DzActiviste.info Publié le mer 16 Jan 2013

Algérie: Les négociations sont en cours, entre le régime algérien et le groupe de MBM

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C’est le branle-bas de combat en Algérie. A la présidence, au Haut Commandement de l’ANP, au Ministère de l’Intérieur, autant de cellules de crise ont été installées, en catastrophe. C’est une cacophonie sécuritaire, une confusion où une chatte ne retrouverait pas ses petits.
Mais plus concrètement, des négociations ont commencé, entre le groupe de MBM, qui s’identifie sous l’appellation « Signataires par le sang », et les représentants du régime algérien. 

Le groupe de MBM, dissident d’AQMI, et qui aurait rallié à lui les phalanges islamistes libyennes, encore inconnues sur le terrain du djihadisme, aurait posé des conditions jugées inacceptables par la partie algérienne. Ils n’exigent pas moins que la libération d’une centaine d’islamistes détenus par le régime algérien et la mise en place d’un couloir d’évacuation, pour leur permettre de rejoindre le Mali, en compagnie de leurs otages.
Le groupe se dit déterminé à obtenir satisfaction, quel que soit le prix qu’il lui faudra payer. Il a averti qu’il avait ceinturé ses otages d’explosifs, et qu’il avait miné tous les parages. Mokhtar Belmokhtar serait parmi ses hommes. Le site occupé par les combattants islamistes est encerclé par des forces considérables. Les populations n’ont jamais observé un tel déploiement.
Le régime algérien a été fortement affecté par cette opération, qui a montré ses services, le fameux DRS, sous le jour peu favorable de Tontons Macoutes dilettantes, juste bons à torturer et à tuer, incapables de prévoir, et encore moins de conjurer cette opération qui leur est tombé sur la tête. Ils ont montré, à l’évidence, qu’ils sont loin d’être ces fameux remparts antiterroriste, dont même la CIA avait relayé les mérites supposés.
La situation est grave. 
Il ne fait aucun doute que le régime algérien n’acceptera jamais de se ridiculiser davantage, en laissant partir ce groupe. La situation est bloquée, et soumise à une tension qui ne manquera pas de l’exaspérer.La raison politico-sécuritaire va primer sur toutes les autres considérations. Les otages vont être sacrifiés.
Autant dire, à moins de miracle, ou d’exploit tout à fait inimaginable en l’état,  que tout cela finira par un bain de sang.
DB


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