DzActiviste.info Publié le sam 13 Juil 2013

Al Halqua (4) Les Conférences De Si Ramdane Fi Ramadhan – Une Epoque Et Des Hommes

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Par : Abdelkader  BEN BRIK         

halqaLe professeur Si Ramdane, a décidé aujourd’hui, de nous parler d’une époque et de ses hommes, c’est l’époque de Bouziane Al Qalaïi, d’Amar Benguela, et de Jean ‘’Caillou’’ Des hommes qui se sont rebellés contre l’autorité d’occupation et aujourd’hui relégués dans les oubliettes.

« Al youm, nous allons évoqués des gens disparus depuis, des gens que toute une génération de l’indépendance ignorait, voir même les responsables, ils sont beaucoup ces militants et même des ministres avec qui nous avons discutés sur ces hommes de l’Algérie, ont avoués leurs ignorance complètement de l’histoire et l’itinéraire de ces hommes : Âmar  Benguella, Bouziane Al Qalaïi, El Habraoui et Jean’’ Caillou’’…

Bouziane Al Qalaïi, était un personnage courageux descendant de Beni  Chougrane région du Dahra, né en 1838 à Al Kalaâ, à 25 ans, il devient un grand cavalier incontestable et redoutable dans sa région. Il était très courageux, très juste et homme d’honneur, le 13 août 1873, Bouziane Al Kalaïi barra la route à El Hadj Mohamed Ben Abdallah, un riche propriétaire d’Al Asnam (Chlef) et très dévoué à la cause française en Algérie,  qui s’est rendu en calèche en visite de sa fille, à son retour il fut intercepté par Bouziane Al Qalaï, qui le délestait de tous ce qu’il possédait sur lui, mais comme première avertissement, il lui laisse la vie sauve, on l’instruisant de ne plus s’en prendre à la population Algérienne.

Par ailleurs et prés de Perrégaux aujourd’hui Mohammedia, un Caïd est assassiné ; sur dénonciation d’un cousin de la victime, l’autorité d’occupation a appréhendée la population du grand du douar. Bouziane Al QalaÏ, informé qu’un Caïd traitre a été exécuté et les français ont arrêté la population du grand du douar, le jour du Souk, Bouziane Al Qalaï fera irruption et mis la main sur le collabo, dénonciateur et devant tous les présents, il traita le dénonciateur de lâche, de vendu, de fils de chien, en ajoutant un ultimatum : Bouziane dira «  Tu vas maintenant et sans tarder chez l’administrateur colonial, ce Gaouri, tu va lui dire si les innocents  ne seront pas relâchés, je tuerai l’administrateur et toi avec ». Le lendemain  les innocents ont été relâchés. L’administration savait que Bouziane est un homme d’honneur et respectait sa parole.

Bouziane Al Qalaïi, fait partie d’une espèce d’homme, introuvable aujourd’hui. Il ne cultivait pas seulement les qualités d’homme d’honneur, il était un résistant résiduel de ceux que l’Emir Abdelkader a enfantés, ces gosses de la fin de l’époque d’Abdelkader, qui sont devenus des révolutionnaires contre l’ennemi Français et ses serviteurs de traitres. Ils ont perpétués la résistance contre l’occupant. Voilà pourquoi Bouziane il s’est attaqué aux Caïds. La France coloniale a mis à sa recherche pour le capturer, les cavaliers et les Goumiers de toutes les communes mixtes de la région d’Oran, Les gendarmes supervisaient  deux compagnies de Zouaves, Un pelletons de Spahis avec ordre ‘’Ramenez Bouziane Al KalaÏi Mort ou vif’’. Le 30 décembre 1874, l’administration coloniale, a rédigée un rapport qui a été envoyé à Paris, pour informer de la révolte de Bouziane Al Kalaïi qui s’est insurgé contre l’autorité d’occupation française, alors qu’en 1892, le Conseil Général, vota la mise à prix de la tête de Bouziane Al Kalaïi à 125 000 francs. La France considère la rébellion de Bouziane Al Qalaïi, comme une continuité de la résistance de l’Emir Abdelkader, elle dura 13 années. Avant que Bouziane ne soit capturé suite à une dénonciation par un traitre nommé Benyoucef. Bouziane Al Qalaïi condamné arbitrairement à mort, il sera pendu à Mohammadia, à l’âge de 39 ans, le 20 Juillet 1876 à l’aube, en lieu et place de l’actuel jet d’eau du jardin public de Mohammadia wilaya de Sig et qu’on a jamais évoqué »

Kaddour l’étudiant demanda au professeur Ramdane : «  Cheikh ! Pourquoi  n’a ton jamais évoqué ce brave patriote ? »  Le professeur qui répond : »Ce n’est pas à moi qu’il faut poser cette question.  Il y a aussi Âmar Benguella, vous connaissiez peut être ? » Tout le monde répondait par la négative, sauf le vieux militant du PPA/MTLD : « Qui est ce Âmar Benguella », demande l’universitaire ? » le vieux postier qui secoue sa tête en murmurant : «  Si vous ne connaissiez pas Âmar Benguella, vous ne connaissiez jamais la révolution contre l’hogra oua dholm  » Le professeur Si Ramdane indiqua que Âmar Benguella est aussi un patriote, qui s’est rebellé contre l’injustice, il abattra un dangereux colon, qui méprisait les Algériens et les spoliaient de leurs terres  et biens : « Âmar Benguella prendra ensuite le maquis, dans les années quarante. Il souhaitait que tous les algériens s’insurgeaient contre l’occupant sans faire de politique, il dira à ses interlocuteurs qu’il faut nettoyer le pays de l’occupation française et des traitres comme les caïds, les Bachagha les Spahis et les engagés volontaires, et ensuite faire la politique. Âmar Benguela, il n’était pas un tueur, avant que le caïd met à sa poursuite des dizaines de pisteurs pour le tuer, le caïd leurs disaient, il faut tuer ce chien de Âmar, alors Âmar prépara un bon coup au caïd. Assisté de sa femme qu’il a épousée d’un amour mutuel, puisqu’elle était destinée de force au fils du caïd, il l’a enlevée. Avec ses chaussures rouges elle traversa un jour le douar devant le caïd, qui a crû avoir Benguela en la suivant, mais c’était Âmar Benguela qui embusqué, attendait le caïd au premier buisson, il recevra deux détonation de chevrotine et  tomba raid mort. Depuis l’autorité d’occupation a mis tous les moyens pour appréhender ou tuer Âmar Benguela. De douar à douar de Mostaganem à Relizane à Tiaret, et jusqu’à Tenes, Âmar Benguela a marquer le terrain de la lutte Révolutionnaire, lui et Bouziane Al Qalaïi, ils étaient un trait d’union entre la résistance de l’Emir Abdelkader et la Résistance de Novembre 1954.  Benguela comme caïd Bouziane, il a été donné par un Juda arabe, il fera face aux gardes mobile durant toute une journée et aux Sénégalais venus en renfort jusqu’à la dernière cartouche. Il tomba au champ d’honneur en héros, un héro qui tout seul a défendu les algériens. Tout seul a monté une révolution, malheureusement non suivi et assisté à cette époque. Je vois Kaddour qui apprend une partie de l’histoire » « Oui Cheikh toute cette histoire Ma Qrinahach » Alors le professeur suit son récit : « Al Habraoui est un autre héro seul dans la plaine du Sig, il fera face aux collabos et Caïds, son histoire est semblable que celle de Âmar Benguella, Bouziane Al Qalaï.  Aussi, Je vous demande et je m’adresse à tous les Algériens et surtout les députés, les sénateurs  et ceux qui prétendaient être des militants, s’ils connaissaient le Chahid Jean ‘’Caillou’’, je ne crois pas, je vais vous raconter son histoire. Jean le Tiarti, un jeune Algérien, très pauvre, son prénom était Mohamed, comme il est inscrit à l’Etat civil de la ville de Tiaret.

Pour une affaire de hogra, il fera l’objet de recherche par l’autorité colonialiste, pour CBV aggravés de fuite, c’est ce que l’occupant déclarait chaque fois. Mohamed arrêté, jugé arbitrairement et condamné dans les années trente à 20 ans de bagne et travaux forcés à Cayenne. Il passera 20 longues années à casser des petits cailloux en prison d’où son surnom de Jean ‘’caillou’’. Libéré après avoir apuré sa peine, il retourna à Tiaret plus nationaliste, plus patriote et plus Algérien, plus révolté contre la France colonialiste, il sera parmi les premiers hommes à rejoindre le maquis au déclanchement de la Révolution de 1954. Il tombera Chahid dans les monts de l’Ouarsenis en 1958, les armes à la main. » Tout les présents répéteront ensemble Allah Yarham  Chouhadas. Kaddour l’étudiant qui représente la nouvelle génération étonné : « Cheikh, on nous a jamais parlé de ces héros, ils nous parle toujours et à chaque fois de Zabana, Ben Mhidi, Ben boulaïd…et rarement d’Amirouche d’El Haouas.. » Le professeur intervient : «  C’est normal ya Kaddour ‘’Faqid cheii la yoôtih’’, Ils ne peuvent pas nous écrire l’histoire de notre Révolution, parce que, c’est le rôle des députés d’interpeller le gouvernement et surtout le ministère de la culture et celui dit des moudjahidine pour l’écriture de notre histoire. Ces mêmes gens ces mêmes responsables depuis 62, certains ont pris les armes le 19 mars 62. Ils ne peuvent même pas nous préciser la date de la mort par exemple du Chahid Adjal Belatrech. Ces opportunistes nous ont faits beaucoup de mal, et c’est à cause d’eux qu’aujourd’hui ‘’Achaâb Yourid…..’’ Aya, les murs ont des oreilles, et la place est pleine de Baltageia, tahia tahia tahia ,

Saha ftourkom. 


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