DzActiviste.info Publié le lun 29 Juil 2013

Al Halqa (20) Les conférences de Si Ramdane Fi Ramadhan – Hadj Moussa, Moussa Hadj

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Par : Abdelkader BEN BRIK

al halqaLe Professeur retraité Si Ramdane, veut changer de sujet, aujourd’hui à la demande du collectif, il va nous parler de la Révolution. Si Ramdane détient quelques vérités, dont il a trouvé l’occasion de les véhiculer à travers sa  Halqa quotidienne.

«  Vous savez, notre glorieuse Révolution, a commencée avec des gens simple, des pauvres, des démunis complètement, des illettrés qui n’avaient jamais  obtenu une  chance pour fréquenter l’école. Mais ils détenaient un vrai trésor c’est le patriotisme et le nationalisme. Et comme par hasard les nationalistes progressistes sont très avancés en culture, Ândhoum Thakafa  kebira. Et seulement en 1956, que la Révolution a reçu ses grandes lettres de noblesse : l’engagement de l’association des Ulémas, le ralliement des modérés, le PCA,  la création de l’UGTA  et de l’UGCA. L’armée de libération nationale commençait à être encadrée par des gens instruits. Nous étions à cette époque des étudiants membre de l’Union générale des étudiants musulmans algériens. Alors Kaddour tu dois savoir cette histoire ? » L’étudiant réponds toujours par la même réplique : «  Ma âla balich Cheikh, hadi ma Qrinahach ! » Le vieux postier intervient : «  C’était la section d’Alger qui décida seule d’une grève illimitée » Le professeur enchaine : « Le bureau de l’UGEMA  autant que le FLN ne feront qu’accompagner puis récupérer le mouvement parti sur un prétexte, ne visant que les universitaires en principe, mais aboutissant à l’expression d’un véritable engagement en faveur de la Révolution. Il ne faut jamais oublier ce que signifiait le sacrifice d’une carrière pour les étudiants algériens et les lyciens algériens à l’époque d’un colonialisme criminel. Beaucoup d’entre nous ne reprendrons que difficilement leurs études après l’indépendance, et la grève illimitée avait été décidée à 1 mois des examens. Tu peux nous donner des chiffres ya Kaddour ? » -« Ma âla balich Cheik, hadi ma Qrinahach ! ». Tout de suite le vieux postier répond : «  Ah ya Z’mane, Si Ramdane nous a retourné à la belle époque des vrais Thouars. Pour les chiffre, si ma mémoire est bonne, ceux-ci sont étonnants lorsqu’on les mesure à partir des cinq décennies de l’indépendance algérienne : sur les 5.700 étudiants  de l’unique université de l’époque. 684 seulement étaient algériens dont 67 femmes. Et sur les 7 132 lycéens algériens, un millier  rejoindront le maquis dès les lendemains du mouvement.. »  Le professeur Si Ramdane, précisera : » C’est de cette grève que l’on peut dater le début d’une véritable politique d’encadrement du FLN. Pour l’histoire, il faut aussi rappeler que la France n’a formé d’Algériens (indigènes) de 1860 à 1915 que 02 médecins, 01 pharmacien, et 02 sages-femmes.  Il y a aussi la fameuse grève du 19 mai 1956 : le départ des étudiants et lycéens algériens vers le maquis donnait un avantage immense au FLN. L’armée française y répondra, un an et demi après, par une grosse opération  d’intoxication et d’infiltration, qui laissera des séquelles jusqu’à aujourd’hui, dans les rapports de l’intellectuel algérien avec les détenteurs du pouvoir ou de la légitimité. La fameuse ‘’Bleuite’’ ou ‘Force K’ fera des ravages parmi les nouveaux maquisards instruits                                                                                                                              

Soupçonnés de trahison et d’infiltration par une hiérarchie guerrière traquée –Il faut toujours reconnaitre à Si Mabrouk (Bousouf) cette initiative de sauvetage des intellectuels et lettrés algériens de l’époque, par la création du fameux MALG »                                                                                              « Très bien si Hamza, rak mâa tarikh » dira le professeur Si Ramdane qui reprend son récit : «  Kaddour qu’est ce le MALG ? »  L’étudiant Kaddour : » Ma âla balich Cheikh hadi ma Qrinahach »                         « Très bien, le MALG, veut dire : Ministère de l’Armement et des liaisons générales-.Ce sont donc ces promotions de grévistes qui seront, quelque part, le noyau dur de ce corps, mis en berne juste après l’indépendance. –Si Mabrouk- l’usage de pseudo pour nos Services vient-il de ce premier réflexe ?- payera un peu son parrainage d’un autre illustre inconnu. Boumediene, qui récupéra ce qui resta du MALG après 1962.Il faut dire aussi qu’il n’en restait plus grand-chose : la plupart se sont retirés. N’y sont restés que ceux qui n’avaient pas d’autres perspectives. Souvent, le lien entre le MALG et les ‘’Services ‘’ algériens est-il donc une fiction ? « Un peu « , répond le vieux postier qui ajoute : » Il s’agissait d’allégeances presque personnelles et de raisons d’animosité entre Bousouf et Boumediene. ».                                                                                                                                                                  Le professeur Si Ramdane enchaine : « Le reste de l’histoire des ’’Services ‘’ algériens, ne vient pas du MALG dont l’association ne verra le jour que durant les années quatre-vingt dix, lorsque, après l’indépendance, on me demanda de rester dans les ‘’ Services’’, j’ai répondu : avant j’avais un ennemi et maintenant ? Dois-je surveiller et dénoncer mes voisins ?- L’histoire de cette rupture sera dramatique et ses élites. On datera de la fameuse Bleuite ce rapport de psychologie de la méfiance entre l’homme au pouvoir et l’homme des lettres, le Chef et le Clerc. On datera aussi de l’histoire de Boumediene avec Bousouf et du parricide de cette époque, la psychologie de méfiance entre l’intellectuel et l’homme des ‘’Services’’ le premier  se complaisant dans un rôle fixé d’opposant non négociable et le dernier, dans celui du commissaire politique piégé par son statut de gardien des  commandes, de l’orthodoxie. Le faiseur d’opinion et d’idées contre les faiseurs de manipulation et de PV. Dans le panthéon. Kasdi Merbah, Khalifa Belaroussi, ou Zerhouni Ahmed Allah yerhamhoum, n’est que des noms et des épisodes. Toute une histoire de filiation interrompue entre les lycéens et les ‘’anciens’’ ou entre le MALG et ses pseudo-héritiers, à méditer et à écrire un jour. Fhemt ya Kaddour ?» L’étudiant croit comprendre : » Rani fhemt allaâb kifach kane yemchi, bessah, qui sont les ‘’Services’’ et le MALG ? »  « Hadj Moussa, Moussa Hadj, » répond  Le professeur qui jette un regard sur sa montre : «  Rah ouakt Al Adhan. Saha Ftourkom ! »


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