DzActiviste.info Publié le lun 12 Nov 2012

Algérie: OU VA-T-ON ?

Partager

                                                  
par Abderazak Laïbi

La situation générale du pays est dramatique. La corruption gangrène tous les rouages de l’état, à tous les niveaux. Le clanisme, le régionalisme, la gabegie, la Hogra et l’impunité ont été érigés en mode de gouvernance. Le ghachi (dixit Noureddine Boukrouh) est plongé dans une apathie déconcertante. Aucune des promesses faites par les dirigeants désignés n’a été tenue.
Les Algériens

 sont avant tout frappés de lassitude et cette situation avait été déjà prédite par El Marhoum Kasdi Merbah en 1993 qui avait déclaré à l’époque: » Si la situation ne s’améliore pas dans les plus brefs délais, il faudra craindre que la lassitude frappe les populations et que toute vie politique soit paralysée ; le peuple algérien aura alors à subir des conséquences redoutables, lentes mais sûres. »
C’est exactement la situation que nous vivons aujourd’hui. La société est plus que jamais individualiste. C’est le chacun pour soi qui prime. C’est le Tag 3ala Men Tag ! L’économie a été détruite, livrée à des rapaces insatiables et à la rapine générale. Des coupables ont été clairement identifiés mais restent impunis. On assiste à des règlements de comptes entre clans de traîtres et de voyous à la solde de la finance apatride et la presse elle-même divisée et aux ordres de ces mêmes clans est chargée de relayer leur propagande nauséabonde. Les « partis politiques » foisonnent et participent à la Zerda. Ferreq Tassoud !

C’est ainsi que l’on ose dire que tout va bien et que Mazal Waqfine, alors que nous ne devons notre survie qu’à Hassi-Messaoud et In Salah ! Jusqu’à quand ?
Certains ont même osé dire de leur dossier de justice qu’il était clos. Ne savent-ils pas que rien n’est définitivement joué et que tout peut être remis sur la table. Il suffit d’un changement véritable pour que cette racaille ait à répondre de ses crimes !
Nous sommes dirigés par des vieillards frappés de sénilité à l’image du président de la république qui, lui-même, a déclaré: »Tab Dj’nana » mais qui reste accroché à son fauteuil et certains parasites osent parler d’une 3ouhda râbi3a ! Où va-t-on ?
L’état n’a jamais été aussi faible et inexistant sur la scène publique. Les lois sont bafouées par les citoyens et par l’état lui-même.
Des citoyens pénalisés par ces violations ne réussissent pas à faire entendre raison aux contrevenants et les administrations laissent faire. Tchippa oblige !
Un citoyen est allé se plaindre à l’APC de Bouzaréah pour deux constructions illicites (sans permis de construire) et s’est vu répondre en ces termes: « Inutile de te fatiguer, le PAPC ne signera jamais l’arrêté de démolir, voici mon nom, va te plaindre au Wali délégué et même à Bouteflika si tu veux ! »
Ces situations sont vécues par des milliers de citoyens à travers le pays.
Toutes les élections ont échoué et une infime partie de la population a voté (14%). Que peuvent valoir de telles scrutins ? Est-ce leur conception de la démocratie ? L’école benbouzidienne a lamentablement fait faillite à tous les niveaux ; des universitaires finissent leur cycle et ne savent pas rédiger le moindre mémoire, réalisant des fautes d’orthographe du niveau primaire.
Sous prétexte de commémorer le 1er Novembre 1954, M. Missoum Sbih, ambassadeur à Paris, a organisé une fête le 7 novembre, jour de son anniversaire ! On parle de 500000 €, pendant que nos cancéreux se meurent dans l’indifférence générale.
Notre diplomatie ne mérite même plus ce nom. Son responsable désigné s’est présenté devant les députés français pour répondre à leurs questions et a même regretté que l’Algérie ne soit plus française !!! C’est là que je ne puis m’empêcher de penser à Kharrouba, ex-Caroubier.
L’Algérie est partenaire à part entière de l’OTAN, une honte !
On parle de réconciliation nationale. (El Moukâlakha El Watania)
Qu’en est-il des disparus ?
Qu’en est-il des 250000 morts ?
Qu’en est-il des internés des camps du Sud irradiés ?
Qu’en est-il des assassinats politiques ?
L’opposition réelle reste malheureusement divisée et fait ainsi le jeu des dirigeants. C’est pourquoi j’en appelle à tous les Algériens sincères et soucieux de l’avenir de notre pays de se ressaisir et se rassembler dans les plus brefs délais. La nation est en danger.

Abderrezak Laïbi


Nombre de lectures: 410 Views
Embed This