DzActiviste.info Publié le ven 1 Mar 2013

Algériens on vous trompe, il s’agit d’une entreprise de pillage et non de corruption.

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Par Said Radjef

corruption_sonatrach_algerieNotre but n’est pas de nier l’existence du fléau de la corruption ou de minimiser ses dégâts. Mais force est de constater que celles et ceux qui brandissent l’étendard de la lutte contre la corruption, sont des bandits, des corrompus qui détiennent des médias et qui empêchent l’accès des citoyens à la vérité. La vérité aujourd’hui, l’Algérie a cessé d’exister en tant qu’Etat et Nation. Depuis quelques jours des voix s’élèvent au ciel pour dénoncer le fléau de la corruption qui gangrène les institutions de la république. Même la presse avec ses faux semblants et ses éditeurs corrompus jusqu’à la moelle, s’est mise de la partie en désignant du doigt les «dirigeants corrompus» et le «système inéquitable de répartition des richesses», en tant que cause principale des malheurs qui étouffent le pays depuis 1962 à ce jour. Elle ouvre ses colonnes à des opposants et consacre l’essentiel de ses pages au dossier de la corruption.
Qu’en est-il au juste ?

C’est quoi la corruption ? La corruption est l’acte qui consiste à promettre ou à offrir un avantage à un agent public, fonctionnaire, haut gradé dans l’armée, ministre, dirigeant d’une entreprise publique, de telle sorte que celui-ci viole les devoirs qu’il a à l’égard de la collectivité publique qu’il représente. Le corrupteur actif est celui qui promet l’avantage ou qui le verse. Le corrompu est l’agent public qui trahit ses devoirs. Il y a lien entre la promesse d’un avantage et la trahison des devoirs. La corruption est ancienne, et pour tout dire banale depuis l’invention du troc. Elle est considérée comme le second plus vieux métier du monde. Cette conception n’a pas véritablement changé. La corruption reste une donnée économique au même titre qu’une autre dans les échanges internationaux, même si le phénomène s’est aggravé depuis la décolonisation dans les années 60. C’est particulièrement flagrant pour la France en Afrique. Les milieux d’affaires occidentaux ont d’ailleurs tendance à considérer la corruption dans les pays du tiers-monde comme un fait culturel incontournable. En chine, la corruption bat son plein, mais ce pays prospère de plus en plus au point de faire de l’ombre aux plus grandes puissances. Il en est de même en Russie, en Italie… Jusqu’ ici, la corruption n’a tué aucun Etat. Or l’Algérie est menacée plus que jamais de disparition. L’Algérie ne souffre pas comme le prétend la presse du fléau de la corruption. L’Algérie est confrontée à une véritable entreprise de pillage.

L’Algérie est gouvernée par des gens de pillerie et des brigands pour qui la notion d’Etat n’a aucun sens. Le régime pense que l’Algérie est son butin et qu’il peut par conséquent en disposer à sa guise. Nous sommes dirigés par des nomades qui n’ont d’autre projet de société que celui de la rapine et de la pillerie. Un régime surgi de nulle part qui ne dispose d’aucune légitimité populaire. Un régime dont les principaux animateurs n’éprouvent aucun scrupule a brader la souveraineté du pays, à servir les intérêts de la haute finance internationale et de la grosse industrie militaire et a se transformer en mercenaires à la solde des firmes pétrolières et gazières. Au fait, ce n’est pas la corruption qui menace l’Algérie, mais c’est le régime en place qui sert d’argument aux gangsters de la haute finance internationale et de la grosse industrie militaire pour piller nos richesses et nous asservir à nouveau.


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