DzActiviste.info Publié le mer 29 Mai 2013

ALGERIE KAHWET MOH KOUL WO ROUH !?

Partager

Par : Mohamed Ibn khaldoun

AhlRiche en pétrole et en gaz naturel, l’Algérie compte toujours sur cette recette en milliard de dollars chaque année, sans pour autant se préoccuper sérieusement des autres ressources, agricoles par exemple. La Sonatrach par sa grandeur s’est transformée pour certains responsables la Caverne d’Ali Baba.

En 1979, avec la nomination d’un nouveau ministre de l’industrie, celui-ci a remis en cause l’ambitieux plan Valid (valorisation des hydrocarbures) mis au point par son prédécesseur. Déjà, les exportations du brut ont été réduites, tandis que les perspectives de production de gaz naturel ont été abaissées, du fait certes de la conjoncture internationale de cette époque, mais aussi du souci de préserver l’avenir. A cette époque le pouvoir de Chadli Bendjedid, avait été informé par des rapports officiels, qui tiraient d’ailleurs la sonnette d’alarme au sujet des hydrocarbures. Selon ces rapports (Sonatrach), au rythme d’exploitation pétrolière des décennies écoulées (les années 1985 1995), 50 millions de tonnes par an, les réserves seraient épuisées dans 20 ans. Les délais seraient un peu plus longs pour le gaz, 30 ans, si l’on s’en tient au programme d’exploitation fixé à l’époque à 70 milliards de mètres cubes par an au temps où M. Belaid Abdesselem était ministre de l’industrie et de l’Energie. Le nouveau ministre de l’industrie nommé en 1979, juste après la mort du Président Boumediene, a, comme nous l’avons souligné plus haut, remis en cause le plan VALID. C’est ainsi, qu’au cours du congrès du FLN plusieurs décisions ont été prises à ce sujet, l’élimination du gaspillage et l’établissement d’un programme d’action destinés à améliorer la conservation, la reconstitution et l’enrichissement du patrimoine énergétique. De l’ère des responsables du ministère, en effet, l’absence d’investissement dans la prospection, cumulée avec une exploitation forcenée desggisements au cours des années soixante et soixante dix, n’a pas permis un renouvellement suffisant des réserves pétrolières, (à chaque tonne de pétrole extrait devrait correspondre la découverte d’une quantité équivalente)

la Sonatrach a demandé, en 1980, aux compagnies pétrolières de s’associer à elle dans la recherche pétrolière. 

Pour une partie des décideurs du pouvoir c’était la première mise en cause de la nationalisation du 24 février 1971. Une grande pression a eu lieu contre cette incitative qui c’est traduite par la signature d’une quinzaine d’accords dans le sens prévoyant des apports de fonds par les partenaires étrangers. Premier résultat de cette nouvelle politique, les investisseurs dans l’exploration pétrolière devraient à l’époque, atteindre l’équivalent de 15 milliards de francs français au cours de la période du plan quinquennal 1980-1984, trois fois plus qu’au cours de la période du plan quadriennal 1974-1977. Ces efforts financiers devraient permettre la prospection de 450 000 Km2 . L’appel aux compagnies pétrolières étrangères pour la recherche traduit le besoin d’un apport extérieur de compétences et d’équipements. En second lieu, les responsables algériens se sont préoccupés de mieux répartir les investissements publics et surtout d’améliorer la gestion du secteur. Durant les années soixante et soixante dix, l’industrie et l’énergie se sont toujours taillées sur le plan financier, « la part du lion » ces deux secteurs avaient multiplié les contacts avec les firmes étrangères, ce qui avait considérablement alourdit la dette extérieure de l’Algérie sans que, pour autant, cela se traduise par de véritables gains de productivité. Toutes ces constatations ont amené, le pouvoir, à décidé des réformes importantes dans le domaine de la gestion. C’est ainsi qu’il a été demandé aux gestionnaires du secteur de l’énergie des efforts supplémentaires pour atteindre une meilleure rentabilité des équipements. D’autre part, pour éviter que ce secteur ne fasse ses choix en fonction de ses critères propres et de ses seuls intérêts, le pouvoir (FLN bien entendu) a décidé la création d’une institution supérieure de l’énergie, capable de prendre en charge les nécessités de la politique énergétique à court, moyen et long termes. Mais le choix des hommes s’est opéré seulement au niveau des amis, de la famille. Cependant il fallait aussi valoriser le gaz naturel. La Sonatrach qui se heurtait à beaucoup de réticences, s’est vue fortement encouragée dans l’action qu’elle menait pour une meilleure valorisation du gaz naturel exporté. Mais faute d’un accord sur le prix (omis dans les clauses du contrat peut être volontaire !) les négociations qui avaient été entamées avec le principal client pour le gaz, la société américaine El Paso, ont été interrompues pendant plusieurs mois. La suspension du contrat pourrait représenter pour l’Algérie un manque à gagner de 7,5 milliards de francs français par an. Mais le gaz était très demandé dans le monde. La Sonatrach, prétendait que tout compte fait, il vaut mieux garder le gaz naturel en réserve plutôt que de le brader à un prix dérisoire, d’autant que l’Algérie ne compte pas tellement sur son gaz pour financer son développement et rembourser ses dettes contractées durant le pouvoir du feu Houari Boumediene, mais plutôt sur son pétrole. La fiscalité pétrolière ne doit elle pas rapporter durant l’année 1981 près de 85 milliards de francs français, l’équivalent de 65 pour cent du budget de l’Etat. Cependant l’énigme demeure tel, qui a omis d’enrichir les contrats par les causes des prix, et pour quelle raison? Notre investigation n’a pas abouti à une réponse convaincante. Par ailleurs aucune enquête à ce sujet n’a été ouverte, selon une source concordante. A cette préoccupation nouvelle de ne pas brader une richesse qui représente pour l’Algérie sa véritable chance  (Or la venue de Chakib Khalil à la tête des hydrocarbures a véritablement bradée ces ressources naturelles) s’ajouterait celle de promouvoir des énergies nouvelles dont le développement devrait permettre de ne pas dépendre exclusivement des hydrocarbures. Bien que timide, si l’on considère les énormes potentialités du pays en la matière, le recours à l’époque déjà à l’énergie solaire qui commençait à sortir du strict domaine expérimental, mais qui a disparu maintenant.. On a envisagé l’installation de plusieurs centrales et même la réalisation de villages entiers alimentés en totalité par l’énergie solaire. De même des études ont été menées concernant le développement de sources d’énergie d’origine éolienne et géothermique. Les recherches minières dans le secteur charbonnier devraient être intensifiées. Mais le plus important des projets pourrait bien être le développement à plus long terme d’un secteur nucléaire doté de ressources uranifères non négligeable. L’Algérie a demandé des études de facilités à diverses firmes occidentales pour la mise en exploitation de ses gisements en veilleuse et signé avec le commissariat français à l’énergie atomique des accords en vue de l’installation de deux réacteurs nucléaires à Aïn Ouessara. Dont les travaux de réalisation ont été exécutés par des Chinois. Malgré la transparence de l’Algérie, en ce qui concerne ce centre nucléaire, qui tout simplement à caractère pacifique. Les services Britanniques avaient dépêché un espion pour épier le centre. En jouant le rôle d’un berger de mouton, il a été mis hors d’état de nuire par nos services, et ramené à Alger. La presse à ce jour ignorait son sort.

Aujourd’hui, l’algérien se pose la question, est ce-que ces paris ont été tenus ?

Pourquoi beaucoup de villages et même des zones demeurent sans alimentation en gaz naturel, alors que le Pipe traverse ces villages pour alimenter le dernier patelin du Portugal, de l’Espagne et jusqu’à l’Allemagne ? À ces questions aucun responsable ne nous a donné une réponse convaincante. Est-ce vraiment le drame en Algérie qui se traduit par sa richesse? Ou bien les hommes qui devraient gérer le patrimoine gazier sont t-ils incompétents ? La question demeure posée. Quelques année après, la Sonatrach se transformait en ‘’Caverne d’Ali Baba.

 

Meziane Mohamed, PDG de la Sonatrach, placé sous contrôle judicaire suite à une affaire de malversations sur des contrats  lemercredi 13 janvier 2010

Deux des quatre vice- présidents ont été placés sous mandat de dépôt et un troisième sous contrôle judiciaire. Le quatrième vice-président a été désigné pour prendre l’intérim de M. Meziane à la tête de Sonatrach. Cette affaire n’a suscité aucun commentaire officiel à cette époque. Elle n’a pas non plus provoqué une réaction du ministre de l’Energie et les mines. Chakib Khelil n’a pas dit un mot sur le scandale qui a ébranlé Sonatrach. Il s’est contenté de nommer un intérimaire, sans l’annoncer officiellement et de poursuivre son activité en se rendant jeudi à Tamanrasset, comme si l’inculpation de Mohamed Meziane et l’arrestation de deux vice-présidents de Sonatrach était un non-évènement. Aussi aucune réaction de la Présidence de la République. L’opacité continue de régner dans ce secteur clé de l’économie nationale. L’inculpation du PDG de la plus grande entreprise du pays aurait dû provoquer des réactions en série et fait tomber des têtes au sein du gouvernement en commençant par le ministre Chakib Khelil. Le silence de ce dernier sur l’inculpation de M. Meziane qu’il a lui même placé à la tête de Sonatrach était  troublant.  Le ministre ne pouvait pas dire qu’il ignorait totalement ce qui se passait au 8, chemin du réservoir à Hydra, siège de Sonatrach. L’implication de Khelil dans la gestion des affaires était un secret de polichinelle. « Mohamed Meziane exécute les directives et orientations du ministre. Même pour conclure de petits contrats, il demande l’avis du ministre. Meziane ne prend pas de décisions sans l’aval de Khelil », affirme un cadre de Sonatrach. Mais la presse nationale n’a pas été jusqu’au bout pour faire tomber Khelil .

Le commencement par une affaire d’espionnage et des arrestations
Ould Kaddour tombe dans les filets

 Le scandale Sonatrach qui a fait sombrer le PDG, et réactiver le  départ de Chekib Khelil n’est qu’une partie du long feuilleton digne d’une série du banditisme. Dont les acteurs sont de hauts cadres sensés donner l’exemple et honorer la patrie. Mais rien de tel.

Tout a commencé avec le scandale qui a éclaboussé l’entreprise algéro-américaine BRC., quant le DRS a arrêté le PDG de cette entreprise, Abdel Moumen Ould Kaddour, accusé de divulgation de secrets d’informations à caractères ‘’Top Secret’’ et classées –Secret Défense-Le sujet Ould Kaddour n’était pas seul, en compagnie d’un lieutenant du service d’écoute C.M et un individu civil le nommé A.M. Les trois accusés d’espionnages traduits devant le tribunal militaire. Lors du procès tenu à huit clos, les trois accusés ont plaidés non coupable. Le ministère public avait requis, 7 années de réclusion criminelle contre l’officier militaire C.M. 6 années de réclusion criminelle contre l’individu civil A.M. et 5 années de réclusion criminelle contre le PDG Ould Kaddour. Après délibération, le tribunal militaire condamna le PDG Ould Kaddour à 30 mois de réclusion criminelle, 5 ans de prison pour l’officier militaire et 3 ans de prison pour le civil. A cette époque des indiscrétions ont fait le lien de cette affaire avec le volumineux dossier des marchés complaisants de gré à gré à ‘Brown and Roth condor (BRC), une joint-venture entre SONATRACH (51%) et une filiale de la compagnie Halliburton, De nombreux hauts responsables, des cadres de la compagnie et même Abdel Moumen Ould Kaddour ont été entendus par le magistrat instructeur sur la surfacturation de contrats et des marchés de gré à gré passés sans appel d’offres, comme ce fut le cas pour la réalisation des deux tours abritant les sièges du Ministère de l’énergie et des mines, qui auraient coûté la bagatelle de 40 milliards de centimes ! Tous les marchés qui la liait à l’armée ont été gelés, des changements ont été opérés à la tête de l’entreprise, puisque Sonatrach avec l’appui du Centre de Recherche Nucléaire de Draria CNRD qui a installé un nouveau PDG en la personne de Karim Djebbour, un cadre de Sonatrach en remplacement de Ould Kddour. Cette entreprise dans la partie Algérienne détient une part de 51 % des actions a également vu le remplacement de deux administrateurs membres de son conseil, en l’occurrence Benkemirat par Rezaïguia et Ould Kaddour par Hadj Hammou, le portefeuille de l’actionnariat du BRC est détenu par Sonatrach à hauteur de 40 %, de 11 % pour le centre.
Nous citons un autre dossier comme exemple, BRC avait adressé, le 13 mars 2005 une facture portant le numéro 03 / 05 / PO / 02 relative à la fourniture de la structure métallique de la piscine située prés du siège de la Sonatrach, d’un montant de 272 millions de dinars. Or si nous nous referons à la déclaration d’importation nous découvrirons la valeur de ces fournitures qui ne dépasse pas la somme de 50, 864,169 da. L’écart et estimé à 436 %, pour la main d’œuvre, la surfacturation est de 379 %. BRC a justifié ces hausses par la réalisation d’une cafétéria et d’un réservoir d’eau ! BRC pour certains projets, elle s’est octroyé des marges de bénéfice atteignant les 65 % du coût global et les prix multipliés par 20, la piscine olympique, le parachèvement des deux tours du club pétrolier de Zéralda, le réaménagement des villas d’hôtes d’Oran et du Club de tennis ont été ainsi réalisés grâce à ce subterfuge. Sur instruction du Président de la République, une mission de l’IGF a été dépêchée et qui a mis à nu certaines irrégularités, notamment que cette entreprise usait de privilège et de complaisance pour accaparer de nombreux contrats avec la SONATRACH, le ministère de l’énérgie et des Mines, celui de la Défense Nationale et Naftek. Mais selon certaines indiscrétions c’était le ministre Chekib Khalil qui usait de son influence, par contre d’autres ont dit que BRC côté américain appartenait à Chekib Khalil et c’est lui même qui a installé Ould Kaddour à la tête de BRC, et que des hauts cadres de Sonatrach profitaient aussi de cette situation en créant au nom de leurs enfants et proches des sociétés écrans pour faire l’intermédiaires..


Nombre de lectures: 1800 Views
Embed This

Commentaire



Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

XHTML: You can use these html tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>