DzActiviste.info Publié le mer 27 Mar 2013

Algérie: Mobilisation de la société civile

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Après l’interdiction faite à une délégation de militants des Droits de l’Homme et de syndicalistes, de se rendre en Tunisie, pour participer à un Forum international, le régime algérien semble paniquer, et multiplie les excès contre tout frémissement de la société civile. Celle-ci se montre particulièrement déterminée à résister à ces abus, et à se mobiliser massivement, pour faire valoir les Droits de l’Homme et du Citoyen.
Voici quelques communiqués qui nous sont parvenus: 

DECLARATION
La délégation du SNAPAP renforcée par d’autres  militants des droits de l’homme  et de SOS Disparus qui devait participer au Forum Social Mondial qui se tient à Tunis a été interdite de sortie du territoire national par le personnel de la police Algérienne des Frontières.

L’acharnement et la répression dirigée vers le SNAPAP et les membres d’associations amies reflètent la nature du régime Algérien qui craint par-dessus tout l’autonomie des syndicats et associations.
Le pouvoir Algérien pense ainsi faire peur aux hommes et femmes libres de notre pays qui ont décidés de rejoindre et travailler avec ceux et celles qui contribuent à la formation de contre pouvoirs réels loin de la société civile domestiquée dont  le caractère artificiel ne peut être dissimulée.
Cet acte d’arbitraire total   renforce au  niveau international  l’identité autoritaire et totalitaire du pouvoir Algérien qui se trouve être le seul pouvoir au niveau de la planète entière  à utiliser ces méthodes.
Le Bureau national du SESS est et restera solidaire du SNAPAP et des autres organisations victimes de cette répression car seule la recherche de l’autonomie réelle et de l’engagement sincère et continu peuvent imposer des contre-pouvoirs.
           
                                                                                              Le Coordonnateur National
                                                                                                    Kaddour CHOUICHA

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LADDH

COMMUNIQUE DE LA LADDH

Une caravane composée de membres de plusieurs associations dont des militants de la ligue
algérienne pour la défense des droits de l’Homme devant participer au forum social mondial
qui se tient à Tunis du 25 au 31 mars 2013 a été empêchée par les autorités de la police algérienne des
frontières au poste de Layoun et Oum Teboul de franchir la frontière afin de se rendre en Tunisie.
Les militants sont bloqués depuis le lundi 26 mars au poste frontalier dans des conditions notamment sanitaires
des plus déplorables.
Ces militants étaient en possession des documents de voyage requis légalement.
Aucun motif légal de refoulement des militants n’a été fourni par les autorités de la police des frontières.
C’est une atteinte flagrante aux libertés de circulation,d’association et de réunion pourtant consacrées et
garanties par la constitution et le pacte international relatifs aux droits civils et politiques ratifié par l’Algérie.
La ligue dénonce avec force ces atteintes à ces libertés notamment celle  pour un citoyen de circuler librement
et ne sont en fait que des pratiques qui visent à empêcher les défenseurs des droits de l’Homme de mener leurs
activités de défense des droits de l’Homme.
Les autorités doivent dans les faits mettre un terme à toute forme de harcèlement à l’encontre de ces militants
et plus généralement à l’encontre de l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme en Algérie et se conformer
aux dispositions de la déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme,adoptée par l’assemblée générale
de l’ONU le 9 décembre 1998.
Le président de la LADDH,
Maitre Nourredine Benissad
=============================
LADDH:
5 Rue Pierre Viala (Frères Alleg)
hauteur 101 Didouche Mourad-Alger
tel/fax: 00213 21 23 80 86
mail: contact@la-laddh..org
site: www.la-laddh.org



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AMNESTY INTERNATIONAL

26 March 2013 

Travel restrictions stop Algerian activists from attending World Social Forum 

The Algerian authorities have prevented a delegation of 96 trade unionists and civil society activists from crossing the border into Tunisia to attend the World Social Forum this week, violating their right to freedom of movement, Amnesty International said today. 

The 96 have not been given any reason for the travel ban. Border police near the north-eastern city of Annaba told the delegates today that they were on a list of people banned from leaving Algeria because of “unrest”. 
  
“Placing travel restrictions on civil society activists is a blatant attempt to prevent them from meeting and discussing with fellow groups from all over the world, and in so doing to isolate them, » said Ann Harrison, Amnesty International’s Deputy Director for the Middle East and North Africa. 

« Ironically, such practices are reminiscent of the travel restrictions placed on Tunisian human rights activists under the Ben Ali era. While Tunisia has experiencing tremendous change and is hosting the 13th World Social Forum in Tunis, the Algerian authorities continue to rely on old repressive tactics and seem to not have learnt the lessons of the recent uprisings in the region.”

The World Social Forum is a global meeting of activists and civil society organizations. Some 50,000 activists are expected to attend the event which runs from 26 March to 30 March and addresses social, economic and human rights issues. 

The delegation of 96 people, travelling in two buses, has been stopped from crossing the Algerian border with Tunisia three times at different border posts since 3am yesterday morning. 

Amnesty International has urged the Algerian authorities to immediately lift all the restrictions put on the activists and to allow them to attend the World Social Forum and to ensure they will not face any reprisals or form of intimidation. 

Such restrictions on activists are in breach of Algeria’s obligations under the International Covenant on Civil and Political Rights and contravene the UN Declaration on Human Rights Defenders – the Declaration on the Right and Responsibility of Individuals, Groups and Organs of Society to Promote and Protect Universally Recognized Human Rights and Fundamental Freedoms -, which protects their rights to seek the protection and realization of human rights at the national and international levels, to conduct human rights work individually and in association with others,

The delegation planning to attend the World Social Forum is composed of members of the National Autonomous Union of Public Administration Personnel SNAPAP (Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique); the human rights groups Algerian League for the Defence of Human Rights LADDH (Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme); SOS-Disparus, composed of relatives of victims of enforced disappearances in Algeria; and a group campaigning on behalf of unemployed people the National Committee for the Defence of the Rights of the Unemployed CNDDC (Comité national de défense des droits des chômeurs). 

Members of these groups have been repeatedly harassed by the Algerian authorities, who continue to restrict freedom of assembly and association in law and practice, as protests over poverty, unemployment and corruption have increased in the country during the past two years. 

Public Document 
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For more information please call Amnesty International’s press office in London, UK, on +44 20 7413 5566 or email: press@amnesty.org 

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TPA
Communiqué :


Ce mardi 26 mars 2013, plusieurs événements inquiétants ont eu lieu sur le territoire national algérien, relevant de l’atteinte aux droits de l’Homme, de celle de circuler et de voyager librement et à manifester pacifiquement.
En effet, les représentants de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH), du Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (SNAPAP) et du Comité national de défense pour le droit des chômeurs (CNDDC), du Comité des jeunes du pré-emploi, du SNAP (Syndicat national autonome des postes), de SOS Disparus, du Réseau d’avocats des droits de l’homme qui devaient participer au Forum social mondial (FSM) du 26 au 30 mars à Tunis, ont été refoulé à la frontière algéro-tunisienne par la police aux frontières algériennes.
De même, Hacène Ferhati, membre de SOS disparus, a été empêché de rejoindre Tunis depuis l’aéroport d’Alger.
Le même jour, à Ghardaïa, les forces de l’appareil sécuritaire ont chargé les manifestants pacifiques rassemblés pacifiquement sur une place publique pour protester contre la tenue de la fête du tapis et appelant à créer des emplois pour les jeunes chômeurs.
Une fois de plus et alors que la déliquescence de l’état et des services publics, le niveau de corruption dans l’appareil économique ont atteint des niveaux inégalables dans l’Histoire du Pays, le régime ne semble avoir de priorité que de harceler les forces vives de la nation qui ont compris que le salut de celle-ci ne se fera qu’à travers les luttes pacifiques sociales et politiques, réellement autonomes du régime, ce que celui-ci est décidé à empêcher.
Tous pour l’Algérie se déclare solidaire des militants et manifestants ainsi inquiétés, tabassés ou empêchés d’exercer leurs droits les plus élémentaires et dénonce avec vigueur l’attitude réitérée d’un régime dont la seule perspective est de durer, quoi qu’il en eut coûté à l’avenir de la nation, à sa jeunesse et à ses forces vives.

Pour le bureau de Tous pour l’Algérie, Salah MENIA.
Paris, le 26/03/2013 .



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HUMAN RIGHTS WATCH EN FRANÇAIS 

Algérie: Les autorités ont empêché des militants d’assister au Forum social mondial96 personnes empêchées de franchir la frontière avec la Tunisie
(Tunis, le 26 mars 2013) – Les autorités algériennes ont restreint illégalement le droit de se déplacer librement lorsqu’elles ont empêché 96 militants algériens de la société civile de se rendre en Tunisie, sans fournir de motif, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. La police des frontières a bloqué les militants le 25 mars alors qu’ils étaient sur le point d’entrer en Tunisie, où ils avaient l’intention d’assister au Forum social mondial. Le forum, un rassemblement planétaire où environ 50 000 militants sont attendus pour discuter de thèmes tels que les droits humains et l’environnement, a lieu du 26 au 30 mars 2013.

Parmi les militants algériens bloqués, se trouvaient des membres de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme, du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), de SOS-disparus et d’autres organisations non gouvernementales. A leur arrivée au poste-frontière de Layoun à 3 heures du matin, les agents ne les ont pas laissés passer, et après une attente de trois heures, la police leur a déclaré qu’ils n’étaient pas autorisés à franchir la frontière.

« Les autorités algériennes perturbent les activités légitimes de militants de défense des droits humains et de la société civile, comme elles l’ont fait très souvent par le passé », a déclaré Eric Goldstein, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Il est grand temps qu’elles mettent fin à leur campagne de harcèlement et d’intimidation contre ceux qui plaident pour des réformes, et qu’elles respectent leurs obligations au vu du droit international. »

Mourad Tchiko, membre du bureau national du SNAPAP et un des meneurs désignés de la délégation algérienne en route pour le forum mondial, a rapporté à Human Rights Watch que les policiers ne lui avaient pas expliqué pourquoi les autorités avaient décidé de ne pas laisser les militants partir en Tunisie. Tout ce qu’ils ont dit, d’après Tchiko, c’est qu’« ils avaient des instructions».
Ce dernier incident fait suite à l’arrestation et à l’expulsion sommaire de dix membres étrangers d’associations de chômeurs du Maghreb, le 20 février. Ils s’étaient rendus à Alger pour participer au premier Forum maghrébin pour la lutte contre le chômage et le travail précaire, les 20 et 21 février à la Maison des syndicats d’Alger. Mais les policiers les avaient détenus au poste de police pendant plusieurs heures – cinq Tunisiens, trois Mauritaniens et deux Marocains –, avant de les emmener à l’aéroport et de les expulser. La police a également détenu deux Algériens : Abdelkader Kherba, membre du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC), et Tchiko lui-même. Ils avaient été gardés au poste toute la journée avant d’être relâchés sans poursuites dans la soirée.

Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, tous deux ratifiés par l’Algérie, énoncent que toute personne a le droit de quitter n’importe quel pays, y compris le sien. Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies, qui interprète le Pacte de façon définitive, a établi que c’était normalement une violation des droits humains que de restreindre la liberté des personnes souhaitant voyager hors de leur pays pour assister à une réunion sur les droits humains.
« Il est choquant que les autorités algériennes aient empêché ces militants de voyager en Tunisie pour assister au Forum social mondial », a conclu Eric Goldstein. « Elles devraient repenser leur décision et laisser les militants algériens partir en Tunisie sans faux-fuyant ni délai. »

Pour lire d’autres communiqués de Human Rights Watch sur l’Algérie, veuillez suivre le lien :
http://www.hrw.org/fr/middle-eastn-africa/algeria
Pour plus d’informations, veuillez contacter:
À Washington, Eric Goldstein (anglais, français): +1-917-519-4736 (portable); ou goldstr@hrw.org
À Tunis, Amna Guellali (anglais, français, arabe): +216-719-006-11; ou +216-244-853-24 (portable); ou guellaa@hrw.org
À New York, Tamara Alrifai (français, arabe, anglais, espagnol): +1-646-309-8896 (portable); ou alrifat@hrw.org






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