DzActiviste.info Publié le sam 22 Déc 2012

Alors que Ait Ahmed se retire de la vie politique

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ait-ahmed_ffsLe FFS face à son destin.

Par Amar Cheballah

Le chef de l’opposition algérienne, par ailleurs président du FFS, Hocine Ait Ahmed, a annoncé officiellement, vendredi passé, dans une déclaration adressée au conseil national, son retrait de la vie politique nationale. Dans son dernier discours de Président de parti, M. Hocine Ait Ahmed, avec sa sobriété et sa sagesse habituelles, a exhorté les uns et les autres a faire preuve de lucidité en estimant que « le moment de passer le témoin est venu. » Et d’ajouter : « Je ne me présenterai pas à la présidence du parti pour le prochain exercice. »

Cependant, l’artisan du premier novembre 1954 qui a longtemps fasciné ses pairs par son intelligence hors du commun, a perdu quelque peu de son charisme de chef incontesté de l’opposition algérienne depuis la participation de son parti aux législatives du 10 mai 2012.

Si son retrait de la vie politique a été vécu, hier, en Kabylie comme un séisme, il n’en reste pas moins que de nombreux ex-cadres du FFS l’on qualifié de non événement. En dépit de cette popularité tombée en berne depuis des mois, les fidèles à l’instar de Mourad Kacer, indiquent que pour le moment « il ne s’agit que d’un retrait organique et non d’une retraite politique comme tentent de le faire croire certains ». Seulement l’argument selon lequel Ait Ahmed n’aurait pas encore pris sa retraite, est vite récusé par les anciens cadres du parti. Pour une fois et depuis longtemps, les ex premiers secrétaires ont tous parlé de la même voix. Selon Djamel Zenati, Said Hamdani, Ali Karboua, Said Khelil et Djoudi Mammeri, la retraite « est consommée depuis des années déjà ». Alors que certains reprochent à Ait une « autre ruse », celle de se retirer au moment ou le FFS s’aligne sut les thèses du pouvoir, en contractant des alliances avec les partis FLN et RND, Said Khellil sonne la charge. L’ancien compagnon d’Ait ne va pas avec le dos de la cuillère et ne mâche pas non plus ses mots. « Cette retraite est intervenue comme la suite logique d’une gestion catastrophique du parti, aussi bien sur le plan organique que sur le plan de la pratique politique. » Tout en s’appuyant sur l’état des lieux au sein du parti, il s’interroge avec des mots acerbes sur le bilan réalisé par le FFS sous la présidence d’Ait Ahmed depuis l’avènement du multipartisme à ce jour.

Les griefs des anciens ne s’arrêtent pas à ce seul seuil. Les ex cadres du défunt MCB, à l’instar de Said Boukhari, reprochent à Ait de n’avoir pas préparer sa succession. Certains parmi ceux la n’hésitent pas à poser la question suivante : « Qui a aujourd’hui suffisamment d’envergure pour succéder à Ait Ahmed ? » « Certainement pas Ali Laskri ! »

L’angoisse des militants ne vient pas tant de la retraite de Hocine Ait Ahmed, comme elle vient de l’avenir qui attend le FFS. Hier, cette angoisse était perceptible dans tous les villages ou nous nous étions rendus, en Kabylie


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  1. LES CHEMINS SOMBRES DE LA DICTATURE SONT IMPÉNÉTRABLES, LE DEAL PASSE AVEC LE POUVOIR N`A PAS ENCORE RÉVÉLÉ TOUS SES SECRETS, JE PENSE QU`IL S`AGIT DE REMPLACER BOUTEFLIKA PAR UN CANDIDAT LIBRE DONC AIT AHMED EST LIBRE MAINTENANT

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