DzActiviste.info Publié le jeu 11 Juil 2013

Al Halqa (2) Les conférences de Si Ramdane Fi Ramadhan – El Oued Elli kla L’bled

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Par : Abdelkader  BEN BRIK                                    

halqaLe Professeur Si Ramdane, a décidé aujourd’hui, deuxième jours du Ramadhan, à nous raconter l’histoire des événements dramatiques qui ont frappé l’Algérie.  Il parlera d’abord de l’inondation de Ghardaïa. Il commence par une blague :   « Ya Jamaât El Kheir hadi c’est une blague ‘méchante que l’on raconte à Alger. Un jour, inexplicablement, les eaux ont importé une partie de Bab El Oued. Alarmé, le président, convoque ses experts algériens qui impuissants, de donner une réponse, se retrouvent limogés.

Sollicités, les Américains, les Vietnamiens, les Chinois puis les Russes déclarent à leur tour forfait. En désespoir de cause le Président décide de faire appel aux anciens colonisateurs français. Qui reviennent bientôt et très vite et très gêné, avec une conclusion : «  Monsieur le Président, nous sommes, hélas ! Formels ; ce n’est pas l’oued qui est monté en crue, c’est le pays qui s’enfonce !»                                                                                                                                                     

L’histoire, dit-on, n’est guère prisée par le Patron, mais elle fait rire bon nombre d’officiels algériens, ils sont trop bien placés pour ne pas reconnaitre, sous la caricature forcée, une part de vérité. Le ministre de la Solidarité reconnait officiellement qu’il y a cette année, la demande du couffin du Ramadhan augmentait, un surplus de démunis que l’année précédente, ce qui veut dire que si la politique sociale ne change pas  positivement au profit de la couche sociale des populos,  nous autres  tous, nous sommes en sursis de se voir dans le temps à venir dans la listes des  bénéficiaires du couffin du Ramadhan qui va sans aucun doute distribué durant les  douze mois de l’année et pas seulement le mois du Ramadhan. Tu a compris ya Kaddour ? » Kaddour qui réponds vite : «  Ma Qrinahach, mais je sens qu’ils veulent tout garder pour eux et nous distribuer de l’aumône, Ouélla ouach ya Cheikh ? »  Le professeur reprend le récit : «  « Après Bab El Oued,  des années a passées on a tous très vite oublié ce drame, on a oublié les morts, les disparus, les blessés, les malades, les orphelins les enfants du peuple.  Et puis il y avait aussi le tremblement de terre de Boumerdes  des immeubles mal façonnés, les entrepreneurs qui avaient truandés dans la construction d’immeubles dans la cite recensés mais on ne sait pas ce qui leur était réservé comme sanction !

A chaque circonstance dramatique, des opportunistes se montraient, c’est eux qui géraient les dons, superviser les distributions, orienter les détournements, cacher le produit et le matériel  loin des yeux des popelos » Là le vieux postier intervient : «  En 1980 j’était à Chlef et j’ai vu comment ils avaient détourné des tentes et des  maisons préfabriquées destinées au sinistrés ,ils les ont détournés au profit de leur structure,  Ces gros pleins de soupe, ne réservent aucune considération au peuple , depuis l’indépendance ,ils ne pensent qu’à  leur profit personnel et celui de leurs enfants »  Le professeur, expliqua que « le système de gérance n’a pas changé depuis 1962, et il ne répond à aucune déclaration du 1er Novembre. Et personne n’a réclamé  C’est comme l’histoire de Mohamed, « citoyen giflé »

Mohamed se fait en effet molester par  un officier en plein souk. L’infortuné prend sa plume pour alerter  les responsables au niveau du ministère, puis la Présidence. Mais il ne reçoit aucun écho. Il alerte les chefs de la Ligue Arabe. Bien entendu, personne ne lui répond. En désespoir de cause, il expose son cas à la télévision à Al Djazeera et devient le symbole de l’injustice causée aux peuples. La Ligue arabe se réunit d’urgence et décide de créer une cour de justice. Le problème, c’est que le seul prévenu à comparaitre est Mohamed, menottes aux poignets. Accusé d’avoir bafoué l’honneur de la Nation en ayant révélé son humiliation au lieu de se taire, c’est lui qui est condamné à la prison. Je vois que Kaddour à compris n’est ce pas ? » : «  Ouach bik Cheikh ! Mafhouma hadi » : «  Enfin heureusement qu’il y a un Dieu, je vois que l’heure du Adhane est proche, à demain.

Saha ftourkom      


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