DzActiviste.info Publié le lun 7 Oct 2013

Alors que la grève a touché aujourd’hui l’ensemble des lycées au Djurdjura. A quoi servent les associations de parents d’élèves ?

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Par Said Radjef

2011-10-2848_5_616073607L’année n’a pas encore démarré que les grèves ont déjà paralysé tous les établissements scolaires au Djurdjura. Comme toujours, les raisons de ce débrayage restent les conditions de travail et le pouvoir d’achat des travailleurs de l’Education. Pour mémoire, sur 28 semaines pédagogiques possibles, les élèves n’ont fait qu’une dizaine l’année passée. Et avec ça, le taux de réussite au baccalauréat a dépassé les 70 % ! Bac pédagogique ou politique ? Allez y savoir !

Peu importe l’anxiété des parents. Ils n’ont qu’à envoyer leurs enfants faire des cours privés. D’ailleurs, un enseignant sur deux donne des cours privés à domicile ou dans des salles de fortune ne répondant à aucune norme pédagogique, à raison de 1000 à 1500 da l’heure. Outre les facilités sociales accordées par l’Etat, logement, véhicules…, nombre d’enseignants exercent la fonction parallèle de fournisseurs et de commerçants en plus des cours privés qu’ils dispensent et que la législation en vigueur interdit formellement. Par ailleurs, selon de nombreux spécialistes, 8 enseignants sur 10 sont de véritables cas aphasiques : ils n’ont aucun profil pour exercer la fonction d’enseignant. Ignorants et stupides. Sans parler de ces cas désespérés qui relèvent carrément de la délinquance sexuelle. D’ailleurs, de nombreux établissements scolaires, ont été à de nombreuses reprises au cœur de scandales sexuels qui ont outré toute la Kabylie.

Dés lors se pose cette question : l’Etat veut il décapiter l’école publique ? L’Etat veut il priver les algériennes et les algériens d’accès au savoir et à la science ? Cette question est légitime, d’autant plus, et cela relève du domaine public, 9 enseignants sur 10 sont recrutés par voie de corruption, en monnayant une somme d’argent en devises, au niveau de l’Académie et des services de la fonction publique. Comment donc un syndicat de l’Education peut il décider sur un coup de tête d’une grève, sans avertir, sans associer au préalable les parents d’élèves à cette décision qui engage en premier lieu l’avenir de leurs enfants ? Les enfants seraient ils les otages, les outils d’une entreprise criminelle visant à rendre l’école seulement accessible aux plus riches ? Sinon, comment expliquer que des enseignants incapables de traduire dans les faits les cours dont ils ont la charge, décrètent un débrayage avec toutes les conséquences désastreuses qui en découlent, pour se livrer à des activités parallèles, sans être interpellés par les instances concernées ?


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