DzActiviste.info Publié le dim 3 Fév 2013

Bachar, Qatar, aussi haïssables l’un que l’autre !

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Ils se valent. Ils sont les ennemis des peuples.

             
Au moment où des dizaines de milliers de citoyens syriens meurent sous les bombes, ou dans d’atroces tortures, que leur infligent des chabihas qui ne reculent plus devant aucune monstruosité, et au moment où le peuple bahreïni est broyé dans l’indifférence quasi-générale, c’est une bataille rangée entre les soutiens de Bachar, et ceux du Qatar, parce que, curieusement, la révolution du peuple syrien a été simplifiée au point où elle ne personnifie plus rien d’autre que le gros émir du Qatar. Du moins c’est ce tentent de nous faire accroire ceux qui tentent de faire passer un dromadaire par le chas d’une aiguille, en voulant nous convaincre que Bachar El Assad est un héros qui se bat pour une grande cause. Cause toujours !

Que les uns et les autres le veuillent ou non, en Syrie, ou à Bahrein, ce sont deux peuples qui se battent pour leur liberté, pour leur dignité, contre l’oppression. L’un est en majorité sunnite, l’autre est en majorité chiite.
Mais les deux sont otages de leurs dirigeants respectifs, tous deux issus de la minorité religieuse du pays, et qui y pratiquent une discrimination qu’on croyait révolue.

Qu’importe les soutiens de conjoncture avec lesquels ces peuples ont accepté de s’allier, fussent-ils le diable lui-même. La seule finalité qui compte est de se libérer du despote, de la famille Assad en Syrie, et de celle des Al Khalifa au Bahrein.

Les deux peuples luttent pour se libérer, d’une emprise mortifère.
Ce sont ces peuples que nous devons soutenir, et ce sont leurs despotes que nous devons dénoncer !
Et il ne faut pas douter que lorsque ces peuples se libéreront  ils sauront qui sont leurs véritables amis, et qui sont ces forces troubles qui ont utilisé leurs souffrances et leurs rêves, pour les prendre en otage, pour tenter de canaliser leur colère, et la récupérer à des fins inavouables. Mais ils n’oublieront pas aussi tous ces gens qui ont tenté d’occulter leur lutte, et d’étouffer leurs souffrances, en se faisant les hérauts de leurs tortionnaires. Parfois au nom d’un progressisme de pacotille, aussi schizophrénique qu’il est pitoyable. Parfois au nom de pseudos stratégies politiques, et d’alliances contre-nature, qui se concoctent contre les peuples qui luttent.

On aura beau dire et beau faire, la vérité finit toujours par triompher. Les loups auront beau se cacher sous des peaux de moutons, ils finiront par apparaître tels qu’ils sont, tels qu’ils ont toujours été.
En Tunisie, le Qatar est devenu l’ennemi du peuple.
En Libye et en Egypte les peuples commencent à prendre leurs distances, avec cet émirat grenouille qui se prend pour le boeuf de la fable, cette entreprise pétrolière qui représente à elle seule tout ce qu’il y a de plus haïssable. Le Qatar, ce représentant du wahhabisme abhoré, cet allié du sionisme, ce valet de l’empire financier qui broie les plus faibles, les plus pauvres.

En Syrie aussi, lorsque le peuple syrien se sera libéré, l’émir du Qatar découvrira à ses dépens qu’on ne joue pas avec les peuples comme au Monopoly. Les Syriens qui se battent pour leur liberté, et même pour leur vie,  n’ont pas d’autre choix que d’accepter l’aide du wahabbisme, parce qu’il sont seull, abandonnés de tous, livrés pieds et poings liés à l’un des régimes les plus despotiques de la planète. Mais quand il se seront libérés du joug infâme, il sauront remettre les pendules de l’histoire à l’heure de leur destin.

Vive le peuple syrien!
Vive le peuple bahreïni !
Mort aux despotes ! Quels qu’ils soient.

DB


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