DzActiviste.info Publié le mar 6 Nov 2012

Algérie: Hacha les Universitaires dignes de ce titre.

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Il n’y a pratiquement pas de jour où n’éclatent des scandales sur l’université algérienne, qui nous montrent le ravage en profondeur de ce qui est censé être le vivier de notre véritable élite. Et ceux qui sont au coeur de l’université, qui y étudient, qui y professent, ou qui y tiennent la barre, le savent dans leur quotidien. Ils observent ou déplorent chaque jour la chute de leur milieu à des niveaux abyssaux.
Les Algériens ont mal à leur Université. Nombreux parmi eux ne savent même pas l’importance de ce pôle social, de cette institution cardinale, c’est juste un mot pour eux, qui traîne des relents de vague respect.
Mais des hommes et des femmes continuent d’entretenir le feu sacré, en ces lieux de désolation. C’est sur leur force que reposent tous les espoirs. Et rien n’est perdu, tant que de telles braises ardentes couvent sous la cendre.
Comme partout en Algérie, où des piliers invisibles tiennent la maison, l’université aussi a les siens. 
J’ai retrouvé ce billet que j’avais signé sous le pseudonyme de A.B, sur InfoSoir. Ces constats amers que j’y lis m’ont semblé un peu naïfs, pour être gentil. Avec moi-même. 


Les étudiants sont la crème de la société. Son élite et son avant-garde. Ils sont censés représenter ce qu’il y a de meilleur. Ils ont parcouru avec succès le cycle de l’école primaire, celui de l’enseignement moyen puis secondaire. Ils ont réussi à surmonter l’obstacle ultime, celui du baccalauréat, passant définitivement de l’autre côté de la société, celui de la réussite sociale. Couronnement d’années d’efforts et de labeur. Maintenant, ils sont à l’université. Ils apprennent à réfléchir et à travailler autrement. De façon rationnelle et empirique. Ils se sustentent au nectar du savoir et de la science. C’est l’élévation mentale et intellectuelle. Tous tendent à se hisser au summum de la connaissance et de la raison. A celui de l’intégrité morale aussi, car en ces murs et dans cette atmosphère bat le cœur de la conscience universelle. Ici se trouve l’héritage cumulé de siècles de recherche ardente de la connaissance. Ceux qui en sortiront armés de leurs diplômes, prendront la relève de l’élite. Ils ne seront pas seulement la fine fleur des professions libérales, mais aussi présidents de cour, préfets de police, walis, ministres. Ils occuperont tous les postes-clés du pays, presque tous les sièges élus, jusqu’à celui de chef de l’Etat, tous les postes de diplomates, toutes les charges institutionnelles. Toute une génération devra s’effacer pour les laisser s’asseoir sur des sièges de haute dignité, pour confier à leurs mains juvéniles les rênes de la nation. Dans quelques années, ceux qui s’apprêtent, aujourd’hui, à quitter les campus, prendront en main le destin national. Mais ils iront au champ de bataille désarmés et dépourvus de cet art qui fait gagner les guerres, celui qu’on apprend de la bouche des sages et des nobles. Ils n’auront pas eu cet insigne privilège. Un grand nombre d’entre eux devra porter des charges beaucoup trop lourdes pour de si frêles épaules. Car, ils sont la génération de l’école fondamentale, de la forfaiture et du terrorisme. Ne leur jetons pas la pierre et plaignons-les plutôt. Ils sont les victimes innocentes d’apprentis sorciers qui ont fait tomber la grêle dévastatrice quand ils promettaient la pluie bienfaisante. Sauf que ces dernierss ont pris la précaution d’envoyer leurs propres rejetons se forger le cerveau ailleurs ! Chez ceux qui savent créer la richesse et profiter de la pluie.
DB


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