DzActiviste.info Publié le jeu 25 Juil 2013

Al Halqa (16) Les Conférences De Si Ramdane Fi Ramadhan – 50 Années De Nominations Malheureuses

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Par : Abdelkader BENBRIK                                                                

50 Années De Nominations Malheureuses Et Des Stratégies D’Infiltration

al halqaLe professeur Si Ramdane reprend son récit de la veille pour continuer d’expliquer ce qu’il a constaté durant ce demi-siècle d’indépendance : « Comme nous l’avions souligné hier Bien entendu, toutes les précautions prises et toutes les barrières matérielles n’ont pas empêché de 1954 à 2000, l’accession à des postes parfois très sensibles, de personnage extrêmement dangereux et nocifs. Cela n’a pas empêché la nomination d’opportunistes notoires, ni même d’agents de puissances étrangères. Sur les milliers de cadres algériens qui ont occupé des fonctions importantes depuis 1954. Quelques centaines peuvent être considérés comme de belles ordures politiques qui ont réussi à se maintenir grâce à divers artifices, intrigues et ‘’pressions extérieures’’ diverses. Mais ils représentent un pourcentage de ‘’pertes’’ admis par tous les pouvoirs du monde et tous les systèmes politiques quels qu’ils soient. Dans certains pays, comme la Grande Bretagne, cela est même allé jusqu’à la trahison de leurs services secrets par les chefs mêmes de ces services secrets. C’est dire qu’aucun pays n’est à l’abri des ‘’nominations malheureuses’’ ou des stratégies d’infiltration et de noyautage menées par des puissances rivales. 1979, une nouvelle décennie qui apporte avec elle des us et des pratiques absolument nouvelles et pour le moins destructrices. Car avec un nouveau Président, fruit d’un ‘’compromis’’, la porte est ouverte à des types de nominations tout à fait ahurissantes. Et sans crier gare, l’Algérie entre de plain-pied dans le pouvoir des inconnus. Aucun critère, aucun profil, aucun mérite, aucun poids politique ne viennent justifier l’apparition d’hommes, parfois même fortement décriés, dans les rouages de l’Etat.

Après la disparition tragique du Président Boumediene, c’est tout le système de défense nationale qui est durement touché et avec lui, l’ensemble des ‘’filtres’’ devant protéger les postes supérieurs du pays. Il était établi que n’importe qui pouvait espérer devenir n’importe quoi, sans qu’il soit tenu compte, ni de ses diplômes, ni de son âge, ni de ses antécédents politiques. Bien au contraire, tout ce qui était considéré comme une vertu avant 1978, devenait automatiquement un vice dès 1979. Une fois ce triste forfait accompli, il est évident que les services de sécurité ne pouvaient guère se permettre d’avoir le moindre avis à propos de la nomination de cadres ou de personnages moins élevés dans la hiérarchie politique nationale.  Les années quatre-vingt, ont vues naître les ‘’salons’’, parmi les plus porteurs de la capitale, il y a lieu de citer ceux rattachés au Bureau politique du FLN, ceux rattachés au ministère de l’Intérieur, ceux rattachés à la Présidence et ceux liés au ministère des Affaires Etrangères. Etant entendu que chaque salon a toute latitude pour pouvoir à toute nomination de quelque importance, du poste de ministre à celui de sous-directeur central, et de wali à directeur général de service public stratégique.

Fonctionnant sur le principe de la cooptation simple, les salons accueillent des individus parrainés par l’un des permanents dudit salon et qui passent avec succès l’épreuve du ‘’thé-café’’ ou sa version améliorée ‘’limonade whisky’’. Ainsi présenté, le candidat au poste est, soit accepté, soit rejeté. En fonction de la souplesse de l’échine, calculée au prorata des marques de respect-servilité manifestées au maître de céans.  Après la 1988, des ‘’contres salons’’ étaient créés chez les anciens chefs de file du régime précédent, des cercles se mettent en place qui obéissent malheureusement au même principe de cooptation et de mondanité qui fera tourner dans leur orbite un nombre impressionnant d’opportunistes et de médiocres qui, sitôt Ghozali et Bélaïd Abdessalam nommés, commencèrent à confectionner des listes de postulants puisées dans les exclus du système précédent. A cette époque, le peuple vote, élis des assemblées. Mais celles-ci sont privées de pouvoirs effectifs. Le législatif, l’exécutif le judiciaire relèvent d’exécutants, de techniciens, de cadres nommés, indépendants, irresponsables.

Et souvent d’esprit médiocre, coupés des réalités, comme cela se révèle en matière de contrôle de la concurrence libre. Mais soumis, en fait aux pouvoirs économiques, au monde des affaires qui disposent de tous les moyens de pression.  Les Etats dépourvus du pouvoir de gérer une monnaie pour défendre leur économie, de déterminer les taux de change, de fixer librement leur budget en recettes et dépenses, d’aider leur industrie, leur production régionale deviennent des communautés privées de toute autorité.  Pendant ce temps, la population faisait face à un terrorisme sanguinaire, et une économie massacrée. Des exclus qui sauront jouer sur des cordes aussi diverses que le régionalisme et la langue, pour se retrouver à des postes très sensibles, au détriment de gens qui n’ont jamais fréquenté ni salons, ni contre-talons, mais dont la compétence n’est ‘’vantée’’ par personne.  L’histoire s’est répétée durant toute la période chaude, une décennie noire et rouge, pendant que les patriotes de ce pays combattaient et se sacrifiaient, d’autres ont profités dans l’accaparation des postes et grades, d’autres aussi ont fuis et ceux qui ont envoyé leurs enfants aux Etats-Unis ou en Europe, pendant que nos enfants résistaient dans le pays. Tous ce monde hypocrite après le passage de la tempête est retourné, « Mouâzaz Moukaram’’. Certains pourtant, au nom d’un misérabilisme suspect, n’hésitent pas à effacer d’un trait les différences essentielles qui les placent aux antipodes l’une de l’autre. Mais certains journalistes incultes le claironnent quotidiennement. Fhemt ya Kaddour !? » Ma Qrinahach ya Cheikh » répliqua l’étudiant. Le professeur surpris ; »Vous étudiez quoi au fait à l’Université »: Kaddour, ne trouve aucune réponse. Seul le vieux ancien militant du PPA/MTLD dira : « Et si notre indépendance et notre révolution pouvaient parler, elles nous maudiraient pour avoir été si petits devant sa grandeur et sa beauté » Saha Ftourkom


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