DzActiviste.info Publié le mer 23 Oct 2013

Baisse des recettes d’hydrocarbures : l’excédent commercial en chute libre

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La chute drastique s’explique, selon les chiffres fournis par le CNIS, par le recul de plus de 7% de la valeur des exportations, essentiellement  celles des hydrocarbures.

La tendance à l’amenuisement de l’excédent commercial de l’Algérie s’est confirmée durant les neufs premiers mois de l’année en cours, marquant un recul de 53,12% par rapport à la même période de 2012. Selon les derniers chiffres du Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (CNIS), repris hier par l’APS, l’excédent commercial de l’Algérie est ainsi passé de 17,42 milliards de dollars durant les neuf premiers mois de 2012 à seulement 8,16 milliards de dollars à la même période de l’année en cours. Une chute drastique qui s’explique, selon le CNIS, essentiellement par un recul «de plus de 7% de la valeur des exportations», notamment celles d’hydrocarbures, qui représentent pas moins de 96,64% des ventes algériennes à l’étranger.
Globalement, indique le CNIS, les exportations de l’Algérie ont atteint 49,49 milliards de dollars durant la période considérée contre 53,63 milliards de dollars durant les neufs premiers mois de 2012. Alors que les exportations hors hydrocarbures ne représentent que 3,36% du total des exportations, soit un montant d’à peine 1,66 milliard de dollars, celles d’hydrocarbures ont chuté à 47,83 milliards de dollars, soit une baisse de 8,49% par rapport aux neuf premiers mois de 2012, où elles avaient atteint une valeur de 52,27 milliards de dollars. Corrélativement à l’effet négatif de la chute des exportations d’hydrocarbures, le recul de l’excédent commercial de l’Algérie a été également tiré par la tendance à la hausse des importations, qui ont ainsi grimpé de 14,16% de janvier à septembre dernier pour atteindre 41,33 milliards de dollars, contre 36,20 milliards à la même période de 2012.
Cette hausse, précise le centre des statistiques des Douanes, est induite par une augmentation générale des produits importés, à l’exception des produits bruts qui ont baissé de 2,7% à 1,38 milliards de dollars. Dans le détail, le CNIS indique que les importations de biens d’équipement, qui totalisent 12,45 milliards de dollars, ont marqué la plus forte hausse, soit  22,4%, suivis par les produits de  consommation non alimentaires, en hausse de 13,3% pour atteindre 8,4 milliards de dollars et, enfin, les importations de biens alimentaires, dont la facture a atteint 7,3 milliards de dollars, soit une augmentation de 11,4% par rapport aux neufs premiers mois de l’année écoulée. Ainsi, alors que le gouvernement peine à amorcer une stratégie efficiente de diversification des exportations, l’effritement de l’excédent de la balance commerciale de l’Algérie fait peser de sérieux risques sur les équilibres extérieurs du pays, à mesure, surtout, que la facture des importations continue d’enfler. 
Akli Rezouali Elwatan


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