DzActiviste.info Publié le mar 29 Jan 2013

Algérie : Noire Actualité

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par Hocine Mahdi, mardi 29 janvier 2013

Vu, lu et entendu en cette semaine de malheur pour un pays qui cherche une sortie vers un mieux depuis 50 ans mais qui n’arrête pas de glisser sur la pente de la désintégration sociale, culturelle, économique et cultuelle.

Premier mauvais signe.

Il nous vient du FMI. Ce machin de malheur qui, dans les années 1980, avait affamé tout le Tiers Monde pour cause de mauvaise gouvernance. La chute du prix du pétrole décidée par le marché de la spéculation était à l’origine de la faillite de l’Etat Algérien qui vivait au dessus de ses moyens et de la rente d’un seul produit.

En 2013, ne tirant sa subsistance que du pétrole, l’Algérie est félicitée de ses performances économiques alors qu’elle importe toute sa nourriture… C’est Christine Lagarde, directrice du FMI, qui en jette et rejette les fleurs en quantité industrielle sur le cheminement tortueux de nos dirigeants.

Et pour cause…

Christine Lagarde est Française et c’est la France qui profite de la rente pétrolière algérienne. Premier fournisseur, destination incontournable pour la fuite de nos capitaux et de nos ministres en vacation.

Où est le mérite des gouvernants algériens si le prix du pétrole (98% du PIB) se maintient à un niveau acceptable ?

A ce que nous sachions ils n’ont pas investi dans la production industrielle et vivrières pour soustraire le pays à la dépendance exclusive de la rente pétrolière.

Sans le pétrole nous serions pire que les tchadiens et les maliens.

Ils ont dilapidé des millards de dollars pour financer des faux agriculteurs*, des faux industriels, des faux créateurs, pour satisfaire la boulimie des coquins et des copains** mais aussi pour calmer la grogne d’une jeunesse qui revendique sa part de la rente pétrolière en menaçant de tout casser.

En même temps l’inflation bat tous les records.

D’un jour à l’autre le prix des légumes passe du simple au triple. Le salarié moyen ne regarde plus la viande : ni la blanche ni la rouge ni l’aquatique. Sauf quand il y a trois ou quatre salaire dans la famille. Plusieurs intermédiaires occultes interviennent dans la chaine de distribution rien que pour s’octroyer illégalement une marge bénéficiaire sans investir un centime de leurs poches. Ils sont connus mais gare à celui qui touche à leurs magouilles. Ils sont devenus aussi puissants que les importateurs, les maquignons et les narcotrafiquants qui forme un Etat dans l’Etat.

Naturellement, nos gouvernants se gargarisent des félicitations hypocrites de Christine Lagarde.

A nous, cela n’adoucit en rien notre pénible quotidien de non-citoyens assoiffés de liberté, de dignité, de Justice.

Deuxième mauvais signe :

Transposition de deux séquences :

A) – Sa majesté Bouteflika, à Sétif, dans son discours de soutien au FLN. S’adressant aux révolutionnaires de sa génération qui sont dans les cercles du pouvoir depuis 1962 :- » Tab J’nana, tab j’nana, tab j’nana, il est temps de céder la place… »

B) – Un vieux de la vieille. Le bouffon Belayat, ex ministre, indévissable cadre du éfélène de 1962. Hier sur la chaine tv privée echourouk : – » Admettons que Bouteflika refuse de se proposer à un 4ème mandat qui prendra sa place. C’est le Fln qui a créé tous les partis… C’est le Fln qui a sauvé le pays ».

Nous voici donc loin de voir l’Algérie échapper aux griffes des hommes qui avaient confisqué notre souveraineté citoyenne en 1962.

Ils nous l’ont dit et répété pendant des décennies : « Nous ont chassé la France, pas question de laisser le pouvoir à d’autres… »

Qui sont les autres ?

Ce sont les citoyens qui sont plus honnêtes, plus compétents, plus patriotes qu’eux et qui l’ont magistralement démontré. Ce qui leur a coûté très cher : persécussion, exil, mise sur voie de garage, clochardisation.

———————–            

*) La dette des agriculteurs a été effacée, sans le bilan d’activité ni calamité naturelle. De nombreux agriculteurs n’ont rien fait sur les lopins de terre dont ils ont bénéficiés et en revendu le matériel. Ils avaient tout simplement contribué à la campagne présidentielle.

**) Des investisseurs ont obtenu des assiettes foncières pour y bâtir des usines, ils y ont construit des salle des fêtes ou les ont revendues (dans des zone industrielles). Impunément. Cela n’arrive qu’en Algérie.


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