DzActiviste.info Publié le jeu 13 Fév 2014

Algérie : la dictature change son fusil d’épaule !

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Même si Bouteflika n’est pas consentant à l’idée de briguer un autre mandat, son entourage le guide – quand il est lucide à ses heures – à jouer le jeu et à faire durer le suspens jusqu’à la dernière minute, même si cela devrait retarder l’échéance présidentielle de quelques mois.

Déjà on ébruite la possibilité de reporter les élections dans le but réel d’avoir du temps, et de trouver un candidat de “consensus” à la vice-présidence d’abord, à qui Bouteflika va lui céder le fauteuil rapidement pour une “transition démocratique”, sans un quelconque futur tracas judiciaire pour le clan présidentiel.

Également du temps pour l’esthétique et l’ego, afin de permettre largement à Bouteflika de sortir par la grande porte – autre que celle que Bourguiba avait emprunté –, et finalement le plus important dans toute cette mascarade, d’admettre une fois pour toutes que son clan aurait dorénavant le droit de siéger majoritairement en tant que “faiseurs de rois”. Ce serait le réel “deal” à quoi travaillent sans relâche les “hommes du président” et tous leurs relais, locaux ou étrangers. Donc, cet “écran de fumée”» créé par Saâdani pour braquer l’opinion sur ce qu’elle sait déjà, sert en réalité à masquer les véritables tractations entre les réels lobbys financiers belligérants pour arriver à un “consensus” avant le 04 mars prochain. Parmi ces lobbys qui s’activent, on avait entendu sur la radio chaine III, la voix de Smail Chikhoun, neveu du général janvièriste Guenaizia, qui est “président du conseil d’affaires algéro-américain”, annonçant prématurément à la place du MAE, la visite prochaine de John Kerry à la fin du mois en cours.

En réalité, ce conseil d’affaires est un “sous-forum” où foisonnent les lobbys pétroliers et de la finance internationale, qui sont capables par exemple, « d’acquitter une taxe » colossale pour la visite d’un secrétaire d’État américain ! Et dire que l’argent de Sonatrach I II III paye très bien les « émules » algériens intermédiaires en la matière ! Tout cela pour la recherche de « l’endossement » obligatoire américain, quant au futur dauphin remplaçant de Toufik, car son poste a un droit de regard et de consultation des hautes sphères sécuritaires américaines depuis 2001, ce qui avait enragé Saïd Bouteflika et retardé entre autre son éviction jusqu’à date, malgré sa “désactivation” depuis son long séjour médical aux États-Unis. Et bien entendu pour le soutien de la continuité du régime algérien, tout en changeant pour la première fois ses ressources humaines fondatrices. En fait tangible, la dictature algérienne est à la veille de changer son fusil d’épaule !

Cependant, on dit que l’histoire de l’exercice du pouvoir opaque algérien se répète toujours. Et de même dès fois à brève échéance. Exemple d’espoir à prévoir : on espérerait que Benflis ne vivrait pas encore un autre « dommage collatéral » en ne voyant pas sa candidature, encore une fois de plus, non adoubé par les clubs de la finance internationale et les lobbys pétroliers. Comme lors des tractations secrètes avant la visite à Alger de Colin Powell en décembre 2003, quelques mois avant l’échéance du 2ème mandat déjà « béni » de Bouteflika. Ce serait mourir “politiquement” deux fois en tant que lièvre à la course présidentielle. Et ce serait une énorme « gifle » pour un ancien procureur de la république. Comme quoi les choses bizarres et les événements insolites de cette dernière bananière, ne sont pas prêt à se tarir d’ici le 17 Avril prochain.

Abdelwahab Benyellès


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