DzActiviste.info Publié le jeu 27 Mar 2014

Ahmed Ouyahia sur Berbère Télévision : la mise à nu !

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Suivant un adage de chez nous qui conseille de suivre un menteur jusqu'au pas de sa porte pour le confondre, Kamel Tarwiht, journaliste-animateur sur Berbère Télévision a rempli sa mission avec brio dans une interview avec Ahmed Ouyahia ruant dans son malaise et son impuissance à justifier l'injustifiable.

~~A court d'arguments face aux questions tranchantes du journaliste, Ouyahia s'est réfugié derrière un discours démagogique obsolète et sans effet qui prêterait à rire s'il n'était destiné à justifier cyniquement les drames passés et à venir pour notre pays. Médiocre comme un chef d'oeuvre de cancre, sa parole n'a brassé que du vent et n'a convaincu personne. Elle a néanmoins, permis de révéler, cette fois-ci avec une clarté sans équivoque, sa véritable nature de serviteur zélé d'un pouvoir aux abois, acculé dans ses derniers retranchements et ses dernières arrogances. Récitant avec suffisance les vieilles litanies d'un nationalisme de laboratoire vide de toute substance patriotique il a encore osé saupoudrer de sel la plaie béante qui déchire le cœur des algériens.Sans aucune retenue, il a affirme et asséné que tout va bien dans le pays, le pouvoir en place veille et pour le bonheur de tous, Dieu a crée l'Algérie pour que Bouteflika la préside jusqu'à son effondrement. Nous retiendrons de sa logorrhée que tout ce que voit le citoyen serait une illusion d'optique et tout ce qu'il subit depuis 1962 sous la botte de la tyrannie, un simple sentiment qui ne justifie aucune contestation. Ahmed Ouyahia nous a offert le spectacle lamentable d'un mercenaire sans autre munition que de la poudre aux yeux. A toutes les questions posées par le journaliste, lesquelles étaient autant de griefs et de doléances d'un peuple qui n'en peut plus, Ahmed Ouyahia appelle à l'union compatissante autour du Klan! L'officialisation de la langue Tamazyght n'est pas à l'ordre du jour alors que l'arabisation est menée tambour battant à coup de milliards depuis 1962 avec les conséquences désastreuses qu'on connaît. Cinquante deux ans après une guerre contre le colonialisme, celui -ci demeure encore vivace sur le pays et particulièrement sur son l'identité par la volonté de ceux qui nous gouvernent à la force des baïonnettes. Les enquêtes sur l'assassinat du chanteur Lounes Matoub et des 127 jeunes kabyles en 2001 sont renvoyées à une institution judiciaire sous-entendue libre. Mais, qui ignore qu'en Algérie, la justice fonctionne sous l'Ordre politique depuis toujours? Ahmed Ouyahia peut-être? La situation à Ghardaïa est imputée indistinctement aux communautés rivales sans en donner les mobiles. Le parti-pris manifeste des services de police dans ce conflit civile, est sans vergogne évacué, voire nié. L'Etat est blanchi malgré son rôle trouble dans cette tragédie. Les manipulations étrangères pourtant avérées et identifiées par tous, sont dissimulées. Les fauteurs de troubles du Qatar et de l'Arabie Séoudite sont des Amis du Prince. On y touche pas. Par ailleurs, ils rendent un grand service à mettre à mal cette communauté mozabite qui prétend se gérer hors des normes édictées par le régime et ses alliés islamistes. Le crime est programmé et assumé, l'exploitation des gaz de schiste se fera en Algérie quelle que soient les conséquences dramatiques sur l'environnement, la santé, l'économie et les coûts que cela exigera. Après tout, qui vivra dans ce pays en cas de catastrophe? Certainement pas les décideurs et leurs familles dont les valises sont prêtes pour d'autres patries. En matière de santé, la pénurie de médicaments, l'absence de prise en charge effective des cas graves parmi les citoyens alors que les dirigeants se font soigner à l'étranger avec les deniers de l'Etat, à coup de millions d'euros pour le moindre bobo, la gestion catastrophique des établissements hospitaliers ne semblent pas trop déranger Ahmed ouyahia. L'Algérien malade doit savoir que l'hôpital algérien manque de techniciens. Faute de moyens, l'Etat n'en forme pas assez, à l'exemple des techniciens en radiologie. Que l'algérien se rassure, la mobilisation de tous les moyens financiers, institutionnels, humains et répressifs est assurée pour former sans compter de futurs tueurs en puissance qui défendront sa religion. Sur la corruption, Ahmed Ouyahia nous dit que ce ne sont que des rumeurs malveillantes quand on lui évoque des noms au sommet du pouvoir. Circulez, il n' y a rien à voir. Confondant maillage administratif et contrôle bureaucratique de la société avec décentralisation des pouvoirs l'énarque nous fait une leçon de gestion démocratique sortie probablement d'un manuel militaire. Le terrorisme résiduel persiste, s'enracine dans la durée. Ce natif de Kabylie, feignant l'ignorance, n'a pas hésité à faire porter le chapeau à la population qui a forcé le retrait de la gendarmerie de la région, oubliant que la présence des terroristes est antérieure à la naissance du mouvement des Archs et que les gendarmes avaient une conduite digne de la soldatesque coloniale en Kabylie. Evoquant les diplômés algériens en exil, il dira «ce sont des lions à l'étranger» pourquoi ne le sont-ils pas chez eux, sommes nous tenté de lui répliquer? L'omnipotence de l'armée et des services du sécurité dans la sphère de décision politique, serait selon lui un fantasme, en dépit des déclarations publiques des responsables de ces institutions et le sentiment partagé de tous les algériens à tous les niveaux de la société. Ahmed Ouyahia n'est pas dans le secret des Dieux, c'est le secret des Dieux qui est en lui. A sa décharge, nous dirons qu'en effet, la main de l'étranger qu'on accuse de manipuler les opposants tient le maillet du juge au cœur du pouvoir. Les prix exorbitants pratiqués par Air Algérie sur les billets d'avion seraient fixés par les compagnies étrangères, la responsabilité de l'Etat algérien est de ce fait dégagée. Soit. Cependant, ces compagnies ont classé l'Algérie comme zone à risques, raison pour laquelle leurs prix ont été majorés. Leur emboîter le pas, signifie-t-il que l'Etat confirme cette humiliante assertion ? Ou bien s'agit-il de mettre à profit celle-ci pour renflouer les caisses en saignant les émigrés ? Dans les deux cas, il y a quelque chose de pourri dans le royaume. Bouteflika à eu un accident vasculaire cérébral, et non une blessure au pied. C'est officiel. C'est bien de cerveau qu'il s'agit. Faut-il le répéter à ceux qui nous disent qu'il ne gère pas avec ses pieds mais avec sa tête ? Donc, faut-il encore leur expliquer que le mal est justement dans sa tête ? Les conséquences handicapantes sont physiquement bien visibles. On peut même dire qu'il est gravement atteint. Le regard hagard, le geste lent ou absent en disent long sur l'impact de sa maladie. Mais Ahmed Ouyahia (et ses comparses) s'entête à nous faire croire que ce candidat à la présidentielle va pouvoir assurer dans les meilleures conditions physiques et mentales cinq années à la tête du pays. Veut-il nous faire prendre des bougies pour des lanternes ? Qu'à cela ne tienne, le dupe dans l'affaire n'est pas celui que l'on croit. Si la force brutale s'arroge le droit d'humilier un peuple, la dignité du peuple finit toujours par triompher d'elle.


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