DzActiviste.info Publié le mar 10 Sep 2013

Algérie. Fuite des capitaux vers l’étranger de 250 milliards de dollars : décryptage

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Boudjemaâ Ghechir décrypte le système de fuite des capitaux vers l’étranger de 250 milliards de dollars : « Les responsables du pays entravent la justice et organisent eux-mêmes le transfert des capitaux hors de l’Algérie ! »

Créé le lundi 9 septembre 2013 16:45
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5-2-369L’Algérie est l’un des pays les plus affectés du continent africain en matière de fuite des capitaux à l’étranger.

Les perquisitions que mènent en même temps la France et l’Italie chez ce qui devait encore être des villas de Farid Bedjaoui (car beaucoup de biens ont déjà changé de main et de propriétaires), interpellent directement la justice algérienne, incapable d’agir rapidement contre les hauts cadres de l’Etat. Le transfert des capitaux vers les pays occidentaux, principalement la France, l’Espagne, la Grande-Bretagne et les Etats Unis, ne s’est jamais arrêté, même en période de chasse aux gros corrompus.
Chakib Khelil, qui est poursuivi en Algérie, en Italie, au Canada et, désormais, en France, est cerné par les procédures judiciaires dans plusieurs pays, et fait face à une nouvelle plainte déposée à Paris pour «blanchiment». Après la plainte pour « blanchiment de capitaux » qui a été déposée à Paris contre lui.
Jusque-là, la justice algérienne n’a toujours rien fait, ni bougé, malgré les 250 milliards déjà partis vers d’autres pays. Avant la fin d’années 2000, le chiffre plafonnait à 173 milliards de fuites de capitaux. Et c’est vraiment exceptionnel que les 250 milliards de dollars ont été aussi vite atteints en si peu d’années (moins de sept années, ce qui explique que le taux de capitaux transféré depuis 2006 d’Algérie vers l’étranger a été tout simplement pharaonique !)

En début d’année, la Banque africaine de développement et l’ONG Global Financial Integrity, ont élaboré un rapport sur le déficit net de ressources et les fuites illégales de capitaux entre 1980 et 2009 en Afrique, et qui ont atteint entre 597 et 1 400 milliards de dollars (1 000 milliards d’euros), compromettant gravement et durablement le développement du continent. Avec cette précision : «Contrairement à l’idée reçue qui a toujours indiqué que l’Occident injecte de l’argent en Afrique grâce à l’aide étrangère et aux autres flux de capitaux du secteur privé, sans recevoir grand-chose en retour, plus de mille milliards de dollars US se sont échappés frauduleusement d’Afrique au cours des trente dernières années, éclipsant les entrées de capitaux et entravant le développement économique», ont déploré la Bad et le GFI.

L’Algérie, où la corruption, les pots-de-vin et l’évasion fiscale font encore florès, culmine avec plus de 173 milliards de dollars de capitaux évaporés au cours des trente dernières années. L’Algérie est l’un des pays les plus affectés du continent africain en matière de fuite des capitaux à l’étranger.

Me Boudjemaâ Ghechir, président de la Ligue algérienne des droits de l’homme, estime qu’il ne faut attendre rien de bon dans l’actuel des choses pour au moins trois raisons. La première est qu’il n’y a aucune volonté politique de récupérer l’argent des Algériens ; pour preuve, les responsables actuels font des pressions sur la justice pour actionner, ou au contraire, freiner certains dossiers. La seconde, aucune mesure concrète n’a été faite dans le sens de la récupération de l’argent des Algériens, et aucun cas-type n’a été présenté comme gage de la bonne foi des responsables du pays quant à leur volonté de faire revenir l’argent détourné. Quant à la troisième raison, et c’est la plus édifiante, c’est que des responsables actuels sont eux-mêmes en train de faire sortir de l’argent pour construire et s’installer à l’étranger ».

Pour appuyer la dernière constatation de Ghechir, un expert en sécurité, ancien chef à la DGSN, nous a récemment confirmé que des enquêtes ont été menées par certains services de sécurité sur le transfert des capitaux à l’étranger, épinglant au moins quatre ministres qui avaient eu recours à ce type de procéder pour procéder à des constructions de villas ou à des achats d’appartements en France et en Espagne.
Sur la base de quoi naissent ces nouveaux millionnaires algériens qui se ramassent désormais à la pelle, hormis la manne pétrolière et les entourloupes qui s’articulent autour de l’or noir ? En fait, ils ont profité de vastes réseaux qui vont de la concession agricole, industrielle, l’APSI/ANDI et le Décret 83.352 de la prescription acquisitive à loi sur la cession biens de l’état, en passant par l’Import/Export sous couvert du transfert libre, l’ouverture économique, l’amnistie fiscale négociée, etc.

Toute une gamme d’escroquerie à ciel ouvert qui consacre en fait, la prédation de l’Algérie par ses mauvais enfants…
Annane Imad-Eddine


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Displaying 7 Comments
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  1. kako dit :

    La gestion machiavélique qui caractérisée la sonelgaz de Bejaia période (2006 fin 2009). *L’installation au niveau de tous les agences des chefs de services intérimaires ,sans aucun décret ni aucune qualification , le fondamental d’êtres un béni oui oui et que les directives du directeur de la distribution seront exécutes a la lettre pour le gonflage du volume de la consommationafin d’augmenter le chiffre d’affaire de la compagnie et falsifier les ventes dans le but de compléter un tauxde perte très appréciable aux yeux de lahiérarchie Afin de parvenir a ces Objectifs de fin d’année par une prime faramineuse.
    *Les méthodes utilises par sonelgaz dans la surfacturation sont des estimations non seulement excessives mais graves et irréelles.
    *Estimation allant jusqu’à 15000 kW/h.
    *Estimation sur des compteurs déjà déposes allant jusqu’à 5000kw/h, les compteurs déposes non résilier et la création des compteurs fictifs (double emploi), intimidation par des lettres comme moyen de menace de dernier avertissement avant que son affaire sera transmise a la justice
    *La surfacturation des quittances d’électricité.
    *des fraudes imaginaires factures aux abonnes entre 5000 a 10.000 kw/h, menace par des P.V de fraude comme moyen de chantage qui aboutissent souvent a un règlement al’amiable de peur d’un emprisonnement d’un an au moins et de cinq ans au plusréprime par le code pénal qui dispose en son article 350.

  2. aina dit :

    cet facille de donne des chiffres mais defecile de deteminer les vraie information exactes.

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