DzActiviste.info Publié le jeu 5 Sep 2013

Au bord du chemin

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cheminAu bord du chemin
Même si mieux loti
Que beaucoup d’autres des miens
Égarés dans l’espoir de quelques meilleures vies
Et l’échec m’avait laissé tel un rien,
Seul, dénudé, au bord du chemin
Sans formation, les rêves brisés,
Comme ils l’avaient décidé, Ou
Du fait de m’être laissé aller, incapable
D’accepter la déconfiture…
Elle m’aurait voulu, diplômé instruit
Et qu’avait- elle à faire, d’un fasciné, farfelu ?
Et l’échec m’avait laissé oisif
A Vaquer avec cette impression d’hère
Tout le temps stigmatisé, culpabilisé
A la différence d’autres, de mes avisés, semblables
Au génie si lamentable
Toujours sur leurs gardes à quelques
Réconfortantes confidences de peur
De perdre quelques privilèges de tranquillité,
La sagesse recommande de vivre caché
Et pourquoi inutilement s’exposer ?
Les tabous ont longue vie
En société malade de pauvreté et de rente
Privatisée…
Et, en ma bouche le constant goût amer
De ce pain que je ne gagne pas
A la force de mes bras !
Et l’échec m’amenant à fuir
Vers ces nombreux sites
Et je navigue en éternel parasite
Assoiffé de savoir, dans l’espoir
Un jour de comprendre et voir
Mon âme une fois apaisée:
Nous ne sommes pas de ceux Qui
Amassent, sans scrupules et sans
Moindres efforts, les biens d’autrui…
Et pourquoi mon Dieu, la France
Nous avait soumis, durant des siècles
Nous ravalant au statut de bêtes sans
Devoirs et sans droits ?
Et pourquoi, aujourd’hui, nos begarrines*
Restent impunis, lorsqu’ils bradent le pays ?
Et sur les nombreux sites, les mots des instruits
N’apaisent plus en chaque heure
Toutes nos douleurs…
Même s’ils nous arment de tant de savoir
Sur les sites j’ai fuis mes réalités
D’hère sans devoirs et sans droits
En ce pays du Sud où quelques coups de balai
Permettent d’insuffisants salaires,
Pour un pain rassis, en abondance chez les riches
D’aujourd’hui…
Et où l’universitaire ne sait pas quoi faire
De ces millions de centimes gagnés
A la sueur de son front…
Qui le laissent insomniaque pour l’avenir
« Sombre » du pays !
ET où de millions de conditionnés
Se lamentent sur leur mal-vie, à se demander
« Ne fallait il pas, ne faut il pas, l’effort
Permanent pour s’instruire afin de libérer son âme
Des chaînes de l’ignorance
Afin de ne plus servir dans les révoltes
De chair à canons ? »
Et, en ma bouche le constant goût amer
De ce pain que je ne gagne pas
A la force de mes bras !
• Begarrines : nouveaux riches

De Boghni le 04/09/2013
Amokrane nourdine


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