DzActiviste.info Publié le ven 29 Mar 2013

Algérie: La preuve que la police de Ghardaïa torture les manifestants

Partager
Voici une photo de Soufghalem Kacem, militant des Droits de l’Homme, arrêté arbitrairement par les forces de la répression à Ghardaïa, lors d’un sit-in pacifique, et dont on avait dit, sur cet espace, qu’il avait été sauvagement battu. 
Le commissaire a refusé de le laisser examiner par des médecins qui s’étaient présentés spontanément au Commissariat, parce qu’il ne voulait pas que ceux-ci constatent qu’il avait subi des sévices. 
Cette photo, où on le voit avec la tête bandée, a été prise par un militant, à l’intérieur même du Commissariat. Observez la tâche de sang sur le revers de son blouson et de sa chemise. Nous savons qu’il a été battu par plusieurs flics-voyous, qui se relayaient sur lui. 
Il s’est évanoui à plusieurs reprises, mais cela n’a pas calmé leurs ardeurs « guerrières ». C’est tellement facile de frapper un homme sans défense. 
Cette photo, qui représente un risque pour celui qui l’a prise, est la preuve que les militants des Droits de l’Homme, en Algérie, sont torturés dans tous les commissariats, et autres bouges infâmes où ils sont retenus. Les militants du M’zab ont des alliés même au sein des commissariats. Même au sein du DRS, et partout où se trouve le despote. Parce qu’il y a des hommes dignes de ce nom même au sein de la maison de l’Ogre.

Mais je veux dire une chose à mon frère Kacem, à Kamel Eddine, et à mes frères Mozabites qui sont emprisonnés, en ce moment même où j’écris ces lignes. Je veux leur dire de ne pas garder rancune à ce peuple qui les a abandonnés, qui les a livrés à leurs tortionnaires, qui ne se soulève pas devant ce qui leur est infligé, et ce qui a été infligé aux centaines de milliers de victimes avant eux. Mes frères, ne désespérez pas de votre peuple ! Pardonnez-lui ! Il est plus à plaindre qu’à blâmer. Il est sous l’effet d’une terrifiante anesthésie. Il n’est plus là ! Sa démission n’en est pas une. C’est une absence historique qui ne saurait durer. Bientôt le soleil de la dignité va se lever. Il ne faut pas en douter. Parce qu’il n’y a aucun doute. L’aube de la liberté est pour demain. Khouya Kacem, les coups qui t’ont été portés sont une atteinte à notre honneur. Les mots sales qui t’ont submergé, de la part de molosses baveux, ne sont que des aboiements contre des lions. Vous êtes les lions de l’Algérie, de l’humanité souffrante, de tous ceux qui espèrent le jour ! Que vienne l’heure de la délivrance et de la dignité !

DB

K.Soufghalem après son passage à tabac par la voyoucratie policière de Ghardaïa


Nombre de lectures: 471 Views
Embed This