DzActiviste.info Publié le mer 7 Août 2013

AL HALQA (29) Les conférences De Si Ramdane Fi Ramadhan – Si Le 5 Juillet 1962 Pouvait Parler

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Par : Abdelkader BEN BRIK

al halqaLe Professeur Si Ramdane, nous parle aujourd’hui du 5 juillet 62. Une date qui devrait être conservée jalousement par tous les Algériens nationalistes. Le professeur Si Ramdane bouscule les esprits de ses voisins dans son Halqa : « On venait de commémorer le 49ème anniversaire de la reconquête de notre souveraineté nationale, après une lutte qui a durée 132 années. Contre un colonialisme sans état d’âme et sanguinaire. 49 années déjà passées. Je ne comprends pas pourquoi quant il s’agissait d’un match de foot Ball, les drapeaux verts et blancs, sont plantés partout dans les maisons collés aux fenêtres et balcons, mais pour commémorer l’anniversaire de notre liberté, on a rien vu. Ah, si le 5 juillet 62 pouvait parler, il nous livrera certains événements passés sous silence durant sa période. Il nous raconte surement les événements des maquisards et les faux maquisards, les militants et les traitres, il nous livre leur secret, on nous montrant ceux qui tiraient à blanc durant la Révolution, tiraient à boulets rouges sur leurs frères, et leurs mères, l’Algérie aujourd’hui. Si le 5 juillet pouvait parler, il nous dira comment les patriotes sont horrifiés par ceux qui courraient à cette époque, à partir du 19 mars 62 derrière les postes brandissant un titre d’ancien moudjahid , alors que le seul titre dont ils pouvaient se prévaloir, c’était les titres de propriété de terrains, d’usines, des hectares de terres, des villas luxueuses, des bars des débits de boisson qu’ils venaient d’acquérir grâce à leur opportunisme et leur fausse légitimité de combattant, car le vrai combattant nous dira le 5 juillet 62, c’est celui qui dépose les armes à l’indépendance, et non celui qui les a récupéré le 19 mars 62 pour en faire un instrument de conquête des richesses de ce pays » L’Etudiant Kaddour, troublé il apostropha le professeur : « Cheikh, il ya aussi le Premier Novembre 54, Ma âla balich, mais je veux bien le savoir ! »
Le professeur tapa sur le dos de Kaddour : « Je sais bien, qu’on vous a jamais expliqué le sens du patriotisme, mais si le 5 juillet et le 1er Novembre, pouvaient parler, ils auraient dit : On ne les a pas vus ces combattants qui écrasent leur frères après s’être écrasés devant l’armée française. Que répondre à cette terre irriguée du sang des martyrs ? Le 5 juillet 62 pouvait aussi nous révéler, que les vrais patriotes, n’avaient jamais cherché à avoir un fauteuil ou strapontin pour prendre leur part de butin. Ils ne se sont pas battus pour ça VOYANT ! Ils ont du sang de la patrie, Ils activent jusqu’à nos jours dans le bénévolat. C’est pourquoi, ils se sont battus encore une fois contre le terrorisme, pendant que les faux combattants se la coule douce, et d’autres on envoyé leurs enfants en Amérique, loin du combat quotidien que les Algériens avaient menés contre un terrorisme aveugle. Voyant ! La vérité ne se cache pas ! OUI, pendant qu’on se battait contre un terrorisme barbare et sanguinaire vous avez mis vos enfants à l’abri, aux Etats-Unis d’Amérique et vous vous acclamez aujourd’hui devant les martyrs que vous êtes des PATRIOTES !
Si le 5 juillet 62 pouvait parler, il dénoncera sans doute, les opportunistes d’aujourd’hui, ceux à qui nous leur avons appris le militantisme, après l’indépendance, malheureusement ils se vantaient aujourd’hui d’être des anciens chefs maquisards !! Ah Ya juillet 62, tu es responsable de tous, et tu dois parler et dire la vérité. Montrez nous les Harkis, les traitres, les agents d’influence de la France et les bons militants, tu dois dire aux coureurs de poste et portefeuille que la Révolution de Novembre les condamne » Le vieux postier n’a pas pu se retenir, il avança : « Malgré leur richesse h’ram leur conscience ne sera jamais tranquille, Finalement cette fronde de juillet 1962 a eu, en définitive, l’effet d’un pétard mouillé. Elle a en réalité, fait beaucoup plus de mal sans échos que celui du colonialisme qui était connu, le Gaouri aux cheveux blancs et yeux bleus ». Le professeur continu son récit : « Juillet 1962, nous dira, comment les éléments des deux wilayas 4 et 5, se sont affrontés à balles réelles entre eux, dans la région de Chlef (ex Charon) Il nous dira aussi comment Da El Houcine, a pris les armes pour dire son mot à Michelet et Fort National, Il nous dira comment le colonel Moha Oulhadj s’est énervé et Boudiaf mis dans un cachot et le colonel Chaâbani exécuté à tord ! L’Algérie est sorti indemne de ces tentatives de déstabilisation le lendemain de l’indépendance, l’Algérie, en plus, est sortie grande. Plus que jamais, grâce à son peuple, qui est le seul héro et l’unique famille révolutionnaire, qui est sorti dans la rue comme en décembre 60 pour dire ‘’Sept années, ça suffit’’. Et aujourd’hui , il continu de dire Y’en a marre ! Ah ! Ya juillet, si tu pouvais parler, tu nous diras, toutes ces mises en scène impressionnantes, derrière des hystéries collectives, où la discipline paramilitaire ajoute à la folie de tous, pour des intérêts si temporels qu’ils en sont inavouables. Il nous parle de la fraction du capital qui aspire à l’hégémonie, et qui entretient démagogies et bandes armées pour arriver à ses fins : s’emparer du pouvoir d’Etat et l’orienter selon ses intérêts. Il nous parle de la tendance néolibérale qui ne peut progresser qu’en cessant le consensus social qui fait l’Etat algérien, du moins tel qu’il s’est constitué sous Houari Boumediene. Il nous parle de la mafia politico-financière, cette fraction parasitaire du capital, qui ne veut plus de cet Etat, parce que cet Etat bride ses appétits, et qu’il peut à tout moment rouvrir les dossiers, donc l’exproprier. Ah ! Ya juillet 62, si le temps recule. Mais malheureusement c’est l’heure d’Al Adhane, Saha ftourkom Et surtout Saha Aidkoum et à l’année prochaine Incha-Allah


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