DzActiviste.info Publié le mer 4 Juil 2012

Algérie: 03 ou 05 juillet 1962,… bref recueil de l’anniversaire de l’indépendance 07/2012

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Mustapha Ben boulaid le lion des Aures

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Mustapha Ben boulaid est un des chefs historiques de la révolution algérienne, né en 1917 à ARRIS, dans les Aurès, mort en 1956. Il appartenait à la tribu des Ath Daoud, appelée également Touaba, autrefois puissante mais démenbrée par la colonisation française.

Sa famille était sédentarisée de sorte que le jeune mostefa put faire des études primaires a l’école de Batna. Il en ressortit avec le certificat d’études primaire, ce qui était, à l’époque, un diplôme élevé pour un jeune Algérien, issu d’un milieu rural.Il fit son service militaire au 11ème Régiment des tirailleurs Algériens, sortant avec le grade de caporal.

Il fit fut mobilisé au cours de la seconde guerre mondiale et participa aux combats : Ses faits d’armes lui valurent la croix de guerre et le grade d’adjudant. De retour chez lui, il obtint l’autorisation d’exploiter la ligne de cars Batna- Arris et prit la présidence du groupe des commerçants de tissus, ce qui lui permit de constituer tout un réseau de connaissances, qu’il allait utiliser plus tard. Il avait adhéré au PPA (1946) puis au M.T.L.D. qui avait remplacé le PPA (Parti du Peuple Algérien), interdit par les autorités françaises.

C’est sous la bannière de ce parti qu’il se présenta aux élections législatives de 1948 et, est élu triomphalement avec 10 000 voix, mais l’administration coloniale annule l’élection et nomme à sa place un « beni-oui-oui », Cadi Abdelkader. Il commence à être suivi de près par la police française.

Un rapport officiel des services français parle ainsi de M. Ben Boulaid : « Un homme du peuple, un homme d’action très évolué, conscient de la situation des musulmans, de leur désir d’évolution. » Un autre rapport de la gendarmerie de Batna en date du 27 Juin 1947 signale ses activités pour l’achat d’armes : « Le nommé Boulaid Mostefa se proposerait d’aller prochainement à Tunis.

De là, il chercherait à se rendre en Egypte. Il aurait fait demander par personnes interposées les formalités ». Après cet épisode (l’election), Ben Boulaid allait feindre de se retirer de la politique, mais clandistinement, il mit toute son énergie à répandre les idées nationalistes de sont parti.

Il entra aussi en contact avec les proscrits, les fameux « Bandit d’honneur », qui avaient pris le maquis à la fin de la 2 ème guerre mondiale. L’armée française entreprit de “nettoyer” le maquis mais l’opération se solda par un échec. M. Ben Boulaid est, à ce moment, un des principaux responsable de l’O.S. dans les Aurès et accumule un important dépôt d’armes qui servira le 1er novembre 1954.

Ben Boulaid acquit alors la conviction que les français n’étaient pas aussi invincibles qu’ils paraissaient et que l’heure était venue d’engager le combat pour l’indépendance. Il ne parvint pas, cependant, à convaincre Messali el Hadj, le chef du MTLD, de déclencher la lutte armée.

Les autres personnalités politiques refusèrent de le suivre, sauf Krim Belkacem, il décida de passer à l’action , en initiant d’abord le CRUA, Comité révolutionnaire d’unité et d’action, puis en participant au déclenchement, le 1er novembre 1954, de la Révolution. Il hypothèque ses biens pour financer la révolution.

Il est blessé par la police dans le Sud Tunisien en se rendant à la réunion du 25 octobre qui fixe la date de déclenchement de l’ insurrection. Le 1er novembre, il est à la tête de la Wilaya 1, d’où il dirige le déclenchement de l’insurrection. En janvier 1955, il entreprend à pied un long voyage qui doit le mener à Tripoli pour acheter des armes, accompagné de son guide Amar Mistiri.

Il est arrêté en février 1955 à la frontière tuniso-libyenne. Lors de son procès, le 22 juin 1955, il est rapidement jugé et condamné à mort, il s’évade le 4 novembre 1955 de la prison de Constantine, en compagnie de Tahar Zbiri, Laiffa Maghlaoui et reprend la tête du maquis auressien.

C’est la qu’il trouve la mort, le 27 Mars 1956 victime d’un colis contenant un poste de radio piégé parachuté sur son maquis par le Deuxième Bureau français, selon de nombreux auteurs français et algériens.

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HISTOIRE le Dr Ahmed FRANCIS un stratege de la revolution algerienne

1- Naissance et jeunesse

Ahmed Francis naquit à Relizane en 1912. Il effectua l’ensemble de

 ses études en France et obtint son doctorat en médecine à

l’Université de Paris. De retour en Algérie, il exerça sa profession

à Sétif en 1942.

2-Son militantisme politique avant la Révolution

Ahmed Francis débuta dans le militantisme politique alors qu’il était encore étudiant à la faculté française de médecine, et ce dans

le cadre de l’association des étudiants d’Afrique du Nord où

 

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il forma, avec Ahmed Boumendjel, une élite de jeunes intéressés par des recherches politiques liées à la question algérienne.
A son retour en Algérie, il reprit ses activités politiques avec 
Ferhat Abbès, dont il devint très pr

oche. Il participa à la création du Mouvement des Amis du Manifeste et de la Liberté. 

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Après les massacres du 8 mai 1945, il fut arrêté et transféré vers les camps d’internement du Sahara. Il y demeura jusqu’en 1946 avant d’être libéré.
En 1946, Ahmed Francis contribua à la création du 
Parti de l’Union Démocratique pour le Manifeste Algérien et fut désigné comme délégué

 du parti auprès de l’Assemblée Algérienne où il poursuivit son activité

politique jusqu’au déclenchement de la lutte de libération

3- Son militantisme durant et aprés la Révolution

Ahmed Francis ne rejoignit les rangs de la Révolution qu’en 1956 après l’adhésion de Ferhat Abbès. 
Après le Congrès de la Soummam, il fut nommé membre suppléant au

Conseil National de la Révolution Algérienne.
Il effectua plusieurs tournées en Europe et en Amérique Latine au service

 de la question algérienne au cours desquelles il rencontra de nombreuses personnalités politiques.

En juin 1958, il fut nommé secrétaire permanent au Congrès de Tanger pour l’Union du Maghreb Arabe. 

Il devint ministre des finances dans la première et deuxième formations duGouvernement Provisoire de la République

Algérienne présidé par Ferhat Abbès (1958-1961). Il participa aux premières négociations d’Evian.

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Il fut démis de ses fonctions après la destitution de Ferhat Abbès et quitta la scène politique jusqu’à l’indépendance. Après

l’indépendance, il fut nommé député dans la première assemblée constituante, puis ministre des finances.

HISTOIRE le 01 Novembre 1954 declenchement de la guerre d’Algerie

C’est au cours de deux réunions tenues le 10 et 24 octobre 1954 à Alger que le Comité des Six a mis les dernières touches aux préparatifs pour le déclenchement de la guerre de libération. D’importantes questions furent débattues par les présents :

 Le nom à donner à l’organisation dont la naissance était imminente et qui était destinée à se substituer au Comité Révolutionnaire pour l’Unité et l’Action. C’est ainsi que fut décidée la création du Front de Libération Nationale et de son aile militaire représentée par l’Armée de Libération Nationale.
La première mission du Front consistera à entrer en contact avec l’ensemble des courants politiques composant le mouvement national afin de les inciter à rejoindre les rangs de la Révolution et à mobiliser les masses pour la bataille décisive contre l’occupant français.
– Arrêter la date du déclenchement de la guerre de libération : le choix de la nuit du dimanche au lundi 1er novembre 1954 en tant que date de déclenchement de l’action armée obéissait à des données militaires tactiques, parmi lesquelles le départ d’un nombre important de soldats et officiers de l’armée d’occupation en congé de fin de semaine qui sera suivi par la célébration d’une fête chrétienne, ainsi que la nécessité d’introduire l’effet de surprise.
– Définir la carte des zones, désigner leur direction de façon définitive et mettre les dernières touches à la carte du plan d’attaque de la nuit du 1er novembre (carte des principales opérations du 1er novembre 1954)

– Première zone – Les Aurès : Mustapha Benboulaïd

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– Deuxième zone – Le Nord Constantinois : Didouche Mourad

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– Troisième zone– La Kabylie : Krim Belkacem

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– Quatrième zone – Le Centre : Rabah Bitat

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– Cinquième zone – L’Ouest Oranais : Larbi Ben M’hidi

– Définir le mot de passe pour la nuit du 1er novembre 1954 : Khaled et Okba

Appel du 1er Novembre 1954 au peuple algérien

PEUPLE ALGÉRIEN,

MILITANTS DE LA CAUSE NATIONALE,

A vous qui êtes appelés à nous juger (le premier d’une façon générale, les seconds tout particulièrement), notre souci en diffusant la présente proclamation est de vous éclairer sur les raisons profondes qui nous ont poussés à agir en vous exposant notre programme, le sens de notre action, le bien-fondé de nos vues dont le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre nord-africain. Notre désir aussi est de vous éviter la confusion que pourraient entretenir l’impérialisme et ses agents administratifs et autres politicailleurs véreux.

Nous considérons avant tout qu’après des décades de lutte, le mouvement nationale a atteint sa phase de réalisation. En effet, le but d’un mouvement révolutionnaire étant de créer toutes les conditions d’une action libératrice, nous estimons que, sous ses aspects internes, le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’indépendance et d’action et, sous les aspects extérieurs, le climat de détente est favorable pour le règlement  des problèmes mineurs, dont le nôtre, avec surtout l’appui diplomatique de nos frères arabo-musulmans. Les événements du Maroc et de Tunisie sont à ce sujet significatifs et marquent profondément le processus de la lutte de libération de l’Afrique du Nord. A noter dans ce domaine que nous avons depuis fort longtemps été les précurseurs de l’unité dans l’action, malheureusement jamais réalisée entre les trois pays.

Aujourd’hui, les uns et les autres sont engagés résolument dans cette voie, et nous, relégués à l’arrière, nous subissons le sort de ceux qui sont dépassés. C’est ainsi que notre mouvement national, terrassé par des années d’immobilisme et de routine, mal orienté, privé du soutien indispensable de l’opinion populaire, dépassé par les évènements, se désagrège progressivement à la grande satisfaction du colonialisme qui croit avoir remporté la plus grande victoire de sa lutte contre l’avant-garde algérienne.

L’HEURE EST GRAVE !

Devant cette situation qui risque de devenir irréparable, une équipe de jeunes responsables et militants conscients, ralliant autour d’elle la majorités des éléments encore sains et décidés, a jugé le moment venu de sortir le mouvement national de l’impasse où l’ont acculé les luttes de personnes et d’influence, pour le lancer aux côtés des frères marocains et tunisiens dans la véritable lutte révolutionnaire.

Nous tenons à cet effet à préciser que nous sommes indépendants des deux clans qui se disputent le pouvoir. Plaçant l’intérêt national au-dessus de toutes les considérations mesquines et erronées de personnes et prestige, conformément aux principes révolutionnaires, notre action est dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi et aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique.

Ce sont la, nous pensons, des raisons suffisantes qui font que notre mouvement de rénovation se présente sous l’étiquette de FRONT DE LIBÉRATION NATIONALE, se dégageant ainsi de toutes les compromissions possibles et offrant la possibilité à tous les patriotes algériens de toutes les couches sociales, de tous les partis et mouvements purement algériens,  de s’intégrer dans la lutte de libération sans aucune autre considération.

Pour préciser,   nous retraçons ci-après, les grandes lignes de notre programme politique :

BUT : L’Indépendance nationale par :

1) La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.

2) Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions.

OBJECTIFS INTÉRIEURS:

1) Assainissement politique par la remise du mouvement national révolutionnaire dans sa véritable voie et par l’anéantissement de tous les vestiges de corruption et de réformisme, cause de notre régression actuelle.

2) Rassemblement et organisation de toutes les énergies saines du peuple algérien pour la liquidation du système colonial.

OBJECTIFS EXTÉRIEURS:

–      Internationalisation du problème algérien.

–      Réalisation de l’Unité nord-africaine dans le cadre naturel arabo-musulman.

–     Dans le cadre de la charte des Nations Unies, affirmation de notre sympathie à l’égard de toutes nations qui appuieraient notre action libératrice.

 MOYENS DE LUTTE :

Conformément aux principes révolutionnaires et comptes tenu des situations intérieure et extérieure, la continuation de la lutte  par tous les moyens jusqu’à la réalisation de notre but.

Pour parvenir à ces fins, le Front de libération  nationale aura deux tâches essentielles à mener de front et simultanément : une action intérieure tant sur le plan politique que sur le plan de l’action propre, et une action extérieure en vue de faire du problème algérien une réalité pour le monde entier avec l’appui de tous nos alliés naturels.

C’est là une tâche écrasante qui nécessite la mobilisation de toutes les énergies et toutes les ressources nationales. Il est vrai, la lutte sera longue mais l’issue est certaine.

En dernier lieu, afin d’éviter les fausses interprétations et les faux-fuyants, pour prouver notre désir de paix, limiter les pertes en vies humains et les effusions de sang, nous avançons une plate-forme honorable de discussion aux autorités françaises si ces dernières sont animées de bonne foi et reconnaissent une fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes.

1) La reconnaissance de la nationalité algérienne par une déclaration officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de l’Algérie une terre française en déni de l’histoire, de la géographie, de la longue, de la religion et des mœurs du peuple algérien.

2) l’ouverture des négociations avec les porte-parole autorisés du peuple algérien sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté algérienne, une et indivisible.

3) La création d’un climat de confiance par la libération de tous les détenus politiques, la levée de toutes les mesures d’exception et l’arrêt de toute poursuite contre les forces combattantes.

EN CONTREPARTIE :

1) Les intérêts français, culturels et économiques, honnêtement acquis, seront respectés ainsi que les personnes et les familles.

2) Tous les français désirant rester en Algérie auront le choix entre leur nationalité et seront de ce fait considérés comme étrangers vis-à-vis des lois en vigueur ou opteront pour la nationalité algérienne et, dans ce cas, seront considérés comme tels en droits et en devoirs.

3) Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’égalité et du respect de chacun.

Algérien ! nous t’invitons à méditer notre charte ci-dessus. Ton devoir est de t’y associer pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté ; le Front de libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne.

Quant à nous, résolus à poursuivre la lutte, sûrs de tes sentiments anti-impérialistes, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la patrie.

1er Novembre 1954

Le Secrétariat national (par tarik ibn ziad)

Cinquante ans que nous sommes indépendants !
comment se taire ? et que dire si l’on parle ?
en fait indépendant de qui et de quoi ? 

après une glorieuse révolution qui reste a découvrir dans tous ses aspects , des héros comme des collabos , quatre décennies plus tard nous avons fourni a l’humanité l’un des plus grand épisode de crimes contre l’humanité , et n’en déplaise aux réconciliateurs de la vingt cinquième heure , ces crimes ne pourront être absout d’un revers de charte , ils sont comme les crimes coloniaux imprescriptibles . 

Une économie dépendante des dons de la nature en perpétuel appauvrissement , une économie effondrée , aux mains d’une mafia; qui contrairement aux dires du premier ministre se trouve au sein même de cette élite qui a pris le pays en otage et dont il est avec ses sponsors l’un des prédateurs les plus voraces .
cinquante après le peuple n’a pas encore goutté a la véritable liberté ! cette liberté qui fait de lui un citoyen et non un simple sujet électeur!
un peuple appauvri après avoir été dépouillé de sa terre, humilié par une bureaucratie a la solde du système , méprisé par le pouvoir et ses représentants même les plus bas de l’échelle ;
un peuple au désespoir , sans réelle perspectives ni espoir malgré les énormes richesses dont recel le pays .
fête de l’indépendance dites vous ? 

les accords d’evian mettant un terme a la guerre contre le colonialisme Français signés le 18 mars et entré en vigueur le 19 mars ;
le referendum pour l’autodétermination le 3juillet ,le peuple a voté massivement pour son indépendance !
d’où sort le 5 juillet et que représente t il réellement ? (par docteur M.M)

 

 



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