DzActiviste.info Publié le sam 12 Jan 2013

Algérie: La conversation 3 qui n’est pas un câble de Wikileaks

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Le général Tartag : Vous m’avez convoqué M. le Président…
Bouteflika : Tu ne vois pas que je suis pris.
Le général Tartag : Pardon M. le Président.
Bouteflika : Mali, Mali, Paris nous a niqués. Mali, Mali, on a perdu l’AQMI. Mali, Mali, l’Amérique va nous niquer.

Général Tartag : Hum…
Bouteflika : Il n’y a ni hum ni ham ! Tout le monde se plaint de nous. Même ces petits libyens et ces petits tunisiens nous accusent de vouloir détourner le cours de leurs révolutions. Ils nous accusent d’être un Etat terroriste. A présent, ils veulent fermer leurs frontières avec nous. Nous sommes en train de vivre une triste fin. Et avec ce qui nous arrive au Mali, nos voisins marocains vont se frotter les mains.
Général Tartag : Je pense que vous êtes un peu fatigué M le Président.
Bouteflika : Ne dis rien parce que tu ne sais pas penser et tu ne sais pas réfléchir. Contentes toi de répondre clairement à mes questions.
Général Tartag : Lesquelles M le président ?
Bouteflika : Arrête de te foutre de moi et de dire à chaque fois M le Président. Dis, que vas-tu faire de toutes ces phalanges de la mort que tu as disséminées au nord du Mali ? Tu ne vas tout de même pas les laisser se faire massacrer par l’armée française ou les faire rentrer en Algérie ?
Général Tartag : Si. Leurs bases se trouvent en Kabylie. Plus exactement à Bouhamou et Sid Ali Bounab. Les autres je vais les renvoyer à l’Est du pays. Si la France n’arrête pas de nous emmerder au Mali, je vais tuer d’autres moines et organiser d’autres attentats au RER de Paris, avec la complicité de la DGSE. Les gens de la DGSE m’aiment bien.
Bouteflika : Surtout ne fais rien du tout. Nous avons une armée régulière, alors quelle est l’utilité de l’’AQMI hormis le fait qu’elle vit aux dépens des contribuables algériens ?
Général Tartag : C’est l’une des exigences de nos amis de l’AFRICOM. Les américains ont besoin de l’AQMI. On ne peut rien leur refuser.
Bouteflika : Mali, Mali, Paris nous a niqués. Mali, Mali, on a perdu l’AQMI. Mali, Mali, l’Amérique va nous niquer.

Saïd Radjef


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