DzActiviste.info Publié le dim 19 Fév 2012

Alexandra : la petite prisonnière de Gdyel, Oran

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Alexandra Kamguia, une petite fille subsaharienne néele 21 janvier 2012, se trouve actuellement à la  prison des femmes de Gdyel, une communed’Oran,  avec sa maman et ce depuis le 29janvier passé, le jour où cette maman a comparu devant le juge de la  chambre pénale du tribunal d’Oran. MaitreDjedid  avocat de la LADDH a demandé aujuge de reporter le procès pour défaut de présence d’un interprète. Le procèsest prévu le 19 février 2012.
La maman Anne Marie Ngombie est  de nationalité camerounaise, elle a étéarrêtée par la police d’Oran dans l’enceinte de l’hôpital d’Oran, service de lamaternité et présentée au procureur le 25 janvier 2012 avec sa fille,  pour le délit d’immigration illégale.
La maternité de ce sinistre centre hospitalo-universitaire est devenue un véritable terrainminé pour les mamans subsahariennes enceintes, qui sont systématiquementcontrôlées par la police. Déjà, deux mères migrantes ont été arrêtées durant lemois de novembre de l’année écoulée et expulsées vers la frontière malienne enlaissant derrière elles, leurs bébés dans le commissariat central d’Oran.
Il est regrettable de l’annoncer, que l’un des  cinq bébés laissés au commissariat ennovembre  2011, en l’occurrence  Amed, un bébé de 7 mois est décédé dernièrement. Amed avait un problèmerespiratoire et il était sous surveillance médicale à l’hôpital d’Oran. Maisune fois que sa maman ait été arrêtée, le bébé a été arraché de cette prise encharge médicale et remis à sa maman dans les geôles du commissariat central.Confié à une subsaharienne étrangère à sa famille après l’expulsion de la mamanà Tin-zaouatine, a été fatale sur l’état de santé du bébé.
Pas le moindre soupçon d’empathie à l’égard  de la maman et du bébé, ni de la part de lajuge qui a condamné la maman de Amed pour délit d’immigration illégale, ce qui adéclenché la procédure d’expulsion,  nide la part des policiers qui ont procédé à ce type d’arrestation honteuse.
Le SNAPAP exprime ses fortes inquiétudes à propos d’une éventuelle expulsion du bébé Alexandraet condamne énergiquement les expulsions des femmes  enceintes ou avec bébés, ainsi que les mauvaistraitements que certains fonctionnaires infligent aux subsahariens et auxétrangers noirs et chrétiens.  
Le Snapap signale que les procédures actuelles desexpulsions aux frontières des subsahariens constituent un véritable fond de commerce à tout un réseau maffieux quiprofite de la détresse de ces personnes vulnérables. Les charognards, dont lamajorité,  sont des fonctionnaires del’Etat, affament les migrants durant leur voyage qui peut durer 3 à 4 semaines,les obligeant ainsi à s’auto-dépouiller pour qu’ils puissent acheter de la nourriture ou des couvertures à desprix exorbitants. De ce fait, le SNAPAP considère qu’il est impératif depermettre aux ONG d’avoir accès à toutes les étapes des expulsions sans aucunerestriction, notamment dans les zones du sud et même de sursoir aux expulsions.
                                                                     
P/ Le Président du SNAPAP
Le chargé  duDossier Migration.
Fouad HASSAM


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