DzActiviste.info Publié le mer 24 Juil 2013

Al Halqa (15) Les Conférences de Si Ramdane Fi Ramadhan – 50 Années Dans Un Pays Bondé de Richesse

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Par : Abdelkader BenBrik

al halqaLe professeur Si Ramdane, comme à ses habitudes depuis le début du Ramadhan, il réunit ses voisins autours de lui, pour leur raconter une partie d’histoire ou un événement. Aujourd’hui, il va leur parler de son expérience sur les événements des 50 années d’indépendance.

« Comment nier le fait que l’Algérie soit aujourd’hui divisée en deux camps qui n’ont plus grand-chose à se dire, Les patrons de l’Algérie et les indigènes d’hier. Juste après50 années d’indépendance, deux camps se sont constitués. Une réalité à ne pas occulter, ces millions de pauvres constitués d’une population qui a toujours crus aux discours propagandistes, malgré qu’une grande partie a perdue le travail dans une tempête sauvage sans aucune régulation de privatisation des entreprises qui avaient faits la fierté de l’Algérien durant la décennie soixante dix. Malheureusement l’avancée relative du capitalisme privé sous le système actuel a correspondu à un recul social et politique de la masse des salariés. Ce marasme des algériens indépendants a été crée par une mauvaise gestion des appareils de l’Etat, le système laissé en quelque sorte en pilotage automatique, pendant des années, aucune opposition aucun appel au danger, rien de tel ‘’Bouâlem Zid L’Goudam’’ Bien sur, vers la fin des années quatre-vingt, nous étions devant le gouffre et puis nous avons effectivement comme il avait annoncé KaÎd Ahmed, faits un pas en avant. Comment et pourquoi ya Kaddour ? Cheikh, hadi ma Qrinahache »

Alors, enchaine le professeur : « si nous revenons au lendemain de l’indépendance, la première grande surprise de l’Algérie indépendante aurait été sans aucun doute possible la composition du premier Bureau politique du FLN issu du 4ème Congrès du FLN. Des noms aux consonances bizarres et des individus qui les portent qu’aucun Algérien n’a jamais eu l’occasion de connaître par la suite, sont ainsi apparus pour se retrouver aux premières loges du pouvoir sans que rien, ni personne ne puisse expliquer comment. A partir de là, tout devenait possible dans les structures du pouvoir. Plus aucun critère, plus aucune qualification, plus aucun mérite n’étaient nécessaires pour accéder à des responsabilités. Cela ne signifie nullement que depuis 1954, les nominations aux emplois supérieurs de la nation n’aient pas obéi, pour une part, à des critères subjectifs d’appréciation. Seulement, la tendance naturelle au copinage était tempérée par ce qu’il est possible de qualifier de ‘’part du feu’’. Car, aussi bien pendant la guerre de libération nationale que pendant les années de construction nationale, les décantations se faisaient autour des luttes extrêmement violentes où l’engagement politique et physique des responsables servait en permanence à l’évaluation du mérite .La dureté et la complexité des responsabilités étaient elles mêmes suffisamment éprouvantes pour que seuls, les plus compétents ou en tout cas, les plus intelligents pouvaient espérer effectuer le parcours du combattant qui menait aux postes convoités.

Le critère du régionalisme lui-même avait une signification bien plus concrète dans la mesure où certains hommes, dans le conseil de la révolution, représentant réellement des régions aussi vastes qu’importantes du pays, mêmes s’ils ne brillaient pas par ailleurs par leurs compétences. D’autres membres du conseil de la révolution représentaient également des groupes d’intérêt suffisamment puissants pour exiger des fauteuils dans les plus hauts cénacles du pouvoir. Bien que fonctionnant essentiellement sur le principe du rapport des forces, le système des nominations aux emplois supérieurs a toujours obéi au respect de la supériorité des hommes qui les occupaient. D’une manière ou d’une autre, l’explication logique et politique de la présence de toute personnalité à un niveau plus ou moins élevé des appareils de l’Etat était possible et véritable à tout moment. Ajoutons à cela le fait qu’avant, n’importe quelle nomination dans un poste, une série de contrôle étaient effectuées qui permettaient aux trois services de sécurité de donner ou non leur aval à travers la fameuse enquête d’habilitation. Les enquêteurs de la DGSN, de la gendarmerie nationale et de la sécurité militaire se déplaçaient ainsi jusqu’aux lieux de naissance des candidats aux emplois supérieurs et élaboration des rapports parfois contradictoires qui permettaient aux instances chargées des nominations, de décider en toute i lucidité et connaissance de cause » Nous arrêtons là, puisque Al Adhane est imminent, demain je vous raconte la suite. Saha Ftourkom


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