DzActiviste.info Publié le mar 11 Juin 2013

Algérie:Une jeunesse résolument tournée vers l’avenir

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L’extrême jeunesse du peuple algérien, comme d’ailleurs de la plupart des peuples du « tiers monde », n’est plus à souligner. Il s’agit donc moins de le rappeler que de situer les problèmes à résoudre et d’esquisser les solutions déjà amorcées.

Surgis de la guerre, fils et filles des grands bouleversements qu’ils ont traversés, les jeunes Algériens et Algériennes ont les yeux grand ouverts. La période de tension qu’ils ont connue les a laissés précocement et parfois douloureusement adultes. Mais s’ils doivent beaucoup à cette époque ils ne s’y complaisent pas, et, comme leurs aînés, ils se tournent résolument vers l’avenir. Le piège de la haine a été lucidement repoussé.

En même temps qu’elle est mobilisation de toutes les énergies, une révolution doit progressivement tendre à assurer la satisfaction des besoins des hommes. On ne peut pas vivre indéfiniment au futur ; rejetant ce qui est dépassé et s’ouvrant il faut donner du travail à des milliers de jeunes Algériens, leur assurer un accès à l’enseignement et d’une façon générale à la culture, leur offrir des loisirs, etc.

Comment répondre à l’attente de la jeune génération algérienne ? Comment faire naître un homme algérien nouveau ? Sous quelle forme par exemple, au-delà des options politiques ou économiques, s’exprimera une personnalité qui puise ses racines dans la civilisation arabo-islamique, retenant ce qu’elle a de meilleur, sur le monde ? Comment s’attaquer aux problèmes de la mixité, de l’émancipation de la femme, du mariage librement consenti, de la participation réelle à l’effort national de rénovation de plus de 5 millions d’Algériennes ? Et ceci en rejetant et abandonnant fermement toute attitude rétrograde à l’égard du problème de la femme, mais en écartant aussi toute impatience, toute démarche ne tenant pas compte des réalités et risquant de faire naître des obstacles encore plus grands.

Ce sont là quelques questions ; il en est d’autres. Elles se posent dans une société en pleine transformation, dans une génération marquée par la guerre mais portant les espoirs de la liberté reconquise, au carrefour d’apports multiples venant des diverses civilisations que l’Algérie a connues.

Ces problèmes brûlants, discutés, controversés dans les rangs de la jeunesse, ne sont pas des débats de salon. C’est la vie qui les pose ; les jeunes sont conscients que c’est dans la mesure où ils vont vers l’action, vers la transformation constante, qu’ils les feront avancer. Dans les chantiers de travail volontaire en pleines montagnes de Kabylie ou dans les Aurès, le dimanche, dans les brigades qui partent aider les comités de gestion, dans les campagnes de l’arbre, garçons et filles réalisent leurs aspirations.

Parfois de façon spectaculaire, parfois lentement, en profondeur, avec les erreurs inévitables, la révolution progresse.

Le chemin est long à parcourir, mais la jeunesse algérienne a compris que son avenir est entre ses propres mains et qu’il est lié au progrès et à la consolidation des acquis de la révolution. L’Algérie ne peut se payer le luxe d’une jeunesse qui triche et se situe hors de l’entreprise de tout un peuple. L’engagement derrière le parti, les organisations de jeunesse et pour les objectifs définis par la Charte d’Alger est clair pour l’immense majorité. Les organisations du mouvement de la jeunesse (JFLN., UNEA, SMA et lycéens) créant de plus en plus les conditions de leur unification sous l’égide du FLN constituent un apport dynamique à la révolution. Leur action sur tous les plans regroupe des milliers de jeunes gens et jeunes filles et rejoint celle du parti, de l’Etat et de tout le peuple. Mais cet engagement suppose en outre qu’une grande attention soit portée au problème des formes et du style. Le socialisme ce n’est pas seulement un objectif matériel, mais c’est aussi la réponse la plus valable à la vie et à ses richesses : l’amour, la joie, le bonheur. Nous savons que c’est dans la mesure où nous sommes attentifs à tout cela que nous avancerons avec tous les jeunes.

Toute autre attitude créerait une rupture avec les aînés, et la révolution se ferait sinon contre les jeunes, en tout cas sans eux.


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