DzActiviste.info Publié le ven 23 Nov 2012

Agressions à l’arme blanche, insultes et bagarres. Les baltaguia s’invitent dans la campagne

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Kaci Aggad
22 Novembre 2012, L’Expression

Tous les moyens sont bons pour forcer la main aux citoyens. Dans certaines wilayas, la campagne électorale a dégénéré en batailles rangées entre partis rivaux.

Qui l’aurait cru? Des partis politiques ayant pignon sur rue, n’ont pas hésité à braver la loi, en recourant à l’intimidation et la provocation durant la campagne électorale pour se faire entendre et faire pression sur l’autre. Ce qui s’est passé, récemment, dans la wilaya de Bouira est à peine croyable.

Afin de régler leur différend, des militants du FLN et du RND ont fait usage d’armes prohibées, provoquant un véritable choc au sein de cette paisible wilaya.

Selon les informations recueillis par le quotidien arabophone Echourouk, la commune de Aïn Lahdjar, située à l’ouest de la wilaya, a été le théâtre d’une bataille rangée opposants des militants appartenant aux deux formations et au cours de laquelle deux personnes ont été blessées.

Selon d’autres sources rapportées par le journal, quatre personnes auraient été blessées lors de ces échauffourées qui ont mis en émoi toute la population.

A en croire le président de la commission de wilaya de surveillance des élections, des citoyens auraient été agressés dans une autre commune pour une sombre histoire de graffitis sur le mur d’une habitation à l’encontre d’un militant du RND. S’accusant mutuellement, partisans et adversaires se firent la guerre, obligeant les services de police et de gendarmerie à intervenir et ouvrir une enquête.

Des incidents analogues sont signalés dans de nombreuses autres wilayas. Outre le non-respect des règles en matière d’affichage, des formations politiques se plaignent souvent de la présence, à l’occasion des meetings qu’ils tiennent, de personnes suspectes venues, selon elles, spécialement pour saboter la manifestation.

Lors d’un meeting tenu à Annaba, des jeunes auraient tenté de saboter la réunion en faisant un boucan qui a mis à mal les organisateurs et les participants.

Pour les candidats, ces fauteurs de troubles qu’ils appellent communément baltaguia sont envoyés par des candidats rivaux pour leur nuire et les discréditer. Se croyant tout permis et ne reculant devant rien pour faire entendre leur voix, certains candidats ont placardé leurs listes partout, oubliant qu’ils ont à leur disposition un espace et un numéro pour leur servir de tableau d’affichage.

A Alger-Centre, des candidats n’ont pas hésité à placarder leurs listes suspendues dans certaines artères pour faire campagne et essayer d’impressionner les électeurs. Des gens auraient été grassement payés pour les surveiller ou parfois les enlever.

De nombreuses plaintes auraient été déposées par les partis à cause, précisément, de ce problème récurrent. Car ce n’est pas la première fois qu’il est évoqué et que malgré toutes les garanties qui ont été données, il demeure entier.

Les commissions de surveillance des élections ont beau parler, leurs appels restent, malheureusement sans écho. Au lieu d’effectuer des visites sur le terrain et se rendre utile en constatant sur place si les règlements en vigueurs sont appliqués au pied de la lettre, ils restent dans leur QG douillet et ne s’affichent que dans les grands hôtels à l’occasion d’un repas ou d’un dîner.

Kaci Aggad


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