrès américain afin de bloquer ses avoirs bancaires, n’autoriser aucune transaction immobilière de ses biens mal acquis et de l’extrader vers l’Algérie qui vient de diffuser un mandat d’arrêt international Interpol» et «le mettre à la disposition de la justice algérienne». «Nous considérons que seul le pays où il a exercé de hautes fonctions d’Etat pourra le juger, en respect des règles internationales et de souveraineté, en l’occurrence notre pays, l’Algérie.»

Le MCAF ajoute qu’«au même titre que pourrait le faire le peuple algérien, nous ne comprendrons le fait que ces présumés voleurs et arnaqueurs soient protégés par des pays frères ou alors par les grandes démocraties». Et le coordinateur du MCAF de préciser : «Nous ferons de même pour la France et l’Europe où vivent en toute liberté des individus ayant des fiches Interpol demandées récemment par l’Algérie.»

Nadjia Bouaricha


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