DzActiviste.info Publié le sam 27 Juil 2013

Al Halqa (18) Les conférences de Si Ramdane Fi Ramadhan -Les Oubliés de l’Histoire de la Révolution

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Par : Abdelkader BENBRIK

al halqaSi Ramdane, a choisi pour aujourd’hui de nous raconter l’histoire des amis de la révolution oubliés : «  Ya Jamaât el kheir, je voudrais aujourd’hui vous parler des amis de la Révolution, que noyus avons tous oubliés et que la nouvelle génération ne les connaissaient absolument pas. Dit moi Kaddour, tu connais Francis Jeanson, chef du réseau des porteurs de valises du FLN en France durant la Révolution ? » L’universitaire surpris : « Oualou cheikh, jamais qaraouhnna, qui est ce Francis Jeanson ? » Le vieux militant du PPA/MTLD intervient : « Francis Jeanson, un français et aussi un vrai militant activiste de la cause algérienne. C’est grâce à lui et d’autres amis français ainsi qu’Henri Curiel, un juif qui ont joués un rôle très important pour transférer l’argent des cotisations mensuelles des algériens de France au siège du FLN à Tunis »

Si Ramdane dira : « Francis Jeanson est un philosophe français, né à Bordeaux en 1922. Après ses études, il fût appelé Pendant la Seconde Guerre mondiale, à exécuter le Service du travail obligatoire (STO), mais il rejoint l’Espagne avant de rejoindre les Forces françaises libres d’Afrique du nord en 1943. Il devient reporter pour le journal’’ Alger Républicain’’ en 1945 et côtoie alors Albert Camus et sa  rencontre avec Jean-Paul Sartre qui lui confie la gérance de la revue ‘’Les Temps modernes’’ de 1951 à 1956. C’est dans le numéro 79 de cette publication que Francis Jeanson rédige une violente critique de ‘’L’Homme révolté ‘’d’Albert Camus, article qui provoquera l’opposition entre Sartre et Camus. Parallèlement, Francis Jeanson dirige la collection « Écrivains de toujours » aux éditions du Seuil, dans laquelle il publie Sartre. Entre les deux hommes, se noue une amitié indéfectible.

En 1955, alors que la guerre d’Algérie, prenait de larges dimensions, Francis Jeanson écrit avec son épouse Colette, ‘’L’Algérie hors-la-loi’’. Le couple y affirme la légitimité de la lutte engagée par les Algériens. L’ouvrage suscite immédiatement de fortes polémiques, y compris à gauche. Son engagement révolutionnaire dans la lutte anticoloniale, pousse Jeanson à créer en octobre 1957 un réseau de militants français soutenant activement l’Algérie Combattante où il prend contact à Paris avec Abou-Daoud qui était responsable de la fédération  FLN de France. Ce réseau clandestin est principalement chargé de porter des fonds mais aussi d’apporter un soutien logistique (hébergement, déplacement et les traversés des frontières) aux militants FLN, d’où l’apparition de l’expression « les porteurs de valise ». En 1960, son nouvel ouvrage intitulé ‘’Notre Guerre’’ est publié aux éditions de Minuit et immédiatement censuré et  saisi. Jeanson et Abou Daoud avaient des contacts avec l’ambassade de Tunis pour faciliter le transfert de l’argent du FLN par la voie de la valise diplomatique Tunisienne, mais cette opération est interrompue par le FLN, le jour où les Algériens ont constaté la disparition d’une somme de 500 000 anciens francs. Jeanson devrait trouver une autres filière pour le transfert, il fera la connaissance du philosophe Henri Curiel, qui est de confession juive, il s’est porté volontaire pour aider les Algériens dans leur combat pour la liberté. Il s’est chargé du transfert des fonds du FLN régulièrement de Paris à Genève par voie bancaire. Pour des raisons qui demeurent à ce jour obscurs, le réseau Jeanson est démantelé. Ses membres composés de grand professeurs et prêtres arrêtés et jugés. Le procès des militants du réseau Jeanson s’ouvre le 5 septembre 1960. En fuite à l’étranger, Francis Jeanson est jugé par contumace et condamné à dix ans de réclusion. Il sera amnistié en 1966 et revient alors en France et, sans oublier ses engagements, il  se consacre à la philosophie et à l’action culturelle, jusqu’à son décès en 2009. Quant à Henri Curiel, il a été assassiné en 1978 par le Mossad « israélien » Aujourd’hui, aucune université d’Algérie, ni outres établissements culturels ne portaient son nom. C’est bien dommage, que nos responsables sont frappés d’une amnésie, pour oublier vite les camarades combattants pour l’Algérie Algérienne. Fhemt ya Kaddour !? » L’universitaire surpris, il demandera à Si Ramdane une conférence sur ce sujet dans les universités Algériennes: « Je le souhaiterais moi aussi. Aya à demain. Saha Ftourcom


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