DzActiviste.info Publié le mar 21 Fév 2012

Alexandra, la petite prisonnière devant le juge

Partager

COMMUNIQUE
Alexandra : «la petite prisonnière de Gdyel» devant le juge.
Agée à peine d’un mois, Alexandra Kamguia, risque une expulsionvers les frontières Algéro maliennes dans les jours qui suivront le délibéré duprocès qui s’est tenu hier le 19 février 2012 au tribunal d’Oran. La séanceétait assez choquante. La maman, Anne Marie Ngombie, une camerounaise accusée d’immigrationillégale, se présente devant le juge, dans ses bras un tout petit bébé enpleurs, bien couvert contre le froid glacial de cette matinée.
Le juge ne supportant pas les cris déchirants de l’enfant, demandaà ce que la prévenue quitte le déroulement du procès, laissantsa défense à ses quatre avocats. Alexandra Kamguia, une petitefille subsaharienne née le 21 janvier 2012, passe depuis le 25 du même mois, ses premiers jours de sa vie dansles dortoirs de la prison des femmes de Gdyel, une commune située à 20 km de la ville d’Oran. La maman neparlant pas l’arabe et loin d’être une délinquante, passe des moments très difficiles avec son enfant dansune cage pleine d’incarcérées avec une situation sécuritaire des plusdéplorable. Le bébéest menacé quotidiennement de mort, notamment les nuits, lorsqu’elle se met àpleurer. Le procèsétait prévu initialement le 29 janvier 2012. Reporté sur la demande de MaitreDjedid, avocat de la LADDHde Tlemcen, pour exiger la présence d’un interprète comme l’exige la loi, il s’esttenu hier le 19 février.Contrairement aux autres procès réservés aux subsahariens, le procès d’AnneMarie Ngombie a duré environquarante minutes, grâce à la perspicacité de sa défense, qui a axé saplaidoirie sur le contenu des textes internationaux que l’Algérie aratifiés, principalement celui relatif à la convention des droits de l’enfant.En effet,c’est la présence de ce bébé qui a fait que cette affaire est loin deressembler aux autres procès expéditifs que l’appareil répressifréserve aux gens de couleur. Le magistrat qui s’est habitué les yeux fermés àjuger les affairesd’immigration clandestine de subsahariens sans prendre la peine de les regarderdans le blanc des yeux, atrouvé lors de ce procès toutes les difficultés devant la défense pour clore ledossier. LeSNAPAP considère qu’il n’y a pas lieu d’appliquer dans toute sa rigueur la loirelative à l’entrée et le séjour des étrangers sur le territoirenational, à l’encontre de ce bébé. On saura en date du le 26 février prochain,lors dudélibéré, si le juge de confession musulmane va faire preuve d’humanisme et debonté envers ce bébé chrétien,où bien au contraire, il va le condamner tout comme sa maman et leur infliger l’abominableexpulsion de 2400km vers Tamanrasset, pour les entasser avec les centaines de subsahariens quicrèvent dans les commissariatsde cette ville, qui historiquement maltraite les noirs africains.
P/ LePrésident du SNAPAP
Lechargé du Dossier Migration.
FouadHASSAM
النقابة الوطنية المستقلة لمستخدمي الإدارة العمومية
Syndicat National Autonome des Personnels de
l’Administration Publique
SNAPAP
المكتب الوطنى
23 شارع بوعلام زرياط
بال فور الحراشالجزائر العاصمة
021 26 67 الهاتف / الفاآس79
Email:snapap_snata@yahoo.com
www.maisondessyndicats-dz.com


Nombre de lectures: 311 Views
Embed This