DzActiviste.info Publié le mer 16 Avr 2014

Alger : la psychose s’installe à la veille du carnaval électoral.

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À la veille de la présidentielle : les marchés et les stations-service pris d’assaut par les Algérois

 le 16 avril 2014 à 13 h 32 min – Massissilia Chafai.

À la veille de l’élection présidentielle, les marchés de fruits et légumes, les supermarchés et les stations-service sont pris d’assaut par les Algérois. Ce mercredi, au marché Clausel, dans le centre d’Alger, des centaines de personnes se bousculent pour faire des provisions, a-t-on constaté sur place.

Il était presque midi, et à l’intérieur comme à l’extérieur du marché, il est  difficile de se frayer un chemin. Les gens semblent pressés de remplir leurs couffins. Un long week-end, plein d’incertitudes, les attend. « On dirait que ça sera la fin du monde ! », s’étonne une sexagénaire qui dit ne pas comprendre pourquoi les gens ont « aussi peur ». Pour elle, il n’y a aucun risque d’instabilité. « Ce n’est qu’une élection présidentielle, tout se passera bien. On est fatigué de voir de la violence et du sang », explique-t-elle.

Si cette dame est confiante, ce n’est pas le cas de beaucoup de commerçants et de clients. « Les gens ont peur, Il y a beaucoup de monde, ils viennent faire leur ravitaillement au cas où ! », explique un des commerçants. Pour lui, cette panique a été engendrée par les médias. « Les gens lisent dans les journaux et regardent à la télé des choses qui les affolent », dit-t-il en souriant. « Je suis venue rapidement pour faire des courses, car j’ai peur que les choses ne se passent pas normalement demain », avoue Hdjila, la quinquagénaire. « Je ne l’espère pas, franchement, nous avons trop souffert et nous ne sommes pas prêts à subir plus », ajoute-t-elle.

Les caisses des étales sont presque vides, les gens se bousculent chez les vendeurs de fruits et légumes, légumes secs, viande entre-autres. « Je fais la chaîne, je n’ai pas le choix, les gens ont peur et c’est tout à fait normal. Je préfère prendre mes précautions en achetant tous ceux dont j’ai besoin », explique Hanane, une jeune fille qui attendait son tour chez le vendeur de poulet. Pour une dame, la trentaine, qui tient un étal d’épices, « c’est du jamais-vu ». « Même au mois de Ramadhan, je n’ai pas vu autant de monde », s’étonne-t-elle. « Les gens achètent de tout et de grosses quantités », explique-t-elle, l’air surprise.

Les personnes interrogées semblent être préoccupées par le résultat du scrutin et le risque de violence. « Il ne faut pas que ce qui est arrivé dans d’autres pays nous arrive. Il faut dire que nous avons plus de liberté qu’eux, et puis nous n’allons rien gagner, au contraire, nous allons tout perdre », prévient un marchand de fruits et légumes. « Espérons que tout ira bien », dit-il en soupirant.


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