DzActiviste.info Publié le mer 4 Déc 2013

Aussaresses, tortionnaire et assassin de Mohamed Larbi Ben M’hidi décédé aujourd’hui.

Partager

aussaresses1Le général Aussaresses, défenseur de la torture en Algérie, est décédé
http://www.20minutes.fr

Créé le 04/12/2013 à 09h35 — Mis à jour le 04/12/2013 à 10h24
DECES – Il était âgé de 95 ans…

Le général Paul Aussaresses, qui avait clairement assumé son comportement de tortionnaire durant la guerre d’Algérie, est mort à l’âge de 95 ans, a annoncé mercredi sur son site l’association d’anciens parachutistes «Qui Ose gagne».

L’association n’a pas précisé la date du décès mais dit que le général Aussaresses était «hospitalisé depuis quelque temps». Le général Aussaresses avait été condamné en 2004 pour apologie de la torture et exclu de l’ordre de la Légion d’honneur. Ses obsèques, ajoute «Qui Ose Gagne», seront célébrées à La Vancelle, une petite commune du Bas-Rhin où il vivait, le mardi 10 décembre.

Ancien responsable des services de renseignement à Alger pendant la guerre d’Algérie, le général Aussaresses avait été condamné au terme de procès qui avaient fait grand bruit.

«Escadron de la mort»

En 2001, il avait admis dans son livre «Service spéciaux, Algérie 1955-1957» (Perrin), avoir pratiqué la torture, «tolérée, sinon recommandée» selon lui par les politiques. Pour lui, elle «devient légitime quand l’urgence s’impose». Ces confessions, accompagnées d’interviews dans la presse, avaient suscité une tempête politique.

Né le 7 novembre 1918 à Saint-Paul-Cap-de-Joux (Tarn), Paul Aussaresses se porte volontaire en 1941 pour les services secrets en France où il avait été parachuté. Plus tard, il participe à la création du 11e Choc, bras armé du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE, future DGSE). En tant que chef de bataillon parachutiste, il sert ensuite en Indochine.
En 1957, le général Jacques Massu, commandant la 11e division parachutiste, lui demande de rétablir l’ordre à Alger. Il se retrouve à la tête de ce qu’il appelle lui-même «un escadron de la mort», chargé de procéder à des arrestations nocturnes, suivies de tortures, avec élimination de certaines personnes arrêtées.

«Je m’étais habitué»

Il enseigne ensuite aux Etats-Unis, dans le camp des fameux Bérets Verts, à Fort Braggs (Caroline du Nord), «les techniques de la bataille d’Alger», concernant notamment la torture, avant de prendre en 1966 le commandement du prestigieux 1er Régiment de chasseurs parachutistes (RCP). En 1973, il est nommé attaché militaire au Brésil, alors sous le pouvoir de l’armée.
Est-ce que la torture «m’a posé des problèmes? Je dois dire que non. Je m’étais habitué à tout cela», assurait-il au début des années 2000. Paul Aussaresses a toujours affirmé que ses actes avaient été commis avec l’aval de sa hiérarchie et de l’autorité politique.

M.Gr. avec AFP

Via LeQuotidienAlgérie.org


Nombre de lectures: 2029 Views
Embed This

Commentaire



Laisser un commentaire

Displaying 1 Comments
Participer à la discussion
  1. Walid dit :

    En 1984 à la salle de l’UNESCO Aussaresses parlait d’une liste de traitres Algériens qui correspondaient avec ses services durant la Révolution et qui sont restés en Algérie et occupaient des postes importants. Mais il a refusé de la divulguer qu’après sa mort. Comme Bigeard qui nous a parlé des marchés conclus avec certains membres du FLN ( selon ses expressions) sans divulguer leurs noms. Nous souhaitons que ces listes et noms seront divulgués un jour.
    Merci à notre patriote l’héroïne Djamila Bouhired. C’est une femme qui mérite notre grand respect.

Laisser un commentaire

XHTML: You can use these html tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>