Encore une semaine d’attente pour le tunisien Moez Ben Ncir et son ami Mohamed Kadi, interpellés le 16 avril dernier à Alger puis écroué à la prison de Serkadji.

Selon une source de la Ligue algérienne des droits de l’homme, la chambre d’accusation ne statuera sur leur cas que dimanche prochain.

Des informations publiées par la presse algérienne laissaient croire que la chambre d’accusation devait statuer le dimanche 27 avril.

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Moez Ben Ncir et Mohamed Kadi devront continuer à attendre en prison jusqu’à ce que la chambre d’accusation décide. Le collectif pour la libération des deux jeunes hommes qui doit se réunir ce lundi après-midi met la pression pour obtenir, au moins, la liberté provisoire réclamée par les avocats des deux jeunes hommes.

Moez Ben Ncir et son ami Mohamed Kadi, militant du mouvement RAJ (rassemblement action jeune) ont été arrêtés le 16 avril dernier en marge d’une manifestation anti-Bouteflika du mouvement Barakat.

Les deux jeunes hommes sont poursuivis pour « attroupement non armé dans une place publique qui touche à l’ordre public » passible, selon le code pénal Algérien, de 2 mois à un an de prison.

Les avocats et les responsables du mouvement RAJ (Rassemblement Action Jeunes) affirment que Moez Ben Ncir et Mohamed Kadi ne participaient pas à la manifestation et qu’ils subissent un harcèlement judiciaire.

Maître Noureddine Benissad, président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) qui assure leur défense a déposé une demande de liberté provisoire pour les deux jeunes.

Selon lui, « aucune raison ne justifie la détention provisoire, prévue plutôt pour les cas graves ». Il faudra à Moez et Mohamed attendre dimanche prochain pour voir si la chambre d’accusation entendra l’appel de Me Benissad.