DzActiviste.info Publié le sam 20 Avr 2013

Algérie:Comment ne voit-on pas que le régime est sur le point de s’effondrer ?

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Abane Ramdane, l’antithèse du régime algérien. Celui qui va bientôt prendre sa revanche historique. 

Il ne fait aucun doute, sauf dans l’esprit de prétendus observateurs imbus de leurs piètres capacités à discerner le jour de la nuit, que le régime algérien est en fin de ressources, qu’il vit ses derniers moments.
Oh, bien sûr, il ne fait pas de doute qu’il présume lui-même de ses propres forces, et qu’il parvient à tromper les observateurs les plus perspicaces, parce qu’il dispose du moyen essentiel qui prodigue le pouvoir, et le renforce. L’argent !
Oui, en effet, il dispose de moyens financiers immenses, tout à fait fait disproportionnés, et qu’il ne parvient même plus à gérer. Des moyens qui le dépassent, qui lui ont permis de faire de tout un pays une sorte de foire permannente, où toutes les outrances sont permises, où la débauche la plus débridée est devenue une règle de vie, une façon d’être.
Cet argent est une manne inespérée, qui lui est tombée dans le giron, sans qu’il n’ait le moindre effort à déployer. Une fortune qui s’élève à mille milliards de dollars amassés en une douzaine d’années, au cours de ces trois mandants successifs d’un Chef d’Etat frappé de mégalomanie, qui aurait tant voulu laisser à la postérité, le nom de Bouteflika le Magnifique, si tant est qu’il suffit d’une subite, et massive, augmentation des prix des hydrocarbures, pour faire peser sur l’histoire, l’ombre immensément allongée d’un nabot, aussi bref de taille puisse-t-il être.

Le régime algérien est moribond. Ses deux composantes essentielles agonisent et se meurent inexorablement,  l’une de sénilité, et l’autre de ses propres turpitudes.

La première, qui se déclame depuis peu sous le titre tonitruant, et quelque peu ringard, de clan présidentiel, et qui se trouve être l’avatar le plus réaliste d’une association hétéroclite de malfaiteurs en tout genre, faite de bric et de broc, d’un peu de MALG, d’un reste d’Etat-Major, d’un zeste de Boumedienisme, d’une ombre de panarabisme, et d’un gros étron de régionalisme ouest de l’ouest, est juste un club de vieillards qui se shootent à la kwada, dont ils sont abondamment gavés. Leur seule béquille, et leur unique fauteuil roulant est l’argent dont ils disposent sans compter, et qu’ils offrent, sans compter aussi, à des partenaires occidentaux qu’ils inondent de contrats aussi mirifiques qu’ils sont impudiques, et qui, pour cette raison, sont systématiquement passés sous silence.
Ces forbans séniles, qui se fissurent et se lézardent, dont les villégiatures ne sont plus que des lits de cliniques de luxe, passent de corticothérapies en bains de jouvence aussi cocasses, et aussi révolutionnaires, les uns que les autres, où il est question d’injections d’étranges sérums, pour gagner quelques quarts-d’heures de vie supplémentaires.
Et lorsqu’ils trouvent un moment, en dehors de leurs traitements sophistiqués, ces ruines ambulantes courent les Zaouias et autres gazanètes. Ils baisent les mains de gourous parfumés à l’ambre et au musc, qui leur promettent des prolongations du match, et des baraka miraculeuses.
Cette composante du régime algérien, celle qui en occupe le centre en ce moment, est sur le point de mourir de la propre logique qui la porte, parce qu’elle ne sait pas se régénérer  parce qu’elle n’a jamais envisagé transmettre le pouvoir, et encore moins le partager.
Aujourd’hui, même le benjamin de cette assemblée de vieillards, le propre frère du Chef de l’Etat, dont il était prévu de faire l’héritier dynastique, qui est pourtant relativement jeune, n’en est pas moins un croulant à sa manière, autant sous le poids des fortunes incommensurables qu’il a subtilisées au peuple algérien, que par le virus qui lui ronge le cœur, celui de la sénilité de cœur  celle qui pourrit l’être profond, et qui en fait une moisissure envahissante, incapable de pouvoir prospérer, si ce n’est sur la vie de son propre environnement.

L’autre partie du régime est celle du DRS triomphant. Cette force née à la faveur d’un viol de la volonté populaire, lorsque le processus électoral a été violemment interrompu, dans un bain de sang, et dans une atroce guerre contre les civils, plus de douze années durant, quasiment à huis-clos, et avec la complicité active d’un occident qui a compris que les soudards brutaux qui avaient pris le pouvoir, par la violence et le complot, étaient ses meilleurs alliés, après avoir été ses meilleurs agents.
Ces généraux qui ont été tout ce que l’on voudra, sauf des hommes d’honneur, et qui sont tout ce qu’on voudra, sauf des gens intelligents, ont eu le temps de s’enrichir, de s’embourgeoiser, de faire des hadjs et des omras, entre deux partouzes, et surtout de se démultiplier. Aujourd’hui, ils ne sont plus une dizaine, mais plusieurs dizaines. Tous multimilliardaires, voraces et insatiables,  rendus fous par la proximité de capitaux que personne ne peut imaginer. Au point où tous n’ont plus qu’un seul et même objectif: Etre des milliardaires en dollars.
Et c’est cela qui les précipite vers l’inéluctable sabordage. Ils sont comme ces phalènes irrésistiblement attirés vers la flamme qui les flambera comme un papier à cigarette. Ils savent pourtant qu’ils sont dans l’œil du cyclone, que les printemps des peuples tournoient autour d’eux, et que l’immense clameur du peuple algérien qui se ramasse dans des poitrines oppressés, ne manquera pas de déclencher l’inéluctable orage. Le souffle dévastateur! Mais ils ne peuvent s’empêcher de creuser leur propre tombe, en se livrant des guerres implacables, les uns contre les autres, en exposant leurs propres débauches dans leurs journaux respectifs, en se traînant les uns les autres dans le seul terrain qui leur soit naturel, la bauge bourbeuse de la honte et de la rapine.
Et c’est ainsi qu’ils tracent, eux-mêmes, le chemin de boue qui conduira le peuple algérien à les voir sous leur véritable jour. Tels qu’ils sont. Tels qu’ils ont toujours été. Ces sauveurs de la République, qui tuaient de la main droite, pendant que la gauche fouillait dans la poche du pays.

Et c’est ainsi que l’un et l’autre clan sont voués au pilori de l’histoire. C’est ainsi qu’ils seront eux-mêmes les propres artisans de leur propre élimination, et c’est ainsi qu’ils s’en iront, par des égouts invisibles, qui se trouvent sous leurs propres pieds, et qui les aspirent goulûment  Parce que la matière revient toujours à son essence première.

Dans quelques années, si le peuple algérien n’est pas gommé par les forces mauvaises qui l’ont dévasté, dénaturé, et qui sont sur le point de le faire disparaître, on parlera de ces gens comme d’un mauvais souvenir. Comme d’un moment malheureux d’une vie, faite de bons et de mauvais passages. Mais de ces gens, comme des poux qu’on peut avoir connu dans sa vie, il ne restera que le souvenir d’une désagréable démangeaison.

DB


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