DzActiviste.info Publié le jeu 31 Oct 2013

Amar saadani : la sous-culture d’un séide

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Certains, en lisant le titre, trouvent qu’il n’est pas sérieux. Lorsque sont évoqués les mots valets, khobsiste, séides, ils zappent sur le champ. Ils trouvent incorrecte de décrire ainsi les ministres ou les autres hauts commis d’Etat. Et pourtant, au regard de tout ce que font ces personnalité et de tout ce qu’ils ne font pas, ces expressions décrivent parfaitement le statut de la plupart des hommes et des femmes qui acceptent de travailler avec le pouvoir autoritaire. Un élément, classique au demeurant, le prouve.

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Regardons un peu comment a réagi Amar Saadani aux articles qui ont contesté ses déclarations consternantes à Reuters et à Al Arabia au sujet des services secrets algériens. L’ancien folkloriste d’El Oued ne sent pas le devoir de saisir l’importance des points soulevés par la presse qui traduisent une inquiétude ou un grand étonnement dans l’opinion publique. Il n’est pas conscient qu’il doit rendre les débats ou les polémiques instructifs et fertiles avec des arguments objectifs pour justifier ses déclarations sans précédent, mais surtout pour donner l’exemple d’une culture politique saine, dont la persuasion, et non sur le dénigrement et la violence verbale. Il est soi-disant le chef du plus grand parti politique en Algérie ; ce titre exige une personnalité responsable, dont les propos sont mesurés, éclairés. Un chef de parti populaire doit assainir et participer à enrichir la vie politique en Algérie. Avec sérénité, il s’efforce de convaincre et de donner des motifs valables à ses déclarations qu’il savait contestables.

Sans imagination, dépourvu d’esprit critique, monsieur Saadani, le pourfendeur organique «des faiseurs de rois », répond du tac au tac à ses détracteurs. Sa réaction se résume en trois points. : «Non, je ne parle pas au nom du président», «J’assume tout ce que j’ai dit» et «Mes détracteurs sont les hypocrites, car ils roulent pour un autre candidat». Que des faux-fuyants. Le fond du débat? Ce n’est pas demain la veille. Pourquoi est-il le seul homme proche de Bouteflika et du pouvoir à oser parler ainsi sur le tout-puissant DRS ? Sur quelle base a-t-il fait son constat accablant la super organisation, une attitude longtemps incarnée par une opposition harcelée et marginalisée ? La réponse sera fournie certainement à la saint-glinglin.

Loin d’être probante, convaincante, mesurée, la réaction de monsieur Saadani est indigne. Elle reflète l’irresponsabilité et l’indigence intellectuelle d’un homme dont le cerveau se situe au même niveau de son estomac. Le sens de l’intérêt général est une notion vague chez lui. Il est l’exemple patent d’un responsable qui ne favorise pas les débats constructifs, qui favorise la violence verbale, précurseurs de la violence physique déjà présente de la base au sommet de son parti.

http://elergechergui.wordpress.com/2013/10/31/amar-saadani-la-sous-culture-dun-seide/


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