DzActiviste.info Publié le dim 18 Mar 2012

Algérie: 19 Mars 1962 KRIM BELKACEM CHEF DE LA DÉLÉGATION DU G.P.R.A …….

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LE LION DE LA RÉVOLUTION....ET CHEF DE LA DÉLÉGATION DU GPRA A EVIAN KRIM BELKACEM

LE LION DE LA RÉVOLUTION….ET CHEF DE LA DÉLÉGATION DU GPRA A EVIAN KRIM BELKACEM

Moi , votre père , frère , fils je signais a Evian l’indépendance quand on magouillait a Oujda . Nous avons arraché

notre liberté des mains de l’ennemi ,ne l’offrez pas a son héritier illegitime . Ceci est une déclaration de Krim

Belkacem au peuple Algerien denonçant le hold up et la confiscation par le clan de Oujda l’indépendance du pays et

cela dure depuis 50 ans !

LE SALUT DE KRIM BELKACEM CHEF DE LA DÉLÉGATION GPRA A EVIAN

LE SALUT DE KRIM BELKACEM CHEF DE LA DÉLÉGATION GPRA A EVIAN

Quelques points d’histoire sur cet illustre combattant (Le lion) pour la liberté repris à partir de 

Wikipédia

 

1945-1955

Krim Belkacem adhère au PPA et commence à implanter des cellules clandestines dans douze douars autour de Draâ El Mizan, armé d’une vieillemitraillette Sten. Les autorités françaises se rendant compte de son influence sur la population le convoquent le 23 mars 1947 pour « atteinte à la souveraineté de l’État ». Après avoir pris l’avis du P.P.A, il prend le maquis (sous le pseudonyme de Si Rabah) avec Moh Nachid, Mohand Talah Messaoud Ben Arab. Des menaces et des mesures de rétorsion sont exercées sur son père qui refuse de livrer son fils.

À la formation du GPRA (19 septembre 1958), Krim est au faîte de sa puissance: il est vice-président et ministre des forces armées. À la fin de l’automne, il est pourtant visé personnellement par la tentative de coup d’État des colonels Lamouri, Naouaoura et Aouacheria (que Boumédiène, appelé à la rescousse, matera). Dans le deuxième GPRA janvier 1960-août 1961), il garde la vice-présidence mais passe aux affaires étrangères. Enfin dans le troisième, il cumule vice-présidence et ministère de l’intérieur et c’est à lui qu’est confiée la délégation aux négociations d’Evian et c’est lui qui signe, du côté algérien, les accords du même nom.

Dans la course au pouvoir qui suit le cessez-le-feu, Krim s’oppose à Ben Bella et à l’État-major général. Lorsque se crée le groupe de Tlemcen (11 juillet 1962), il réplique en s’installant à Tizi Ouzou pour organiser la résistance au coup de force ben belliste (25 juillet 1962). Mais il est dépassé par la rapidité des événements et leur complexité. Après la victoire de Ben Bella et de l’État-major, il se retrouve écarté de la vie politique, se consacre aux affaires et s’installe un moment en France.

Trouna, 17 juin 1962. Krim Belkacem et Mohamed Boudiaf, entourés des membres des conseils Wilaya III et IV.

Trouna, 17 juin 1962. Krim Belkacem et Mohamed Boudiaf, entourés des membres des conseils Wilaya III et IV.

1956-1962

Opération Oiseau bleu

À l’automne 1956, fut tentée, par les services secrets de SDECE, en Kabylie,dans la ville d’azzazga d’abord puis chez les Iflissen, l’opération « Oiseau bleu  », connue sous un autre nom la « Force K ». Elle consistait dans la création de « contre maquis » clandestins destinée à lutter contre Krim et ses hommes. Les services secrets ont recruté 300 hommes, les armes et les munitions leur sont livrées : 200 armes de guerre arrivent en janvier 1956, et 80 en février-mars. Or, Mehlal Said, Zaidet Ahmed,Omar Toumi, Makhlouf Said et Hammadi réussissent à déjouer avec intelligence cette opération qui va tourner à leur avantage. Le chef de cette opération le capitaine Hentic découvre avec stupéfaction que les hommes recrutés sont de vrais militants FLN qui profitaient, grâce à la « Force K » de la naïveté des Français. Le FLN a donc pu recevoir des armes de guerre qui lui ont servi à exécuter leurs rivaux MNA et tout le personnel pro-français dont les cadavres, après mise en scène macabre, étaient présentés comme des maquisards FLN. L’armée française se rend enfin compte qu’elle a été bernée.

Il faut effacer cette humiliation. Le 11 octobre, la 27e DIA et le 3e RPC de Bigeard lancent l’opération « Djenad » avec 10 000 hommes afin d’anéantir les hommes de la « Force K », mais c’était trop tard. La plupart ont eu le temps de rejoindre les rangs de Krim Belkacem avec armes et bagages. La « Force K » a été immédiatement prise en main par le FLN. Krim Belkacem n’a pas laissé passer l’occasion d’utiliser le paravent d’un prétendu maquis MNA pour se faire approvisionner en armes et en munitions par la France.

Krim Belkacem écrit une lettre au Gouvernement général :

« Monsieur le Ministre,

Vous avez cru introduire, avec la « Force K ». un cheval de Troie au sein de la résistance algérienne. Vous vous êtes trompé. Ceux que vous avez pris pour des traîtres à la patrie algérienne étaient de purs patriotes qui n’ont jamais cessé de lutter pour l’indépendance de leur pays et contre ·le colonialisme. Nous vous remercions de nous avoir procuré des armes qui nous serviront à libérer notre pays. »

Cette sanglante mystification, réussie par Krim, a coûté à l’armée française plus de 250 fusils de guerre. Sous le couvert de la « Force K » le FLN avait éliminé en plus tous les militants du parti rival et ceux qui s’étaient placés du côté de la France. Depuis cette affaire Krim Belkacem jouit d’un prestige immense et son nom prend une dimension quasi mythique.

Novembre – décembre 1956, krim Belkacem à pour mission de créer à Alger la Zone autonome d’Alger (ZAA), avec ses compagnons du CCE : Abane RamdaneLarbi Ben M’hidi et Benyoucef Benkhedda, pour superviser la guérilla urbaine dans Alger, il s’attribua les liaisons avec toutes les wilayas, ce qui faisait de lui le chef d’état-major de la zone algéroise et le stratège de la lutte armée. Après la capture de son collègue Ben M’hidi durant la bataille d’Alger, il quitte précipitamment la capitale (5 mars 1957). Accompagné de Benkhedda puis de Bentobbal, il rejoint la Tunisie par la voie du maquis.

À la réunion du CNRA au Caire (20 août 1957), il œuvre à l’élimination de Benkhedda et de Dahlab du CEE et à l’isolement d’Abane.

Krim constitue désormais, avec Bentobbal et Boussouf, le noyau dur des chefs sans lesquels rien ne peut se faire ou se défaire. À la formation du GPRA (19 septembre 1958), Krim est au faîte de sa puissance: il est vice-président et ministre des forces armées. À la fin de l’automne, il est pourtant visé personnellement par la tentative de coup d’État des colonels Lamouri, Naouaoura et Aouacheria (que Boumédiène, appelé à la rescousse, matera). Dans le deuxième GPRA janvier 1960-août 1961), il garde la vice-présidence mais passe aux affaires étrangères. Enfin dans le troisième, il cumule vice-présidence et ministère de l’intérieur et c’est à lui qu’est confiée la délégation aux négociations d’Evian et c’est lui qui signe, du côté algérien, les accords du même nom.

Dans la course au pouvoir qui suit le cessez-le-feu, Krim s’oppose à Ben Bella et à l’État-major général. Lorsque se crée le groupe de Tlemcen (11 juillet 1962), il réplique en s’installant à Tizi Ouzoupour organiser la résistance au coup de force ben belliste (25 juillet 1962). Mais il est dépassé par la rapidité des événements et leur complexité. Après la victoire de Ben Bella et de l’État-major, il se retrouve écarté de la vie politique, se consacre aux affaires et s’installe un moment en France.

C’était la guerre d’Algérie

LExpress.fr avec Nicole Nogrette – publié le 16/03/2012 à 11:09, mis à jour à 11:35

Guerre d'Algérie

Dès la proclamation de l’indépendance, des luttes intestines déchirent le FLN, et déclenchent de nombreuses “purges”. Ainsi Ahmed Ben Bella (au centre), partisan d’un pouvoir militaire, soutenu par l’armée des frontières s’impose face aux militants des maquis, dissout le GPRA oeuvrant pour une Algérie démocratique, et prend la tête de l’État

.

1963-1984

Après le coup d’État du 19 juin 1965, il repasse dans l’opposition. Accusé d’avoir organisé au mois d’avril 1967 un attentat contre Boumédiène, manipulé et trahi par une partie de son entourage, il est condamné à mort par contumace. Selon sa fille Karima, médecin, dans un entretien accordé à El Moudjahid (le 25 mars 1998), Krim renonça définitivement à la politique au mois d’août 1967 : « Le 4 août 1967, raconte-t-elle, il entassa précipitamment toute sa famille avec quelques effets dans la Volkswagen familiale et roula toute la nuit jusqu’au Maroc. Le lendemain, il est condamné par contumace ».

Commence alors un exil amer. En 1968, il crée avec des amis dont Slimane Amirat. les colonels Amar Ouamrane et Mohand Oulhadj, le Mouvement pour la Défense de la Révolution Algérienne (MDRA), parti clandestin destiné à lutter contre le régime de Boumédiène. Deux ans plus tard, le 18 octobre 1970, on le retrouve étranglé avec sa cravate dans une chambre d’hôtel à Francfort, probablement avec la complicité des services secrets algériens de l’époque à leur tête Kasdi Merbah aux ordres de Boumédiène1.

Il fut enterré dans le carré musulman de la ville allemande jusqu’au 24 octobre 1984, date à laquelle, réhabilité, il repose au « Carré des Martyrs » à El Alia, à Alger. Les vieux routiers de la révolution algérienne racontent qu’il était à l’époque, plus jeune colonel au monde


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