DzActiviste.info Publié le jeu 6 Déc 2012

Belkhadem n’a-t-il pas promis de démissionner ?

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Plait-il ? 

             
Il faut croire que le sens de l’honneur est une notion juste verbale, et extrêmement volatile, chez les apparatchiks du FLN. Tout particulièrement  chez le plus emblématique parmi eux,l’inénarrable et non moins inamovible Belkhadem.
Il avait promis, sans que personne ne le sonne, de démissionner si le FLN ne remportait pas les élections dans  1000 communes au moins. Dixit lui-même !
Aujourd’hui, malgré la fraude, et le vote massif, et tout à fait illégal des militaires, le FLN n’a remporté que 660 communes environ, dans un scrutin où l’abstention a encore été massive.
Personne n’avait demandé à cet homme de faire une telle promesse. Mais il semble bien qu’il ait été piégé, puisque très vraisemblablement, le Haut Commandement de l’armée lui avait assuré les voix des militaires. Ce qui ne fut pas le cas, puisque c’est la formation de Benyounes Amara qui bénéficia massivement de cette aubaine, de cette générosité à moindre prix de barons galonnés, qui ont trouvé là le moyen de récompenser leurs plus fidèles clients.
Belkhadem a donc été laissé au milieu du gué.
Il n’est pas impossible qu’il ait été piégé. Ils pensaient peut-être, tout bêtement, les génénarètes, que Belkhadem n’aurait pas d’autre choix que de tenir sa parole, et de dégager le plancher.
Ils auront été pour leurs frais.
A malin, malin et demi !
A menteur, menteur et demi !
Ils apprendront, si tant est qu’ils l’ignoraient, que le sens de l’honneur, et le respect de la parole donnée, dans ces milieux, est de la simple foutaise.
Parole d’honneur ! Non mais quoi encore ?
Depuis quand Belkhadem a une parole ?
Et depuis quand existe-t-il un sens de l’honneur dans ce panier de crabes ?
Faut pas rêver les gars !
Belkhadem ne partira que contraint et forcé.
Et de toute façon, pour ce qui concerne le peuple algérien, il n’en a rien à foutre que ce soit lui ou un autre qui soit à la tête de ce Parti.
Il y a belle lurette que le FLN a été vidé de sa substance vive, qu’il n’est plus habité par le grand souffle révolutionnaire qui a porté tout un peuple vers sa libération.
Le FLN n’a gardé que son sigle. Aucun des grands révolutionnaires qui l’ont fondé ne le reconnaîtrait aujourd’hui, ni se reconnaîtrait en lui.
Alors, que Belkhadem reste, ou qu’il parte, ne signifiera rien d’autre que manoeuvres popo-liticiennes de bas quartier.
On n’en a rien à foutre !

DB


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