DzActiviste.info Publié le dim 14 Juil 2013

AL HALQA (5) Les Conférences De Si Ramdane Fi Ramadhan – Les Années Des Applaudissements

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Par : Abdelkader BEN BRIK                                    

elhalqaDans la Halqa, d’aujourd’hui, un grand drap blanc et froissé fait office d’écran. On croit voir des personnages mais il s’agit, en réalité, de simples silhouettes dont il est difficile de déterminer la consistance. Cela laisse aux spectateurs qui applaudissaient, une grande latitude de spéculation. Les plus âgés  applaudissent toujours, même sans comprendre. C’est con, mais c’est comme ça ! Même quand la décision de brader nos usines et mettre les travailleurs algériens en chômage est tombée comme un couperet, on a applaudit. Dira le professeur Si Ramdane. Qui continu dans son récit : « On avait appris l’habitude et le pli de nos parents quand ils se rendaient au café Maure, ils  applaudissent le serveur. Au bain Maure aussi, il fallait applaudir le ‘’Motcho’’ qui nous ramène les sorties de bain. On avait applaudis aussi le choix d’une croissance reposant sur les industries de base nettement apparue dès le démarrage du plan triennal. Le dévolu à l’industrialisation dans  la stratégie du développement peut aisément s’expliquer par la volonté du planificateur et promouvoir un développement autocentré et intégré de l’économie nationale. L’analyse de la structure des investissements au cours des trois premiers plans de développement, traduit nettement cette priorité puisque durant cette période plus de 60 % de l’investissement global était accordé à l’industrie (industrie lourde et industrie d’exportation) Cette politique d’investissements massifs a abouti à des résultats moyens. Néanmoins, l’option en faveur d’une industrie fortement capitaliste n’a pas manqué d’être à la source de déséquilibres financiers. Alors Kaddour ! Tu devrais savoir cela ? » L’étudiant répond par la négative : Ma âla balich Cheikh hadi ma Qrinahach » Là le vieux postier enchaine : » J’ai vécu ces années ,de même l’orientation vers les grands projets faisant appel à des technologies de pointe a généré d’inévitables relations de dépendance » Le professeur reprend le récit : « On a applaudis aussi durant les années quatre-vingt, une situation qui n’a pas manqué de se traduire au niveau des équilibres externes par une aggravation de la dette extérieure du pays et une dépendance plus accrue de notre économie à l’égard du marché capitaliste, supervisé par le F.M.I. On a applaudis les contrats « clé en main », « produits en main » « direction en main » « commissions des achats en main » « corruption en main » dilapidation en main

Toutes les mises en œuvre pour l’importation des équipements n’ont pas permis la maîtrise des technologies importée. On a applaudis aussi, l’ampleur des dépenses consacrées chaque année dans le programme pour l’approvisionnement de nos industries en matière première, demi-produit, constitue le symptôme le plus épatent, quant à leur fragile viabilité. Les tensions enregistrées au niveau de nos moyens de paiement extérieurs, ces deux dernières années, ont amplement confirmé ce fait. Mais subitement, on s’est arrêté d’applaudir ces dernières années. Une prise de conscience ou simplement on a perdu les mains pour applaudir !? » Ami Ahmed l’ancien cadre du PPA,  dira : « qu’il n’y a plus de spectacle pour l’applaudir. Vrai ou faux ? La souveraineté, applaudis, était au début des grandes nationalisations et institution des premiers monopoles d’Etat dans le secteur des assurances et des banques ; Toutes les ressources minières du pays passent sous contrôle de l’Etat, la majorité a applaudis,. Dans les finances, la banque nationale d’Algérie est créée le 13 juin et le crédit populaire d’Algérie le 29 décembre. L’année 1966, s’est achevée avec des applaudissements populaires, par l’adoption de la charte communale et la préparation de la première élection de l’Algérie indépendante (Mai- Décembre 1966) » Si Ramdane, dira finalement qu’on a tellement applaudis, qu’on est devenus nous même source des applaudissement du FMI et de la banque mondiale, parce que tout simplement on était un bon élève, dans un Halqa mofrigha, on n’a rendu la dette mais on n’a pas sanctionné son  provocateur.  Quant un premier ministre a déclaré que les affaires des uns et des autres sont arrivé à 26 milliards de dollars, il n’avait que le peuple qui a été surpris.

Le processus de nationalisation se continue par la nationalisation des sociétés pétrolières anglaises et américaines le 5 juin. Les ambitions nationales de souveraineté et d’industrialisation sont clairement proclamées par le plan triennal (67 – 69). Les premières sociétés nationales voient le jour à cette même période. Ainsi naissant SONACOM et SNMC (juin Décembre 1967) sous les applaudissements des travailleurs. Souveraineté toujours, souveraineté encore…L’année 1968, commence par l’évacuation totale de la base militaire navale de Mers El Kabîr, avant dernier bastion de la présence militaire française en Algérie, sous les applaudissements des nationalistes algériens. Elle se poursuit entre Mai et juillet par la nationalisation des consortiums étrangers de distribution des produits pétroliers, de 27 sociétés étrangères spécialisées dans la construction mécanique, les engrais et le matériel de construction. Tout est fait sous les applaudissements de la majorité. Et avec les applaudissements L’Algérie a signé des traités de bon voisinage avec le Maroc La Tunisie, le Niger, le Mali la Libye Et la Mauritanie Les années des applaudissements n’en finissent pas.

Ainsi le 15 janvier 1969, la mise en place du Service national de 24 mois. Cette institution qui participa de façon active au développement du pays se verra confier des travaux d’importance à son actif, nous pouvons citer la route transsaharienne, le barrage vert et bien d’autres réalisations, réalisés par les bras des enfants du peuple de cette majorité qui applaudit ; El Hadjar, géant de l’industrie était inauguré en juin 1969, il donnera à l’Algérie un outil sidérurgique de taille. C’est également au cours de ce mois qu’entre en fonction le Complexe d’ammoniac et d’engrais azotés d’Arzew, sous des applaudissements. Le 15 juin 1970, encore des applaudissements, pour la nationalisation des inserts de six sociétés pétrolières étrangères : Mobil Oïl, Amif, Shell, Philips, Petrolum, et le 12 novembre nouveaux applaudissements pour la nationalisation des sociétés américaines opérant en Algérie (New mont Overseas) Un grand éclat d’applaudissement a eu durant l’année 1971 et le 24 février, c’est une des plus importantes dates de l’histoire moderne de l’Algérie, c’est en effet, ce jour de l’année 1971 dés que nous avons entendus le mot ‘’QARARNA’’ qui a vu la nationalisation des hydrocarbures qui va donner une impulsion nouvelle à l’industrie pétrochimique algérienne. Le 17 Mars, le premier pétrolier algérien le ‘’Hassi Messaoud’’ entrera dans le port d’Alger sous les applaudissements des dockers et des officiels venus pour la circonstance, et le 12 avril sera signée ‘’la loi fondamentale sur les hydrocarbures’’, sous les applaudissements. Le 7 Novembre 1971, nouvel applaudissement chez les paysans. Ce monde paysan n’oubliera pas cette date ; car elle est celle de la signature de l’ordonnance relative à l’application de la Révolution Agraire. Le 16 Novembre sera signée une autre ordonnance : celle relative à la gestion socialiste des entreprises, sous les applaudissements des milliers de travailleurs « Arzew El Jadid » premier port méthanier du monde est inauguré en même temps que le complexe GNL 1, le 28 février 1978, sous des applaudissements.»            A cette époque est selon le recensement de 1977, la population algérienne était estimée au premier janvier 1978 à 18.250. 000 habitants. Le 19 Mai 1975, 1500 délégués rassemblés au palais des Nations donnent naissance à l’Union National des jeunes Algériens (U N J A) à l’occasion du Congrès constitutif de cette organisation de masse. Une conférence nationale s’était déroulée le 19 mai 1975. (5 au 10 janvier 1979) sous des applaudissements qui ont durés plus de 15 minutes sans interruption.

Aujourd’hui, plus rien, on n’applaudis plus ! Tu sais pourquoi ya Kaddour on applaudit plus ? » : «  Ma âla Balich Cheikh, hadi ma Qrinahach ! »Et le professeur qui réponds : «moi aussi,kif kif hadi ma Qrinahach, et c’est l’heure du Adhane, à demain

Saha ftourkom.


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