DzActiviste.info Publié le jeu 28 Mar 2013

Algérie: Alerte à la répression à Ghardaïa

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 Le 28 mars 2013














Acheter la paix sociale par la corruption de masse…
Ce n’est un secret pour personne que le régime algérien vit dans l’angoisse permanente que l’Algérie n’entre dans la dynamique des peuples qui se
libèrent, l’un après l’autre, de leurs despotes, et de leurs oppresseurs. Il a dont tout mis en oeuvre afin d’étouffer dans l’oeuf toute forme de contestation, qui pourrait mettre le feu aux poudres.
Jusque là, il avait réussi à anesthésier de larges couches de la population, en usant de la corruption de masse, que lui permettent les formidables capacités financières du pays. Ce qu’il ne pillait pas, il s’en servait pour endormir les gens, dans une frénésie de consommation, et d’enrichissement facile. Les oubliés de la grande zerda, populations du pays profond, des quartiers populaires et particulièrement du Sahara, s’en trouvèrent isolées, coupées de leur propre peuple, qui se bousculait et se marchait dessus, pour les miettes qui tombaient de la table des maîtres.
Mais c’était compter sans la dignité qui habite l’humain, dans quelque abysse puisse-t-il tomber.

Le Sahara, qui donne tout, sans rien prendre…
La contestation que le régime appréhendait dans les quartiers populaires des grandes villes du nord est finalement venue du Sahara, cette région qui fait vivre tout le pays, sans qu’il ne produise la moindre richesse que celles, généreuses, de son sous-sol, qu’elle lui offre sans compter, sans rien exiger.
Pourtant, dans ces ripailles gargantuesques que le régime offre aux uns et aux autres, sans compter, sans penser aux générations futures, où la corruption est devenue un véritable culte, celui du veau d’or débridé, les populations du Sahara, celles qui auraient dû être les premières servies, parce que c’est sous leurs pieds que l’on remonte les centaines de milliards de dollars que se partagent les uns et les autres, ces populations là ont été presque totalement négligées, livrées à elles-mêmes, sans véritable plan de développement, sans perspective d’aucune sorte. Pire que cela, même les emplois, particulièrement rémunérés, que l’exploitation des hydrocarbures a fait naître, leur ont été interdits. Ce sont les gens du Nord qui se les approprient. Et le régime a usé délibérément de cette discrimination comme d’un moyen de diviser le peuple.
L’emploi est ainsi devenu, au fil des ans, une chasse gardée des gens du Nord. Au point où il en est résulté une sorte de quotas, et de spécialisations, selon les régions du Nord, et les clientèles des uns et des autres. Presque tous les emplois furent ainsi réservés à une certaine population. Jusqu’à ceux de femmes de ménage, de chauffeurs, de plantons, de gardiens, et autres postes subalternes  Et bien évidemment, la logique s’étendit au logement, aux privilèges, à l’affairisme, d’où les gens du Sahara furent bannis, sur leur propre terre.

La discrimination et le mépris…
A un responsable à qui j’avais demandé un jour pourquoi il méprisait ainsi les gens du Sahara, les sudistes, comme il disait, il m’avait répondu qu’ils étaient fainéants, incompétents, et qu’ils ne savaient rien faire. Une attitude de colon à l’endroit d’indigènes. Il ne savait pas cet individu toute la somme de labeur, de génie, et de persévérance qu’il avait fallu pour planter et entretenir les millions de palmiers dattiers du Sahara, et les foggaras qui les alimentent. Il ne savait pas que pour planter un seul palmier, il faut lui creuser un ghout ( singulier de laghouat) pour que ses racines soient à proximité de la nappe phréatique, et que chaque matin, il fallait déblayer cette fosse du sable qui s’y était accumulé pendant la nuit, tout en sachant qu’il faudrait recommencer la même tache de déblaiement le lendemain, sans un seul jour de repos. Il ne savait pas, cet arrogant colon, que les foggaras, un système d’irrigation dont le réseau se constitue de milliers de canalisations souterraines  va chercher l’eau des profondeurs, par un savant dispositif de gravitation et de distribution capillaire  qui a laissé pantois d’admiration des ingénieurs en hydraulique. Ils ont été étonnés de découvrir que certaines foggaras avaient plusieurs siècles d’âge. Mais pire que cela, ce colon, et tous ceux comme lui qui ont eu l’audace de ne pas respecter celui qui leur avait ouvert les portes de sa maison, ces gens là se sont mépris sur la gentillesse et l’hospitalité légendaire du sahraoui, sur son affabilité, sa douceur, ses manières urbaines. Ils ont pris ces nobles vertus pour autant de faiblesse, et ils ont en outrageusement abusé. Jusqu’à le regarder de toute leur pitoyable hauteur, jusqu’à lui dénier le droit de postuler à un emploi de gardien, sur ses propres terres.

Le sursaut de dignité !
Alors, de guerre lasse, après avoir tant espéré que leurs compatriotes du nord se solidarisent avec eux, les gens du Sahara ont fini par dire Basta! Et cette contestation que le régime attendait dans le nord, lui qui était à mille kilomètres de douter que les gens du Sud puissent enfin se secouer de ce qu’il croyait être de la torpeur, celle contestation là est venue du Sahara. Elle avait déjà commencé, depuis quelque temps, dans la vallée du Mzab. Mais le régime l’avait contrée en y créant un conflit ethnique, en jouant les Chaambas contre les Mozabites. Jusqu’à provoquer une hécatombe, des dévastations, des morts et des blessés. Il avait ainsi réussi, à faire dégénérer un sursaut civique en quasi guerre civile.  Le régime pensait avoir réussi son coup, et qu’il pouvait désormais dormir tranquille.
A sa grande désillusion, ce fut alors la grande manifestation de Ouargla, du 14 mars. De jeunes militants et syndicalistes ont appelé les jeunes du Sahara à manifester leur ras-le-bol des discriminations qu’ils subissaient, et du manque de considération dont souffrait leur contrée. Comme à son habitude, le régime contre-attaqua tout aussitôt, avec les moyens habituels qui sont les siens. Il envoya ses agents provocateurs, pour infiltrer la manifestation, et la faire dégénérer en émeute, et d’un autre côté, en se servant de ses relais, il répandit la rumeur que les gens du Sud cherchaient à se séparer de l’Algérie, pour avoir leur propre Etat. Les manifestants de Ouargla lui firent une réponse cinglante. Non seulement ils ne se laissèrent pas entraîner dans la violence qui leur avait été programmée, mais dès qu’ils furent rassemblés dans cette grande place de Ouargla, qu’ils avaient baptisés du nom très symbolique de Place Ettahrir, des dizaines de milliers de voix entonnèrent l’hymne national. Ils donnèrent ainsi une leçon mémorable à ce régime qui ne savait plus où donner de la tête. Les jeunes du Sahara avaient été rejoints par de nombreux autres jeunes, venus du nord du pays.
Mais le régime venait de comprendre que cette contestation qu’il avait tant conjurée, par tous les moyens à sa disposition, venait de naître, dans la seule région qu’il pensait définitivement « pacifiée ».

Les Mozabites en coeur de cible…
C’est pourquoi, lorsqu’un sit-in de protestation fut organisé le 26 mars, à Ghardaïa par de jeunes chômeurs mozabites et des militants des Droits de l’Homme, une répression d’une violence délibérément excessive s’abattit sur les protestataires. Les forces de répression cherchaient visiblement à terroriser la population, à la dissuader d’entrer dans une quelconque dynamique  politique. 18 manifestants furent arrêtés, frappés sans ménagement, devant tout le monde, puis embarqués vers le commissariat où ils subirent toute forme de violences et d’agressions, y compris contre leur pudeur. Ces agents du régime avaient vraisemblablement reçu l’ordre de faire un exemple. Le Sahara est la poule d’or du régime. Il ne peut être question pour lui que cette région puise être déstabilisée. Ce serait le frapper en plein coeur. Il a donc été décidé de faire de Ghardaïa le lieu d’où partirait un avertissement très dur. Le régime pense ainsi décourager toute velléité de soulèvement contre lui et ses pratiques odieuses. A ce moment même où je rédige ces lignes, des militants sont torturés dans des commissariats, et les autorités s’arrangent pour que ça se sache.
Il ne sait pas combien il se trompe, ce régime crapuleux. Il se trompe doublement. Parce que les gens du Sahara ne sont pas seuls. Malgré le climat exécrable de division que ce régime a réussi à installer dans les moeurs de certains opportunistes qui ne voient pas plus loin que leur sordide petit intérêt, la solidarité entre les Algériens reste vivace. Et ces mouvements d’humeur populaire, qui se manifestent aux quatre coins du pays, sous un forme ou une autre, sont le prélude à une très vaste prise de conscience. L’heure n’est plus très éloignée, d’un véritable sursaut populaire, pour que les Algériens puissent enfin recouvrer leur souveraineté sur leur propre pays.
Pendant que les Etats-Majors mafieux se livrent des guéguerres de position, par corrompus interposés, la colère gronde. N’entendez-vous pas le bruit du torrent tumultueux, qui bouillonne et roule, et qui bientôt viendra emporter les vieilles souches. Il y a dans l’air comme une promesse de crue. Qui irriguera les terres éplorées, en même temps qu’elle les lavera des maux qui les infestent.
Il flotte dans les esprits comme un renouveau, l’annonce d’un printemps du peuple.

DB


لجنة الدفاع عن البطالين تحقق في سبب انحراف احتجاج أول أمس بغرداية

الخميس 28 مارس 2013 غرداية: محمد بن أحمد
قررت لجنة الدفاع عن حقوق البطالين في الجنوب تنظيم مسيرة في غرداية، للمطالبة بالإفراج عن الموقوفين في أحداث غرداية إذا لم تبادر السلطات للإفراج عنهم دون قيد ولا شرط. وقال منسق لجنة الدفاع عن حقوق البطالين،
الطاهر بلعباس، إن اللجنة قررت التحقيق في سبب  »انحراف » الاعتصام السلمي في غرداية إلى العنف.
استعادت مدينة غرداية هدوءها الكامل، أمس، لدرجة أن من شاهدها أمس يعتقد أن شوارع المدينة لم تشهد معارك ومطاردات بين الشرطة وآلاف المتظاهرين. وكانت المصادمات قد تواصلت بين الشرطة والمحتجين أول أمس إلى غاية منتصف الليل، قبل أن تستعيد المدينة هدوءها، حتى أن عناصر وحدات التدخل غادروا المدينة، ووجهت الشرطة القضائية بأمن ولاية غرداية تهما جنائية لمسؤول رابطة الدفاع عن حقوق الإنسان، فخار كمال، و16 موقوفا، وحولتهم إلى العدالة. ويتهم فخار كمال. الذي أوقفته الشرطة، أول أمس، بالتجمهر المسلح ورشق رجال الشرطة بالحجارة وتحطيم ملك الدولة، وهي تهم جنائية تتعدى عقوبتها 5 سنوات، لكن التكييف القانوني النهائي سيتم على مستوى نيابة محكمة غرداية.
وقد قررت لجنة الدفاع عن حقوق البطالين، حسب منسقها طاهر بلعباس، التحقيق في سبب انحراف مسيرة يوم الإثنين في غرداية وتحولها إلى العنف. وقال المتحدث:  »لقد دعونا لمسيرة سلمية في غرداية يوم تنظيم عيد الزربية، لكننا فوجئنا بانحراف المسيرة عن مسارها، وقررنا التحقيق في السبب ». وأدان المتحدث بشدة قمع السلطات لمسيرة رابطة الدفاع عن حقوق الإنسان. وأضاف:  »لقد قررنا تنظيم مسيرة للمطالبة بالإفراج عن الموقوفين في غرداية إذا لم تبادر السلطات للإفراج عنهم فورا ». وأشار المتحدث إلى أن اللجنة ستناقش الرد على استفزازات السلطات للمطالبين بحقوقهم في الجنوب، في اجتماع يعقد قريبا. وتوالت ردود الفعل على أحداث غرداية، حيث طالب أعيان من المدينة بالتحقيق في سبب العنف الشديد الذي شهدته المدينة، ومحاسبة المتورطين في جر المنطقة إلى الأحداث الدامية التي كادت تعصف باستقرارها.

 


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